REGARDS EN COIN (73)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Tout savoir sur Pâques
2. Combien gagnent les très riches ?
3. Les entreprises mondiales optimistes pour l’avenir
4. Donald Trump contre l’avortement
5. Apple teste des voitures autonomes en Californie
6. Un astéroïde va frôler la terre mercredi
7. A lire… « Nouvelle économie, nouvelle industrie »


1-Tout savoir sur Pâques

Pâques est une fête religieuse chrétienne qui commémore la résurrection de Jésus.

Il semble que le mot Pâques vienne de l’hébreu Pessa’h, le passage, devenu pascha en latin. Pessa’h célèbre la fuite d’Égypte du peuple juif et le passage de la Mer Rouge. La Pâque juive est fêtée le jour de la pleine lune de printemps, le 14 Nizan.
Or, selon les Évangiles, c’est la veille de Sabbat, durant la préparation de Pessa’h qu’eut lieu la crucifixion de Jésus. Sa résurrection, trois jours plus tard, est célébrée par la fête Chrétienne, le dimanche suivant la pleine lune de printemps.

Fête juive et fête chrétienne portent le même nom, mais Pâques se dit au pluriel chez les Chrétiens depuis le XVIe siècle, pour se distinguer de la fête juive et pour évoquer à la fois la passion, la crucifixion et la résurrection de Jésus.

Pour les Chrétiens, Pâques évoque avant tout le souvenir de JésusChrist, mort et ressuscité autour de l’an 30. Le dimanche de Pâques suit la semaine Sainte, durant laquelle Jésus prit son dernier repas avec les apôtres (Jeudi Saint) avant d’être crucifié le lendemain (Vendredi Saint) puis ressuscité le troisième jour, dimanche de Pâques, jour de réjouissances.

 

Mais Pâques n’est pas seulement une fête religieuse, elle est également une fête païenne et représentait autrefois la célébration du printemps, de la renaissance et du retour de la lumière, après les longs et tristes mois d’hiver. Dans l’antiquité déjà, plusieurs légendes illustrent cette joie du renouveau, souvent symbolisée par le retour sur terre ou le réveil d’une déesse ou d’un dieu.

2-Combien gagnent les très riches ? (*)

2,7 millions d’adultes ont un revenu supérieur à 61 000 euros par personne et par an avant impôts et prestations sociales en France (données 2013), selon des travaux réalisés à partir des données fiscales. Ces près trois millions de personnes se classent parmi les 10 % les plus riches. Le revenu moyen de cette tranche est de 111 000 euros par an. C’est sept fois plus que le revenu moyen des 50 % aux revenus les plus faibles (15 510 euros de revenus moyens) et trois fois plus que la tranche située entre les 50 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches (38 920 euros en moyenne).

On entre au sein des 1 % les plus riches (270 000 personnes) à partir de 162 400 euros par an. En moyenne, les revenus annuels de cette tranche s’établissent à 360 000 euros. Au sommet de l’échelle, il faut percevoir plus de 536 000 euros l’an pour figurer dans le club des 0,1 % ultra-privilégiés (27 000 contribuables). Tout en haut, 267 individus toucheraient, selon leurs déclarations fiscales, près de 19 millions d’euros par an en moyenne.

Les 10 % les plus riches reçoivent près d’un tiers du total des revenus distribués en France alors que la moitié de la population dont les revenus sont les plus bas en reçoit à peine un quart. Les revenus des 1 % d’ultra-riches représentent 10 % de la masse des revenus distribués en France.

Les 10 % les plus riches perçoivent un tiers du revenu national (avant impôts et prestations sociales), une part beaucoup plus faible qu’au début du siècle où ils en recevaient la moitié. Celle-ci s’est érodée lors des deux grandes guerres mondiales du XXe siècle et sous l’effet de la crise des années 1930. Elle est remontée au cours des 20 premières années des Trente Glorieuses : la très forte croissance des revenus de cette période a d’abord profité aux plus aisés.

(*)Article repris du site de l’Observatoire des inégalités (date de rédaction le 31 mars 2017)

3-Les entreprises mondiales optimistes pour l’avenir

Selon une étude menée par Grant Thornton auprès de 10 000 entreprises dans 36 pays (*), la confiance revient du côté des dirigeants.

Malgré les incertitudes économiques, 36 % des entreprises se déclarent optimistes quant à la situation économique de leur pays et aux perspectives de croissance et d’évolution de leurs activités, d’après Grant Thornton. 44 % d’entre elles anticipent une progression de leur chiffre d’affaires en 2016.

Les dirigeants d’entreprise des pays développés témoignent d’une grande confiance envers les perspectives d’économique de leurs pays, l’Irlande (88 %), le Royaume-Uni (73 %), les Pays-Bas (68 %), les États-Unis (50 %), l’Espagne (49 %) et l’Australie (46 %) font preuve d’optimisme.
Ce chiffre atteint 38 % pour ce qui concerne les entreprises de l’Union européenne qui choisissent d’aller de l’avant et de faire face à de nombreux défis, tels que la menace de la déflation ou encore l’éventuelle sortie du Royaume-Uni et de la Grèce de son ensemble économique.

Anticipant un regain de croissance et bien que les montants soient inférieurs aux années passées du fait de l’influence des marchés émergents, les entreprises continuent d’investir à l’échelle mondiale. 22 % dans les domaines de la recherche et du développement, 17 % en construction et 30 % pour ce qui concerne les machines et équipements.

(*)CourrierCadres-020516

 

4-Donald Trump contre l’avortement

Le président américain a promulgué une loi abrogeant (*) une directive de l’ère-Obama destinée à sanctuariser les financements publics des cliniques du planning familial.

Il y a deux semaines, le Congrès, à majorité républicaine, avait déjà abrogé la directive, déclenchant la colère des démocrates et de nombreuses associations de défense de l’avortement. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février.

A cause de cette nouvelle mesure, le transfert d’argent public à des cliniques qui pratiquerait des avortements est désormais interdit. Aux Etats-Unis, les fonds publics ne peuvent permettre de subventionner les avortements. Mais les cliniques comme celles du réseau « Planned Parenthood », dont beaucoup pratiquent des IVG, pouvaient jusqu’à présent recevoir des fonds en remboursement d’autres soins de santé, comme des dépistages ou la contraception.

Pour l’opposition démocrate, il s’agit « d’un nouvel épisode de la guerre menée par les Républicains contre les femmes ». Depuis son élection en novembre, Donald Trump a ostensiblement signé plusieurs décrets devant les caméras. Cette fois, il a préféré le faire à huis clos alors qu’il s’est montré, par le passé, plutôt en faveur de « Planned Parenthood » mais pas de ses services d’avortement sécuritaires.

Fin janvier, fidèle à ses promesses électorales, il avait déjà signé un décret rétablissant une loi qui bloque le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement. Le 45e président des Etats-Unis tente de reprendre pied sur le plan législatif après ses camouflets successifs sur son décret migratoire et sa tentative avortée d’abroger totalement l’Obamacare.

(*)20minutes-NSeavecAFP-14042017

 

5- Apple teste des voitures autonomes en Californie

Le service californien d’immatriculation (DMV) a confirmé qu’il avait accordé à l’entreprise de Cupertino un permis l’autorisant à tester des voitures autonomes sur les routes de l’Etat (*). Il s’agit de la première confirmation officielle qu’Apple travaille bien sur cette technologie.

Pas d’Apple Car ?

Apple a reçu un permis pour tester trois SUV Lexus modifiés. Alors que les rumeurs sur son « Project Titan » circulent depuis plus de trois ans, l’entreprise aurait changé de stratégie. Selon des révélations du New York Times de la fin 2016, elle aurait abandonné l’idée de construire son propre véhicule pour se concentrer sur une technologie qu’il pourrait licencier à des partenaires, comme Google/Waymo le fait avec Fiat-Chrysler.

Reste qu’Apple arrive tard sur le créneau : 29 entreprises testent actuellement des véhicules autonomes en Californie. D’un côté, on trouve les pensionnaires de la Silicon Valley, emmenés par Google, Uber et Tesla. De l’autre, les constructeurs historiques comme Ford, BMW, Mercedes ou Nissan, ont mis l’accélérateur et espèrent proposer des modèles commerciaux d’ici 2020. La course est lancée.

(*)20Minutes-PBavecAFP-15042017


6-Un astéroïde va frôler la terre mercredi

La NASA affirme que l’astéroïde ne présente pas le moindre danger (*)

Mercredi soir, munissez-vous de votre télescope. Fait exceptionnel, vous pourriez apercevoir un astéroïde d’environ 650 mètres de large !
« Bien qu’il n’y ait aucune possibilité que l’astéroïde entre en collision avec notre planète, il sera très près pour un objet spatial de cette taille », a précisé la NASA dans un communiqué. Baptisé 2014-JO25, l’astéroïde passera à 1,8 million de kilomètres de la Terre, c’est-à-dire un peu moins de cinq fois la distance qui nous sépare de la lune. La dernière fois que 2014-JO25 nous a rendu visite remonte à 400 ans et on ne le reverra pas avant 2.600 ans.

Le gros objet spatial passera près de la Terre après avoir contourné le Soleil puis il continuera sa route vers Jupiter avant de retourner vers le centre du système solaire. La prochaine visite d’un gros objet volant n’est pas prévue avant 2027, lorsque l’astéroïde 199-AN10, de 800 mètres de largeur, s’approchera à 380.000 km (la distance Terre/Lune).

C’est pourquoi la visite de cet astéroïde le 19 avril est une « opportunité exceptionnelle » pour les astronomes et les amoureux du ciel, a souligné l’agence spatiale américaine. Sa surface étant deux fois plus réfléchissante que celle de la Lune, il devrait être visible avec un petit télescope pendant une ou deux nuits.

(*)20Minutes-NSeavecAFP-15042017


7-A lire… «Nouvelle économie, nouvelle industrie »

Le très saint-simonien polytechnicien Didier Lombard vient de publier un formidable plaidoyer pour l’industrie, « Nouvelle économie, nouvelle industrie » aux Editions Odile Jacob (203 p., 21,90 €).

Dans cet ouvrage (*), Didier Lombard exprime son attachement à la réindustrialisation de la France face à une mondialisation et une mise en concurrence des entreprises et des pays de plus en plus effrénées.

Ce sont les responsables politiques de ces trente dernières années qui ont abandonné, aussi bien par manque d’orientation stratégique que par vision bureaucratique, des pans entiers de nos industries. L’Etat n’a ni soutenu le développement de nos industries ni anticipé leur renouvellement.

Il est donc temps de lutter contre la désindustrialisation : à lire, impérativement.

Extraits.

« N’oublions pas que l’industrie a un poids majeur dans le commerce extérieur, qu’elle concentre l’essentiel de la recherche et du développement et qu’elle fournit la plus grande part des gains de productivité. Elle est un levier fondamental pour la compétitivité nationale. Il est donc essentiel que la Maison France et plus largement, le Vieux Continent reconstruisent une économie basée sur l’industrie ».

« Face à ce défi, nous avons la chance de nous trouver dans une période de grande mutation. […] Nous avons devant nous une formidable opportunité de revenir dans le jeu. Il y a trois principales raisons à cela. La première tient à l’impératif de renouveler les grandes infrastructures indispensables pour assurer la dynamique de l’économie.[…] La seconde raison tient à l’explosion du numérique, non pas en tant que secteur mais comme lame de fond qui révolutionne toutes les filières industrielles.[…] La troisième raison d’engager avec détermination et confiance la refondation d’une ambition industrielle est que nous disposons d’une expertise scientifique et technologique reconnue, de savoir-faire industriels et surtout d’une jeunesse instruite et compétente pour réussir ce pari ».

(*)L’Express-80-05042017-JeanMarcDaniel

 

Richard POGLIANO

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