REGARDS EN COIN (54)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. 1er débat de la primaire de la droite et du centre : sondage
2. La dette française : le retour !
3. Prix Nobel d’économie 2016
4. A quoi sert le Conseil Economique et Social ?
5. Ces tissus produisent de l’électricité
6. A lire… « Mais qui sont les assassins de l’école ?»

 

 

 

 

1- 1er débat de la primaire de la droite et du centre : sondage (*)

 

Jeudi 13 octobre s’est tenu le premier débat opposant les sept candidats à la primaire de la droite et du centre.

L’Institut OpinionWay a sondé 2007 Français et nous révèle les noms des personnalités qui ont déçu ou séduit les téléspectateurs.

Alain Juppé emporte la conviction avec 33% des suffrages parmi les téléspectateurs de TF1 ayant l’intention de voter les 20 et 27 novembre prochains.

Il devance Nicolas Sarkozy (25%), Bruno Lemaire (15%), François Fillon (14%), Jean-François Copé (5%), Nathalie Kosciusko-Morizet (2%) et Jean-Frédéric Poisson (1%).

5% des téléspectateurs ont répondu « aucun ».

(*)www.lepoint.fr-14102016-EmmanuelBerretta

 

 

2- La dette française : le retour !

Si les taux d’intérêt sont toujours au plus bas, la dette publique française, elle, continue de grimper (*)… pour atteindre les 2 170 milliards d’euros !

Au 4ème trimestre 1995, la dette publique française représentait 55,8% du Produit Intérieur Brut (PIB). Avec 2 170 milliards d’euros, la dette publique française représente au 2ème trimestre 2016, 98,4% du PIB !

Comment la réduire avec un budget toujours en déséquilibre (1) ?
Et que se passera-t-il si les taux remontent ?

La catastrophe est annoncée…

 

(1)Voir « »L’impossible budget 2017 de la France  » in Regards en Coin (53) dans la Newsletter du 03.10.16.
(*)L’Obs-2709-06102016-32-INSEE-FMI

 

 

3- Prix Nobel d’économie 2016

Deux lauréats se partagent le prix Nobel d’économie en 2016, soit une récompense de 828 000 euros (*) : le britannique Olivier Hart, 65 ans, enseignant à Harvard et Bengt Holmström, 67 ans, professeur au MIT.

Tous les deux ont contribué à la théorie économique sur l’élaboration des contrats, théorie qui affirme que la négociation des contrats, incomplète ou pas, conduit progressivement les parties prenantes vers un accord où « l’utilité totale est maximale ».

 

Ainsi, nos deux Nobel ont contribué à une augmentation de la qualité économique et juridique des contrats signés entre Etat et concessionnaire, dans le cadre de la privatisation de services publics comme celui de l’eau.
Et leurs travaux permettent de mieux comprendre les défauts d’un accord, quel que soit son domaine, mais aussi de l’améliorer.
C’est donc par la négociation et la contractualisation que les parties peuvent le mieux s’en sortir…

(*)Challenges-493-13102016-30-JPLR

 

4- A quoi sert le Conseil Economique et Social ?

 

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) fête ses 70 ans cette année.
70 ans de bons et loyaux services ?
Ou, 70 ans d’inutilité ?

Le CESE produit une trentaine de rapports par ans, sur des questions essentielles, comme « Les filières lin et chanvre au cœur des enjeux des matériaux biosourcés émergents » ou « Les migrations internationales : un enjeu planétaire ».

Le gouvernement le saisit rarement, et seulement pour avis. C’est donc le CESE qui s’autosaisit et ce dans 75% des cas.

Le CESE représente la société civile et peut, depuis la réforme de 2010, être saisi par des pétitions de citoyens. Mais une seule, à ce jour, a dépassé les 500 000 signatures, celle de la Manif pour Tous (1). Aujourd’hui, ses 233 conseillers sont issus d’instances syndicales et associatives, qui ne sont plus à l’image de la société. Il ne semble donc plus être représentatif.

Le budget annuel du CESE est de 50 millions d’euros.
Le salaire annuel moyen net des 140 fonctionnaires est de 48 000 euros (avec 54 jours de congé par an), l’indemnité nette des conseillers varie entre 2 877 et 3 185 euros par mois et celle du président est de 7 573 euros par mois.

Alors ?
A vous de voir…
(1) Lors de la saisine de la Manif pour Tous en 2013, le CESE s’était déclaré incompétent.

 

 

5- Ces tissus produisent de l’électricité

 

Les laboratoires de l’Institut de Technologie de Géorgie (*)  ont inventé des tissus capables de produire de l’électricité, non pas à partir du mouvement comme cela existe déjà, mais à partir du soleil, et même du vent.

Ces tissus sont faits de fibres intégrant cellules solaires souples et nanogénérateurs triboélectriques produisant des petites quantités d’énergie électrique.

Mêlé à des brins de laine, le tout représente un tissu solide de 320 micromètres d’épaisseur pour la confection de vêtements, tentes, rideaux, etc.

Selon l’Institut de Technologie de Géorgie, on pourra charger, en permanence, un petit appareil comme un smartphone…

(*) LePoint-2298-22092016-22

 

 

6- A lire… « Mais qui sont les assassins de l’école ? »

 

Notre école va mal. Nous ne cessons de le dire…
La transmission des savoirs est devenue un échec, nos enfants sont à l’abandon, un nombre invraisemblable d’élèves ne maîtrise ni le français (1) ni le calcul, sans parler de l’histoire…

Qui sont les responsables (*) ?
La ministre de l’Education Nationale ? Les directeurs de l’enseignement scolaire ? Les membres du Conseil des Programmes ?  Les inspecteurs généraux ? Les conseillers spéciaux au ministère ? Et tous ces éminents universitaires influents qui, depuis vingt ans, souvent en coulisse, ont œuvré à ce désastre…

Carole Barjon, journaliste, a longuement enquêté pour cerner les personnes d’influence et autres inspirateurs de ces réformes qui tuent notre école. De ces éminents spécialistes qui ont grenouillé en vase clos, sans ne jamais écouter ni les avis divergents, ni les lanceurs d’alerte. De ces pédagogues qui ont cru que leurs programmes et méthodes allaient assurer la réussite et le bien être des élèves.

Carole Barjon dénonce ces responsables dans son dernier livre « Mais qui sont les assassins de l’école ? » (Edit. Robert Laffont, 224p., 18 euros).

Un livre à lire d’urgence…
Car il y a des leçons à tirer…
Et des erreurs à ne plus commettre !

(1)Nous savons qu’aujourd’hui 20% d’une tranche d’âge entrant en 6° ne maîtrise pas le français…
(*)LePoint-2297-15092016-70/72-ViolaineDeMontclos

 

Richard POGLIANO

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