REGARDS EN COIN (98)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Carnaval de Nice : Trump, Poutine, etc.
2. La Cour des Comptes et les finances publiques
3. Panique à Wall Street
4. Pyeongchang et Pyongyang
5. La religion dans l’entreprise
6. 35h ou 28h par semaine ?
7. Un tee-shirt qui prévient les crises cardiaques

1.► Carnaval de Nice : Trump, Poutine, etc.

Poitrails poilus, canines acérées… Donald Trump, Vladimir Poutine, mais aussi Recep Tayyip Erdogan et Theresa May sont grimés en primates énervés. Dans leur hangar de la rue Richelmi, à l’Est de Nice, les carnavaliers appliquent les dernières couches sur LE char politique de cette année, un pastiche de La Planète des Singes.
Pout l’édition 2018 (*) du Carnaval de Nice (du 17 février au 3 mars), le dessinateur Chad Crowe a ainsi repensé le grand classique de Pierre Boulle : « un astronaute s’écrase avec son vaisseau ‘Démocratie’sur une planète hostile peuplée de singes tyrans ».

Deux chars pour Donald
« On sait qu’il va attirer l’attention, sourit Cédric Pignataro, le patron de Nice festivités, l’entreprise chargée de monter ce char et deux autres [sur 17 au total]. Trump est au centre de l’actualité. Et on s’est fait vraiment plaisir dans sa caricature pour amplifier le message. »
Le président américain, version gorille guerrier, apparaîtra en tête. Devant une Theresa May agrippée à Big Ben et les leaders turc et russe tout aussi menaçants.
Pis, le chef de la première puissance mondiale aura droit à un deuxième char à son effigie : « Programme spatial USA/Corée du nord ». Et ça sent déjà la poudre. Le duo explosif Trump/Kim Jong-un y sera mis en scène avec un canon.

Un thème inédit en 134 éditions
Au rayon de la politique toujours, Brigitte et Emmanuel Macron seront aussi représentés. La première dame, version Mars attacks, fera tournoyer le vaisseau de son président de mari.
« C’est la première fois, en 134 éditions, que le thème de l’espace a été choisi. Et les carnavaliers ont été très inspirés », se réjouit-on du côté de l’office du tourisme de Nice. E.T., Alien, mais aussi les frères Bodgnaov seront également de la partie.
Plus d’entrées et davantage de portiques
Déjà renforcée en 2017, suite à l’attentat de la promenade des Anglais le 14 juillet 2016, la sécurité de la 134e édition du Carnaval de Nice sera « encore plus importante », indique Denis Zanon, le directeur de l’office du tourisme.
« Pour éviter certaines files d’attente trop importantes, comme l’an dernier, le dispositif a été revu, précise le responsable. Des entrées ont été ajoutées et le nombre de portiques détecteurs de métaux a été revu à la hausse ».
(*)20Minutes-FabienBinacchi-05022018

2.► La Cour des Comptes et les finances publiques

Attention aux coups de baguettes sur les doigts et aux bonnets d’âne. Comme chaque année, la publication ce mercredi du rapport public annuel de la Cour des comptes sera l’occasion pour son premier président Didier Migaud de délivrer bons et mauvais points au gouvernement sur sa gestion des finances publiques. Mais aussi d’évaluer l’application des recommandations formulées par la juridiction pour lutter contre le gaspillage de l’argent de l’Etat.

Remis aux parlementaires depuis 1832, le rapport (*) comprendra cette année 27 chapitres, pour un total de près de 1.300 pages et 98 recommandations, précise la haute juridiction.

Politique vaccinale et piscines publiques sous le feu des projecteurs
Parmi les sujets abordés dans cette édition 2018 figurent la politique vaccinale, la gestion des piscines et centres aquatiques publics et l’alimentation en eau potable de la métropole du grand Paris.
Les magistrats de la rue Cambon s’intéresseront également à l’opération Campus, lancée en 2008 pour faire émerger des campus universitaires d’excellence, et au projet de regroupement de l’administration centrale du ministère de la Défense sur le site de Balard, à Paris.

« Peut mieux faire » sur la baisse des déficits
Comme chaque année depuis l’arrivée de Didier Migaud à la tête de la juridiction en 2010, le rapport public annuel sera par ailleurs l’occasion de revenir sur les suites données aux recommandations formulées les années précédentes par la Cour.
Pour la première fois, les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC), antennes locales de la Cour, présenteront elles aussi un bilan de la mise en œuvre de leurs recommandations.
Concernant la situation des finances publiques, l’institution de la rue Cambon devrait à nouveau appeler le gouvernement à plus d’efforts, alors que le déficit des administrations publiques devrait repasser sous la barre des 3% de PIB en 2017.
« La France continue de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro », a rappelé Didier Migaud mi-janvier, lors de l’audience de rentrée de la Cour.
« Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d’ampleur structurelle devront être mises en œuvre sans retard », a-t-il insisté, évoquant notamment la réforme à venir de l’« action publique ».
Le gouvernement a dévoilé mercredi un premier pan de cette réforme, en disant envisager un plan de départs volontaires inédit pour les fonctionnaires. Cette annonce a suscité de vives réactions chez les syndicats, qui ont dénoncé un « dynamitage de la fonction publique ».
(*)20Minutes-AFP-07022018

3.► Panique à Wall Street

Ce n’est pas le loup mais le plouf de Wall Street. Un mouvement de panique a saisi la Bourse américaine lundi, où l’indice vedette de la place new-yorkaise a drastiquement chuté après plusieurs mois d’euphorie boursière régulièrement saluée par le président Donald Trump.
Le Dow Jones Industrial Average a soudainement dévissé en deuxième partie de séance, et enfoncé en moins d’une heure les seuils des 500, 1.000 et 1.500 points perdus. Retransmise en direct sur les écrans de télé, cette dégringolade retenait à New York l’attention des passants. Après un petit rebond en fin de séance, le Dow Jones a finalement clôturé en baisse 1.176 point (4,60 %), une baisse jamais vue depuis la crise de 2008-2011 (*).

Correction attendue après un janvier record
Le contexte n’a rien à voir avec celui de la dernière crise. Cette correction, qui suit une baisse de 2.5 % vendredi, était attendue de longue date par de nombreux observateurs, les indices ayant enchaîné les records ces derniers mois. Le S & P 500 a ainsi enregistré en janvier son meilleur début d’année depuis 1997.
Donald Trump s’en est souvent félicité dans des tweets ou dans ses interventions publiques et en avait fait un de ses arguments favoris pour séduire les milieux d’affaires lors du dernier forum économique de Davos en Suisse.
Lundi, la Maison Blanche a dans un communiqué à la chaîne CNBC assuré « être toujours inquiète quand le marché perd de la valeur ». Mais un porte-parole, mettant en avant « la fluctuation des marchés à court terme », a un peu plus tard rappelé que les « fondamentaux » de l’économie américaine restaient « très solides ». Le taux de chômage aux Etats-Unis est actuellement au plus bas depuis 17 ans et la croissance du PIB s’est établie en 2017 à 2,3 %.

Crainte d’une hausse des taux
Entamée la semaine dernière, la débâcle a été déclenchée par un regain de nervosité des investisseurs face à la hausse des taux d’intérêt. L’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier aux Etats-Unis a en effet ravivé vendredi les craintes d’inflation et la possibilité de voir la banque centrale relever plus rapidement que prévu ses taux.
Cette évolution rend plus cher le coût des emprunts aussi bien pour les entreprises que pour les investisseurs et offre aux courtiers un placement désormais un peu plus rémunérateur et moins risqué que les actions.
« Pendant plusieurs années, le marché des actions était un peu la seule destination » pour les investisseurs souhaitant des rendements plus élevés mais les actions « sont devenues un peu sur-évaluées », estime Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors. « La question maintenant est de savoir si les investisseurs qui ont ces derniers mois profité de chaque mouvement de repli pour faire des achats à bons comptes vont encore une fois refaire leur apparition ou s’ils vont rester en retrait », s’interroge JJ Kinahan, spécialiste des marchés pour la plateforme de courtage TD Ameritrade.
(*)20Minutes-AFP-06022018

4.► Pyeongchang et Pyongyang
Pour ces JO 2018, la Corée du Nord joue sur deux tableaux : alors que le régime a envoyé à Pyeongchang des centaines de pom-pom girls, des artistes et la sœur du dirigeant Kim Jong-un, c’est un défilé militaire qui se déroulait ce jeudi à Pyongyang, à quelques centaines de kilomètres à peine vers le nord-ouest.
A la différence du dernier défilé militaire d’avril 2017, la télévision officielle nord-coréenne n’a pas diffusé en direct celui de jeudi (*). « Nous avons appris que le Nord a organisé un défilé militaire place Kim Il Sung à Pyongyang », a déclaré une source gouvernementale sud-coréenne.
Le Nord a annoncé le mois dernier qu’il célébrerait cette année le 70e anniversaire de son armée le 8 février, au lieu du 25 avril. La nouvelle a pris les capitales étrangères de court après le spectaculaire revirement diplomatique amorcé par Pyongyang début janvier.
Normaliser son statut « d’Etat nucléaire de facto »
D’après les analystes, le Nord entend avec cette double approche normaliser son statut « d’Etat nucléaire de facto », tenter d’obtenir l’adoucissement des sanctions et enfoncer un coin dans la relation Séoul/Washington.
D’ordinaire, les défilés militaires nord-coréens rassemblent des milliers de soldats qui défilent au pas de l’oie, avec comme point d’orgue une parade de missiles place Kim Il Sung, armements scrutés de près par des observateurs tentant d’évaluer les progrès technologiques du Nord. Mais rien de tout cela n’avait été repéré sur les images satellite avant le défilé, selon le site américain respecté 38 North.
Le Nord invite généralement des centaines de journalistes étrangers à ces manifestations, ce qui n’a pas été le cas cette fois-ci, peut-être le signe qu’il entendait garder la haute main sur la perception de l’événement.
Hauts représentants nord-coréen et américain seront dans la même pièce
La délégation nord-coréenne aux JO sera dirigée par Kim Yong-nam, qui occupe les fonctions honorifiques de chef de l’Etat. Elle comprendra également la sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, promue en octobre au bureau politique du parti unique, l’instance de prise de décision présidée par son frère. D’après le ministère sud-coréen de l’Unification, la délégation atterrira vendredi à l’aéroport d’Incheon, près de Séoul.
Le vice-président américain Mike Pence, attendu pour sa part jeudi en Corée du Sud, assistera lui aussi à la cérémonie d’ouverture à Pyeongchang. Il pourrait donc se retrouver dans la même pièce que Kim Yong Nam lors de la réception préalable des dirigeants. Ce qui pourrait présager d’une rencontre à haut niveau entre deux pays dont les dirigeants échangeaient l’année dernière insultes personnelles et menaces apocalyptiques. Pour l’instant, Cho Yong Sam, haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, a cependant exclu toute rencontre avec les autorités américaines.
(*)20Minutes-AFP-08022018

5.► La religion dans l’entreprise
Concrètement, le fait religieux touche, selon les dirigeants, près d’une entreprise sur cinq, rapporte un sondage Harris Interactive pour l’IST, le Crif, et Le Figaro.
La religion ne s’arrête pas toujours aux portes de l’entreprise. Ainsi, elle touche une société sur cinq, rapportent les chefs d’entreprise interrogés.

Fêtes et prières
Selon le rapport, deux comportements se démarquent particulièrement : les demandes de congés liées à des fêtes religieuses qui ne seraient pas déjà un jour férié (53 %) ou des prières (48 %). Viennent ensuite le port de signes ostentatoires (27 %) mais aussi la demande d’aménagement du temps de travail pour raisons religieuses (25 %) ou encore le refus de serrer la main à une personne de l’autre sexe (24 %).

Privilégier le dialogue
En amont, ou une fois mis devant le fait accompli, les dirigeants déclarent favoriser le fait de convoquer la personne concernée pour échanger avec elle (47 %) ou de demander une intervention des supérieurs hiérarchiques (37 %) ou des ressources humaines (33 %). Une fois confrontés à l’expression de la religion dans leur entreprise, 37 % des dirigeants affirment avoir depuis mis en place dans leur règlement intérieur des dispositifs appropriés.
(*)Rebondir-JulieTadduni-02022018

6.► 35h ou 28h par semaine ?
En Allemagne, le débat sur les 35h semble déjà loin (*). Suite à un accord signé mardi, près de quatre millions de salariés de la métallurgie vont pouvoir bénéficier, s’ils le souhaitent, d’une semaine de travail de 28 heures (sans compensation salariale). L’employeur ne pourra pas s’opposer à leur demande et ne pourra pas non plus les empêcher de reprendre un temps plein. « C’est une sorte de rééquilibrage de la flexibilité. Jusqu’à présent la notion était plutôt orientée vers les entreprises et vers la recherche de la productivité » juge Jean-Yves Boulin, sociologue et co-auteur du livre Les batailles du dimanche(1).
Hasard du calendrier, ce samedi 10 février 2018 marque également le vingtième anniversaire du vote de la première loi Aubry sur les 35 heures. De quoi relancer le débat sur une nouvelle réduction du temps de travail dans l’Hexagone ? Pas selon Pierre Gattaz. « [L’accord en Allemagne] n’est pas transposable à la France à ce jour, a tranché le président du Medef ce mardi. Nous avons 10 à 12 ans de retard sur les Allemands, faisons les réformes qui vont bien en France (…) pour que ce partage de richesses se fasse ».

Un outil de lutte contre le chômage ?
Pourtant, la réduction du temps de travail est une réalité historique. « Nous ne passons en moyenne plus que 12 % de notre vie à travailler (…) Pour mémoire, au début du siècle, nous y consacrions 40 % de notre existence » rappelait le sociologue Jean Viard dans une interview à l’Obs en 2013.
Pour certains analystes, cette diminution a permis de mieux répartir le travail, et de limiter les effets du chômage : « Si nous avions aujourd’hui la même durée annuelle du travail qu’au milieu des années 1960, il y aurait peut-être 5 à 6 millions de chômeurs en plus » affirme l’économiste Jean Gadrey sur son blog.
Au vu de la situation actuelle, avec un nombre de demandeurs d’emplois très élevé (3,4 millions de personnes inscrites en catégorie A à Pôle emploi fin 2017), il faudrait donc, selon cette théorie, poursuivre sur cette voie. « Un objectif fixé à 32h, puis 30h, s’il est équitablement conçu, est souhaitable et réaliste dès lors qu’on veut vraiment s’en prendre au chômage de masse » poursuit Jean Gadrey. Une théorie qui n’est pas partagée par tout le monde : d’autres économistes considèrent que sans gain de productivité suffisant et sans baisse des salaires, diminuer le temps de travail n’a aucun sens.

Quelle place pour le travail ?
Mais la question se pose-t-elle en termes purement économiques ? « Historiquement, la revendication de la baisse de la durée du travail a été synonyme de temps libre, d’amélioration de la qualité de vie, écrit Robert Holcman dans Les 35 heures en 35 questions. La réduction du temps de travail (…) cherche à redéfinir la place du travail dans la vie individuelle et sociale ».
La question a d’ailleurs animé une partie de la dernière élection présidentielle de 2017. Benoit Hamon, le candidat socialiste, défendait l’idée d’un « revenu universel ». L’idée pour lui était de faire face à « la raréfaction probable du travail liée à la révolution numérique », comme il s’en était expliqué dans 20 Minutes.

Passer vraiment aux 35 heures
Pour certains, le débat pourrait d’ailleurs ressurgir… grâce à la réforme du Code du travail. « L’accord obtenu en Allemagne est le fruit de la négociation collective, remarque Andrea Garnero, économiste à l’OCDE. Les ordonnances récemment adoptées en France pourraient permettre d’aboutir au même résultat, car elles donnent plus de place à la négociation dans l’entreprise. Beaucoup craignent que ces nouvelles règles soient seulement à l’avantage des employeurs, mais elles peuvent aussi profiter aux salariés ».
En attendant de passer aux 28 heures, les travailleurs français pourraient déjà viser… les 35 heures par semaine. En effet, selon les statistiques de l’OCDE, la durée moyenne hebdomadaire du travail dans l’Hexagone s’élevait à 37,3 heures en 2016, contre 35,2 heures pour l’Allemagne.
(1)Les batailles du dimanche : L’extension du travail dominical et ses conséquences sociales (Puf, 2017)
(*) 20Minutes-NicolasRaffin-10022018

7.► Un tee-shirt qui prévient les crises cardiaques
Il a tout d’un tee-shirt classique. Deux manches courtes, un tissu léger pour les efforts et une teinte noire pour le design. Mais dessous se cache tout un lot de capteurs. Et sur le devant, un boîtier clignote. C’est que le T-shirt « Body Connect »(*) que développe le Mentonnais Laurent Fort n’a pas pour unique objectif d’habiller son propriétaire. Il prévient aussi les troubles du rythme cardiaque afin d’éviter tout malaise.
« L’idée vient de la Playstation. Mes trois enfants jouaient à Fifa, explique Laurent Fort aujourd’hui PDG de l’entreprise. En faisant pause, ils changeaient les joueurs en fonction de la powerbar. S’ils sont cuits, ils sortent du terrain. » Et arrêtent de courir.

En pré-industrialisation
En 2012, le PDG mentonnais se lance dans l’adaptation de ce concept avec des valeurs réelles pour évaluer la dépense d’énergie. « On calcule les risques de crise cardiaque qui provoquent, en France, 50 .000 morts par an », pointe le responsable. Les électrodes textiles, les membranes respiratoires et le boîtier calculent la fréquence cardiaque, la vitesse de course, la distance parcourue, l’énergie kilocalorie dépensée, les impacts des chocs. Le tout en fonction de données personnelles comme l’âge, la taille ou le poids. En cas d’anomalies dans les données, une alerte est envoyée au smartphone via une application.
Après quatre ans de recherche et un an de développement commercial, Laurent Fort dépose un brevet. Aujourd’hui, le Mentonnais dispose de dix prototypes au stade de pré-industrialisation pour être vendus dans des magasins spécialisés près de 300 €. Car, en plus de prévenir les crises cardiaques, le tee-shirt est « un support pour les runners », indique Laurent Fort. Il calcule performances et statistiques. Mais il ne veut pas s’arrêter à l’univers sportif. En rajoutant huit électrodes à son tee-shirt, il espère répondre aux normes de santé et ainsi commercialiser un produit médical.
(*)20Minutes-MathildeFrénois-05022018

Richard POGLIANO

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