REGARDS EN COIN (93)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Disparition de deux légendes
2. Elections en Corse
3. Trump et Jérusalem
4. La France et Jérusalem
5. IVG et contraception
6. Jeunes et bénévolat
7. Ne plus investir dans les énergies fossiles
8. A lire… « Star Wars – Les derniers Jedi »

1.► Disparition de deux légendes
La France dit au revoir à deux légendes : Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday(*)
Difficile d’imaginer deux personnalités plus dissemblables que l’écrivain et académicien Jean d’Ormesson et le chanteur populaire Johnny Hallyday, disparus tous deux à quelques heures d’intervalle, mais c’est avec une même émotion que la France s’apprête à les saluer.
« Jean d’Ormesson est un écrivain. C’est aussi une star, un monument national », écrivait Jean-Marie Rouart à propos de Jean d’Ormesson, romancier qui l’a encouragé à écrire. « Aristocrate mais républicain, de droite mais attiré par la gauche, écrivain mais lorgnant sur la politique, privilégié mais ayant perdu un château historique (le château de Saint-Fargeau, ndlr), il réconcilie les Français avec leurs contradictions », notait avec justesse l’auteur d' »Avant-guerre ». .
Le romancier, archétype de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine.
Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur derrière son regard bleu malicieux, (« Le nez de Raymond Aron, les yeux de Michèle Morgan », résume Pierre Assouline), l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes.
Comme en octobre 1963, lorsque les morts de la chanteuse Édith Piaf et de l’académicien Jean Cocteau s’étaient télescopés, le décès de Jean d’Ormesson a précédé de quelques heures la disparition de « l’idole des jeunes » Johnny Hallyday.

Johnny Hallyday est mort à 74 ans, des suites d’un cancer du poumon, dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé son épouse à l’Agence France Presse.
« Johnny Hallyday est parti. J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant c’est bien cela. Mon homme n’est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité », écrit-elle dans un communiqué.
« Jusqu’au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le cœur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour son public, pour ceux qui l’adulent et ceux qui l’aiment », poursuit-elle à propos de son mari, Jean-Philippe Smet dans le civil.

2.► Elections en Corse
La coalition nationaliste est arrivée largement en tête dimanche au premier tour des élections territoriales corses avec 45,36% des voix, selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture.
La liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni devance celle de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni créditée de 14,97% des voix. La liste Les Républicains emmenée par Valérie Bozzi arrive en troisième position (12,77%), devant la liste de la République en Marche de Jean-Charles Orsucci qui obtient 11,26% des suffrages.
Nouvelles élections en 2021
Le petit parti indépendantiste U Rinnovu qui obtient un score de 6,69% ne franchit pas la barre fatidique des 7% nécessaire pour se présenter seul au second tour qui aura lieu le 10 décembre. La liste commune PCF-Insoumis obtient pour sa part 5,68% des suffrages. Le Front national ferme la marche avec 3,28%.
La participation à 52,17% est en recul par rapport aux dernières élections territoriales de décembre 2015 (59,88%). Les 234.000 électeurs corses étaient appelés dimanche à voter pour choisir les 63 élus d’une nouvelle instance inédite, née de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région).
Les futurs élus de la Collectivité territoriale unique (CTU) remplaceront les 30 conseillers départementaux de Haute-Corse, les 22 de Corse-du-Sud et les 51 élus de la Collectivité territoriale de Corse. Ils n’auront qu’un mandat de trois ans et demi, jusqu’en 2021, date à laquelle les Corses revoteront, comme tous les Français, pour les élections régionales.

3.► Trump et Jérusalem
« Jérusalem comme capitale d’Israël » : une décision de Donald Trump condamnée quasi unanimement. Du Proche-Orient à l’Amérique du Sud en passant par l’Union européenne, de nombreux pays ont regretté l’annonce faite mercredi par le président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, en rupture spectaculaire avec la politique de ses prédécesseurs. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU a été fixée (*).
Qualifié de « pyromane » par l’historien spécialiste de Jérusalem Vincent Lemire dans un entretien à 20 Minutes, Donald Trump s’isole ainsi sur la scène internationale et prend le risque de saper les timides espoirs de reprise des négociations de paix dans la région, ou pire. Le danger est « que cela exacerbe les tensions et mène à la violence à un moment où il y a plus qu’assez de tension et de violence dans le monde », estime Richard Haass, président du Council on Foreign Relations.
Colère dans les territoires palestiniens
Des Palestiniens ont prévu jeudi un rassemblement à Ramallah en Cisjordanie, territoire occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans. Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé des choix « déplorables », jugeant que Washington ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens. Le mouvement islamiste palestinien Hamas a de son côté jugé que cette annonce ouvrait « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région.
Les pays musulmans dénoncent « une violation du droit international »
Même l’Arabie saoudite, traditionnel allié des Etats-Unis, a fustigé « un recul dans les efforts en faveur du processus de paix ». La Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, a dénoncé « une violation du droit international » et de la charte des Nations unies. La Turquie a condamné une décision « irresponsable ». L’Iran, bête noire de Donald Trump, a jugé que la décision américaine provoquerait une « nouvelle Intifada ».
Huit membres du conseil de sécurité de l’ONU demandent une réunion d’urgence
Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU a été fixée à vendredi matin, demandée par huit pays sur les 15 qui forment le Conseil de sécurité. Il s’agit de quatre européens – Suède, France, Italie et Royaume-Uni -, de deux sud-américains – Bolivie et Uruguay – et de deux africains – Egypte et Sénégal. Le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May avaient exprimé leur désaccord avec cette décision « regrettable ».
Le pape François exprime sa « profonde inquiétude »
« Je ne peux taire ma profonde inquiétude », a déclaré le pape François qui ne peut qu’accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.
Le Premier ministre israélien salue un jour « historique »
Seul le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, à la tête du gouvernement considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël, a salué un jour « historique » réaffirmant par ailleurs l’engagement israélien à maintenir le « statu quo » sur les lieux saints à Jérusalem.
Les dirigeants palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale « éternelle et indivisible ».
(*)20Minutes-MC-07122017

4.► La France et Jérusalem
Comme bien souvent quand Donald Trump prend une décision, elle est surinterprétée de façon épidermique et superficielle par les « commentateurs ». Pourtant, il y a déjà plus d’un demi-siècle que les États-Unis avaient reconnu que Jérusalem était bien la capitale d’Israël. Mais les « commentateurs » oublient de l’indiquer. Comme ils omettent de signaler que Donald Trump a rappelé, hier, qu’il était favorable à la solution de deux États : palestinien (Jérusalem-Est) et israélien.
D’autres questions sont laissées dans l’ombre (*).
Emmanuel Macron a cru bon de reprendre le président américain en indiquant l’avoir mis en garde, redoutant que cette déclaration ne mette le feu aux poudres : une « provocation ». Et, donc, il suffirait qu’une des parties menace « d’ouvrir les portes de l’enfer » pour que l’on doive se soumettre ?
Il y a des questions bien plus graves : les Palestiniens chrétiens sont de plus en plus minoritaires, menacés ou chassés alors qu’ils étaient majoritaires il y a cinquante ans à Nazareth, alors que les Israéliens arabes (musulmans ou chrétiens), eux, prospèrent même si leur statut n’est pas si facile.
Enfin, il y a la question des lieux saints. L’esplanade des Mosquées est administrée par la Jordanie. Pour les lieux saint chrétiens, la France en est historiquement protectrice (et, d’ailleurs, souvent constructrice du temps des rois français de Jérusalem) depuis l’accord passé entre François Ier et Soliman le Magnifique, par lequel fut reconnu à la France la prérogative de protéger les pèlerins en Terre sainte et les lieux saints. La France est la seule puissance étrangère à posséder des biens dans Jérusalem. Mais elle a oublié que cela engage sa responsabilité et sa dignité.
De l’Empire ottoman aux autorités israélienne et palestinienne, ce rôle lui a été reconnu continûment sur une quarantaine de congrégations et près de 130 établissements, qui sont ainsi définis comme étant « sous protection française ». Toutefois, la question de l’internationalisation des lieux saints chrétiens majeurs (Golgotha, Saint-Sépulcre, Jardin des Oliviers, Via Dolorosa, Nazareth, Bethléem, l’abbaye de Latroun) est oubliée. Manque de fermeté.
L’accord dit Chauvel-Fischer, signé avec Israël en 1948-1949, et l’accord Laboulaye-Middein, signé avec l’Autorité palestinienne en 1997, permettent à la France de continuer à protéger une quarantaine de communautés chrétiennes françaises et leurs établissements (écoles, dispensaires, orphelinats, etc.) en Israël et en Palestine. Cette présence trop molle n’a pas empêché ces communautés de régresser. À Jérusalem-Est et dans les Territoires palestiniens, les chrétiens dans leur ensemble ne représentent plus qu’environ 1 % de la population, et la coexistence est plus difficile qu’auparavant.
La France veille à ce que ces congrégations et établissements puissent continuer à exercer leurs activités dans des conditions satisfaisantes, en défendant leur statut face aux autorités locales, leurs propriétés immobilières, leurs exemptions fiscales issues des accords anciens.
Face à ce rôle pouvant paraître ambigu par rapport à l’idée de laïcité, le rôle de l’État français est d’assurer la liberté de culte et la protection des personnes, y compris au-delà du territoire national, en ce lieu hautement historique et symbolique de Jérusalem. La France doit faire savoir qu’elle est un acteur important à Jérusalem.
(*)D’aprèsHenriTemple-BdVoltaire-08122017

5.► IVG et contraception
Des « restrictions rétrogrades » ont entraîné un recul des droits des femmes en matière d’accès à la contraception et à l’avortement en Europe, estime mardi le Conseil de l’Europe qui publie un rapport, accompagné d’une série de recommandations aux États membres (*).
« Ces dernières années, des menaces résurgentes pour la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes ont émergé en Europe », souligne Nils Muiznieks, le commissaire aux droits de l’Homme, dans ce rapport.
Le rapport épingle pêle-mêle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ».
Les femmes risquent la prison à perpétuité en Irlande du Nord
Le document rappelle aussi qu’en Pologne, « une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence ». « Ces procédures entraînent beaucoup de souffrance chez les femmes (…) elles relèvent du droit à la vie, à la vie privée, à la santé, à la liberté de prendre ses propres décisions », souligne le commissaire letton.
Outre la Pologne, le document pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’avortement, qui n’est souvent autorisé qu’en cas de risque pour la vie ou de viol.
Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison – jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord – sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi, rappelle le rapport. « Mais même dans les pays où la loi est moins restrictive, les femmes doivent parfois faire face à des obstacles importants », relève Nils Muiznieks.
7 professionnels sur 10 refusent d’autoriser un avortement en Italie
En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience, souligne le rapport. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour avorter.
Il est de « la responsabilité de l’État de s’assurer qu’un autre moyen d’accès à l’avortement est possible », estime le commissaire. « L’avortement doit être légal à la demande d’une femme en début de grossesse et jusqu’à son terme si cela peut protéger sa vie ou si elle risque d’être maltraitée », ajoute Nils Muiznieks, qui juge « essentiel de supprimer la nécessité d’autorisation par un tiers ».
Le droit à l’avortement est reconnu dans 40 des 47 Etats-membres du Conseil de l’Europe. Selon les Etats, ce droit peut être entouré de restrictions avec notamment une limite dans le temps pouvant aller de 10 à 24 semaines de grossesse.
(*)20MinutesAFP-05122017

6.► Jeunes et bénévolat
Dans la rubrique « Bénévolat », on trouve des joueurs de football en visite dans un hôpital des enfants à Nice (Alpes-Maritimes) ; des Parisiens qui apprennent à lire aux migrants sur les berges du bassin de la Villette et quelques Nantais qui ont lancé une campagne pour acheter un camping-car équipé d’une douche pour les SDF. Leur point commun ? Ils sont tous jeunes (*).
Les 18-35 ans sont en effet de plus en plus nombreux à s’engager dans des associations, d’après une enquête (*) de l’institut Recherches et Solidarités à l’occasion de la journée mondiale du bénévolat. Les moins de 35 ans représentent, aujourd’hui, 21 % des 13 millions de bénévoles en France (2,7 millions environ). C’est cinq points de plus que lors de la précédente enquête réalisée par l’institut en 2010. La hausse est encore plus flagrante chez les 35-49 ans (25 %, 3,25 millions, + 8 points).
Quand le réseau associatif aide à trouver du boulot
Dans le même temps, la proportion de personnes âgées bénévoles est, elle, en baisse même si elles restent les plus nombreuses à s’engager. « On constate un effet de lassitude chez les seniors, confirme Jacques Malet, le président de Recherches et Solidarités. Les sollicitations pour des voyages ou des loisirs étant plus nombreuses qu’avant, on observe une érosion manifeste chez ce public. »
Mais la relève est là. « Les jeunes ne savent trop vers qui se tourner dans le contexte actuel, poursuit le président de l’institut. Ils ont besoin d’idéal et ils ne sont pas fous. Ils savent qu’un réseau, même associatif, peut les aider à trouver un emploi et à être plus sûrs d’eux. »
Anne-Laure veut quitter son boulot pour « le milieu culturel »
A l’image de Valentin, 19 ans, en licence professionnelle et qui vient de s’engager dans la Protection civile dans le Rhône. Quand on lui demande pourquoi, il explique d’abord « avoir voulu améliorer ses compétences » avant de préciser, évidemment, qu’il souhaite « aider les personnes qui en ont besoin ».
Anne-Laure aussi voulait simplement aider quand elle a décidé, en novembre 2015, de donner un peu de temps au théâtre L’Improvidence de Lyon (Rhône). Mais l’expérience lui plaît tellement qu’elle souhaite aujourd’hui réorienter sa carrière. « Je veux quitter mon boulot et rentrer dans le milieu culturel », indique-t-elle confirmant la tendance dressée par Jacques Malet.
C’est d’ailleurs cet enthousiasme qui donne au président de Recherches et Solidarités de la suite dans les idées. « L’idée serait de pouvoir mettre en place des binômes ou des trinômes intergénérationnels. Cela permettrait aux seniors de continuer à s’engager tout en créant du lien. » Et surtout d’aider les 1,3 million d’associations enregistrées en France.
(*) In20Minutes-05122017-Enquête réalisée auprès d’un panel de 3.062 bénévoles de 18 ans et plus, actifs dans une association, traité selon la méthode des quotas. IFOP pour Recherches et Solidarités

7.► Ne plus investir dans les énergies fossiles
Après l’alerte des 15.000 scientifiques sur l’état de la planète, le 13 novembre dernier en marge de la Cop 23 de Bonn, près de 80 économistes de 20 pays signent ce jeudi une déclaration initiée par l’ONG 350.org et appelant à la «fin des investissements dans les énergies fossiles ».
Juste avant le sommet de Paris
La déclaration paraît quelques jours avant le One Planet Summit, nouveau rendez-vous international dédié au climat, cette fois-ci à Paris mardi prochain et axé sur les financements de l’action climat.
Parmi les signataires figurent les Américains Jeffrey Sachs et James Galbraith, le Français Patrick Criqui, Tim Jackson (université du Surrey), Charles Palmer (London School of Economics), le Suédois Thomas Sterner, les Japonais Takeshi Mizuguchi et Shuzo Nishioka ou encore l’ex-ministre et économiste grec Yanis Varoufakis.
Une partie de l’équation oubliée
«Le président français et d’autres dirigeants se sont déjà exprimés sur la nécessité d’un soutien financier accru aux solutions climatiques, mais ils n’ont rien dit sur l’autre partie de l’équation: les financements qui continuent à être accordés à de nouveaux projets de production et d’infrastructures charbonnières, gazières et pétrolières», ajoute le texte.
«Il est temps que l’ensemble des acteurs économiques mondiaux se tournent pleinement vers des énergies renouvelables sûres», et «les institutions de développement comme les investisseurs publics et privés ont la responsabilité urgente et l’obligation morale de montrer la voie», dit encore l’appel, évoquant une «transition inévitable» et les opportunités qui y sont liées.
«Créer les conditions pour rendre ce changement possible »
«La communauté des investisseurs a le pouvoir de créer les conditions pour rendre ce changement possible», soulignent les signataires, appelant à «construire une économie saine tout en protégeant les salariés du secteur de l’énergie, les communautés et en tenant compte des limites écologiques d’une planète finie».
Les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine d’un dérèglement du climat sans précédent, sont liées pour les trois quarts à la combustion des énergies fossiles.

8.► A lire… « Star Wars – Les derniers Jedi »
Les femmes sont à l’honneur dans Star Wars – Les derniers Jedi de Rian Johnson qui sortira en France le 13 décembre prochain. Et l’esprit de Carrie Fisher, décédée pendant le tournage, était présent pendant la conférence de presse de ce film que ses auteurs ont voulu résolument féministe. « Carrie Fisher n’était pas seulement la princesse Leia, insiste Laura Dern, c’était aussi une personne remarquable qui n’avait pas peur de ce qu’elle était et qui attendait la même liberté de la part des autres. »(*)
Un modèle pour toutes
Son personnage de guerrière intrépide a marqué les actrices du film bien avant qu’elles ne la rencontrent sur le tournage. « Elle est un exemple pour toutes les femmes et les comédiennes car elle ne se laissait pas marcher sur les pieds » avoue Daisy Ridley qui reprend le flambeau des personnages féminins fort dans le rôle de Rey. Carrie Fisher est présente pour la dernière fois à l’écran dans le film.
« Elle a montré qu’une femme pouvait trouver sa place dans une saga comme Star Wars sans avoir à jouer comme un mec et en ne s’appuyant pas sur ses seuls attraits physiques », insiste Gwendoline Christie, l’impressionnante capitaine Phasma. Si les femmes sont superbes dans la saga, cela ne les empêche pas d’affonter ces messieurs les armes à la main.
Les femmes à l’honneur
Les guerrières des deux camps seront aussi déterminées que Leia, leur modèle dans Les derniers Jedi. « Le film correspond aux évolutions de la société et à ce qui se passe maintenant, martèle Oscar Isaac (le bouillonnant Poe Dameron). Les personnes les plus fortes que j’ai rencontrées dans ma vie sont des femmes. »
Dès 1977, c’était l’un des aspects novateurs d’Un Nouvel espoir que de mettre en avant une princesse rentre-dedans. « Leia a influencé des générations de petites filles, insiste Gwendoline Christie. Elle était courageuse, féminine et drôle. » Carrie Fisher serait sans doute fière de voir que son héritage et celui de sa princesse sont toujours vivants. « Rian Johnson a capté sa grâce et sa vitalité dans ce nouveau film », insiste Gwendoline Christie. Un grand moment d’émotion en perspective.
(*)20Minutes-CaroleVié-03122017

Richard POGLIANO

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