REGARDS EN COIN (86)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Le président du Conseil des programmes démissionne
2. Le CETA en douce
3. L’inflation disparue
4. Le projet de loi Antiterroriste
5. Alstom + Siemens
6. Référendum en Catalogne
7. Séisme à Rennes
8. A lire… « La révolution du sommeil »

1.► Le président du Conseil des programmes démissionne
Sur fond de désaccords avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), annonce dans Le Monde sa démission.
« J’ai le sentiment que le ministre n’est pas prêt à confier au CSP des missions correspondant aux chantiers à venir, comme ceux du lycée et du bac », explique-t-il, affirmant n’avoir eu aucun contact avec le ministre ou son cabinet, mis à part une réunion le 1er août, lors de laquelle il a pu « constater ses réserves à l’égard du CSP ».
Michel Lussault regrette que Jean-Michel Blanquer n’ait pas confié au CSP de nouvelles missions. « Au lieu de cela, le ministre multiplie, sans discussion ni concertation, les annonces souvent unilatérales et idéologiques, à l’opposé du pragmatisme revendiqué », accuse-t-il dans cet entretien au Monde.
Pour rappel, le Conseil supérieur des programmes, créé en 2013, est une instance placée auprès du ministre de l’Éducation nationale. Le CSP donne des avis et fait des propositions sur la conception des enseignements dispensés dans les écoles, les collèges et les lycées, le contenu des programmes scolaires, la nature et le contenu des épreuves des examens. Il travaille sur saisine du ministre mais il peut se saisir de toute question relevant de sa compétence.
Rappelons enfin que le Conseil supérieur des programmes est composé de personnalités qualifiées, nommées par le ministre. Sur 20 membres, 6 sont des parlementaires, désignés par les commissions de la culture et de l’éducation des deux chambres, et deux sont membres du conseil économique, social et environnemental. C’est le ministre qui désigne le président et le vice-président !

2.► Le CETA en douce
Le 21 septembre dernier, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada) est entré en vigueur à 98 % sans même que le Parlement français n’ait eu son mot à dire…
Dans une grande majorité, les Français ne veulent pas du CETA, pas plus qu’ils ne voulaient du TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement) d’ailleurs…
Tout simplement parce que les normes sociales et environnementales sont particulièrement faibles au Canada, en comparaison de celles en vigueur ailleurs en Europe. L’harmonisation législative revient donc, une fois encore, à faire le choix du nivellement par le bas.
Ce qui représente un réel danger tant pour notre agriculture que pour la santé de nos concitoyens, puisque dorénavant les OGM, le bœuf aux hormones ou encore le poulet lavé à la javel feront partie de notre quotidien.
Une fois de plus, on est face à un ordre des choses qu’on n’a pas décidé, pas discuté et encore moins contribué à mettre en œuvre…
En outre, ce traité signe également la fin de la souveraineté alimentaire de l’Europe puisque le mécanisme d’arbitrage, en cas de conflit entre un État qui souhaiterait modifier sa législation et une multinationale, sera en faveur de la seconde. Une fois de plus, les peuples sont les « dindons de la farce » au bénéfice des « lobbies » (*)!
(*)SelonBdVoltaire-27092017-MylanDouthe

3.► L’inflation disparue
Cela fait des années qu’aux États-Unis, malgré le « Quantitative Easing » et l’augmentation de la masse monétaire de la Fed, l’inflation n’a pas atteint la cible fixée des 2 % (*). En zone euro, malgré l’assouplissement quantitatif de la BCE, la hausse des prix devrait être inférieure à 1 % au premier semestre 2018. Les médias parlent du « mystère de l’inflation disparue » à élucider.
Les facteurs explicatifs nous paraissent être les suivants :
– l’économie numérique avec Amazon et la vente par Internet sont un facteur certain de pression sur les prix, mais ce n’est pas le facteur le plus important car il est bien connu que, dans tous les pays occidentaux, de Walmart aux États-Unis en passant par Carrefour en France, il y a déjà une concurrence féroce dans la grande distribution ;
– le libre-échangisme mondialiste qui met en concurrence d’une façon déloyale les fabrications en Europe ou aux États-Unis avec les produits fabriqués avec une main-d’œuvre payée à coups de lance-pierre en Chine et dans les pays émergents, sans la même protection sociale et sans respecter les normes environnementales ou de sécurité au travail, augmente le chômage et a aussi pour effet de faire baisser les prix. Les entreprises préfèrent souvent, avant de disparaître, rogner sur leurs marges plutôt que de perdre leurs clients.
Une autre explication très importante est que le chômage réel dans les pays occidentaux ne correspond en rien aux chiffres mensongers annoncés, d’où le mutisme des banques centrales et des gouvernements qui comprennent, mais prétendent ne pas comprendre. La courbe de Phillips, qui illustre la relation entre un taux de chômage élevé et une inflation faible, joue donc bel et bien et à plein !
Le nombre réel de chômeurs en France n’est pas de l’ordre de 10 % mais de 20 % ! La non-comptabilisation de certains chômeurs, les contrats aidés, les stages de formation, les emplois à temps partiel ridicule, la non-comptabilisation de chômeurs d’outre-mer, les inactifs qui souhaiteraient travailler, etc., font qu’il y a bel et bien au moins six millions de chômeurs en France, soit 20 % de la population active.
Aux États-Unis, même scénario ! Le chiffre réel honteux est aussi de l’ordre de 20 % de chômeurs, alors que le chiffre officiel est de l’ordre de 5 %. Il faut ajouter, en effet, les emplois précaires, les chômeurs classés à tort dans la catégorie des inactifs, tous ceux exclus des statistiques… C’est la raison pour laquelle les salaires, aux États-Unis, stagnent, et aussi la seule explication du nombre ahurissant de personnes bénéficiant du programme alimentaire.
Un autre facteur très important, mais monétaire celui-là, est la trappe à liquidité de Keynes ! En théorie, puisque la masse monétaire augmente, suite aux politiques d’assouplissement quantitatif des banques centrales au Japon, en Europe et aux États-Unis, les taux d’intérêt devraient diminuer et l’investissement des entreprises, la consommation privée par le jeu du crédit augmenter. Mais malheureusement, en dessous des taux d’intérêt actuels trop proches de zéro, il n’est plus possible de relancer l’activité par voie monétaire ! Les taux sont tellement bas que les banques préfèrent détenir du liquide à la BCE, moins prêter avec des risques à l’économie réelle, les entreprises moins investir, racheter leurs actions pour faire monter les cours, les particuliers, à l’exception des spéculateurs, thésauriser et ne plus acheter des obligations de l’assurance-vie dont les comptes peuvent être bloqués du jour au lendemain.
La grande terreur de Draghi et de Yellen, c’est que nous pourrions revivre malgré tout la situation de 1965 lorsque, après une inflation aussi faible qu’aujourd’hui, les prix se sont mis soudain à bondir comme le malin génie sortant de sa boîte, à la fin des années 60 !
(*)BdVoltaire-26092017-MarcRousset

4.► Le projet de loi Antiterroriste
Des députés de droite veulent le durcir, des élus de gauche dénoncent un « état d’urgence permanent ». Le projet de loi antiterroriste a entamé lundi son passage devant l’Assemblée, les nettes divergences de vues ne tardant pas à apparaître entre la majorité et l’opposition (*).
A l’ouverture des débats sur ce texte controversé, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a vanté une « réponse durable face à une menace durable », expliquant la volonté du gouvernement de sortir de l’état d’urgence, un régime « par nature privatif d’un certain nombre de libertés ».
Dans un hémicycle pas comble pour cette ouverture de session extraordinaire d’automne, il a défendu un texte qui « ne réduit pas les libertés ». Celui-ci prévoit de transposer dans le droit commun certaines mesures de l’état d’urgence d’ici au 1er novembre, comme les perquisitions (rebaptisées « visites ») et assignations à résidence (dans un périmètre plus large).
L’exécutif met en avant l’argument que le régime d’exception post-attentats ne peut être prolongé « indéfiniment ». En vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, l’état d’urgence a été prolongé une sixième fois en juillet jusqu’à fin octobre, soit plus longtemps que pendant la guerre d’Algérie.
Les élus Les Républicains sont rapidement montés au créneau pour défendre le maintien de l’état d’urgence, dénonçant une loi de « désarmement » qui abaisse « le niveau de sécurité nationale » et comparant le projet à « une arme sans munitions ».
« Pour des raisons exactement opposées », la France insoumise et les communistes ont aussi manifesté leur franche opposition. Ugo Bernalicis (LFI) a notamment fustigé une loi « liberticide », tandis que le communiste Stéphane Peu a plaidé pour ne pas céder « un pouce de notre Etat de droit et de notre démocratie à nos ennemis ».
« Vous vous trompez tous », a lancé pour sa part Marine Le Pen (FN), fustigeant une loi « totalement hors sujet » qui « ne s’attaque pas à l’idéologie islamiste », alors que le terrorisme, acte de guerre, nécessite « des règles spécifiques ».
« Il ne s’agit pas de savoir s’il faut faire un peu plus comme le demande l’UMP [ancêtre de LR] ou être totalement laxiste comme La France insoumise », a-t-elle ajouté, après avoir déjà dénoncé dans la matinée une « petite loi de police administrative », « défensive et molle ».
Défenseurs d’un projet « responsable et courageux », les députés LREM, ont, eux, plaidé en faveur du texte qu’ils n’entendent modifier qu’à la marge, selon l’un d’eux. La présidente LREM de la commission des Lois et avocate Yaël Braun-Pivet a ainsi mis en avant « l’équilibre trouvé, à mi-chemin entre ceux qui nous accusent de laisser la France sans défense face au terrorisme et ceux qui dénoncent le recul des libertés ».
S’il juge le texte « équilibré », le MoDem, allié de LREM, demande l’aval du juge judiciaire pour les prolongations d’assignation. Les Constructifs soutiennent également un projet qui « va dans le bon sens », comme Nouvelle gauche, qui souhaite toutefois des « garde-fous » sur certaines dispositions.
Dans la soirée, les députés ont entamé l’examen du premier article qui permet aux préfets d’instaurer des périmètres de protection pour sécuriser un lieu ou évènement exposé à un risque terroriste. Les Insoumis et les communistes ont notamment cherché à le supprimer arguant d’une entrave à « la liberté d’aller et venir » et seul un amendement LR a été adopté à ce stade pour que les maires soient informés en cas de création d’un tel périmètre. Quelque 420 amendements restent au menu d’ici jeudi, avant un vote solennel le 3 octobre en première lecture, après le Sénat en juillet.
(*)20Minutes-26092017

5.► Alstom + Siemens
Le regroupement des activités ferroviaires de Siemens et d’Alstom va donner naissance à un géant mondial, le numéro un en matière de signalisation et le deuxième constructeur ferroviaire mondial. Un ensemble de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires. A Paris comme à Berlin, les gouvernements se sont félicités hier mercredi de cette union pour créer le «futur Airbus du ferroviaire». Au lendemain de la publication des bans, voici les réponses aux questions que soulève ce deal géant.

Pourquoi vouloir construire un champion européen dans le ferroviaire ?
Le PDG de Siemens, Joe Kaeser, et son homologue français d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, réunis mercredi à Paris pour défendre la fusion, mettent en avant la concurrence féroce de l’acteur chinois CRRC (China Railway Rolling Stock Corporation), premier fabricant de trains au monde. Créé il y a deux ans à peine, il casse les prix de 20 % lors des appels d’offres face à des rivaux nationaux ne pouvant rivaliser.

Que prévoit l’accord entre les deux groupes ?
L’accord, présenté en détail mercredi, prévoit que le conglomérat allemand Siemens prenne le contrôle du futur groupe fusionné à l’issue d’une augmentation de capital réservée. Siemens disposera alors de « 50 % ou un peu plus », soit 50,5 % des parts de la nouvelle entité avec possibilité de grimper au-delà après quatre ans.

Comment va s’appeler la nouvelle entité ?
Siemens-Alstom. Futur patron opérationnel du groupe, Henri Poupart-Lafarge a justifié ce nom en raison « d’un manque d’imagination ». Il s’agit surtout de ne pas froisser les 62 000 salariés de ce mastodonte de plus de 15 milliards d’euros chiffre d’affaires annuel. Son siège social mondial sera à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), siège d’Alstom, mais son département clé (le plus rentable), la signalisation ferroviaire, restera basé à Berlin…

Quelles garanties pour l’emploi en France ?
Le gouvernement français assure avoir obtenu des « garanties solides » : ni suppression d’emplois ou fermeture de sites en France comme en Allemagne pendant quatre ans. Henri Poupart-Lafarge a toutefois reconnu l’existence de «redondances dans certaines structures» avec la nécessité «d’ajuster globalement» les emplois.

Pour quelles économies ?
Siemens-Alstom mise sur 470 millions d’euros de synergies par an. Ces économies seront réalisées sur différents postes : les plates-formes de construction de train, le regroupement des achats et les programmes de recherche et développement.

Quelles sont les prochaines étapes ?
Les deux groupes doivent désormais consulter et informer leurs comités d’entreprise et obtenir le feu vert des autorités de régulation de la concurrence et de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
La fusion devrait être réalisée d’ici à la fin 2018. A noter que, si Alstom venait à rompre ce processus, il s’est engagé à verser une indemnité de 140 millions d’euros à Siemens.

6.► Référendum en Catalogne
Bien malin qui prédira l’issue de la semaine en Catalogne et ses conséquences sur les rapports entre Madrid et Barcelone (*). L’unité de façade post-attentat en août a volé en éclats. Le mois de septembre a prouvé combien les dirigeants de la Generalitat [le gouvernement régional] étaient obstinés à aller au bout du référendum pour l’indépendance. A l’inverse le gouvernement central a tenu à démontrer qu’il utiliserait tous les moyens pour empêcher ce plébiscite jugé illégal.
Rapide retour en arrière. Le 6 septembre, le Parlement catalan vote une loi pour l’autoriser, suspendue dès le lendemain par la Cour constitutionnelle. Calendrier bien choisi par les Catalans, le 11 septembre, la Diada, journée festive de cette région, a réuni entre 350.000 (selon Madrid) et 1 million (selon Barcelone) de personnes dans les rues. Un cortège immense répondant aux cris de « Independència ».
Le 20 septembre, Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol passe à la vitesse supérieure. Il envoie la Guardia Civil s’emparer de 10 millions de bulletins de vote et dans le même temps Josep Maria Jove (secrétaire général à la vice-présidence de la Catalogne) est arrêté avec douze autres haut-responsables. Carles Puigdemont, président de la Generalitat parle « d’état d’urgence imposé ». La maire de Barcelone, Ada Colau, appelle à « baisser la testostérone dans le débat public », mais regrette quelques jours plus tard : « on ne m’écoute pas… »
Quand la Guardia Civil est repoussée par les manifestants à Barcelone, ces forces de l’ordre sont applaudies en Andalousie. Certains leur font parvenir du jambon et du vin pour exprimer leur soutien.
Les vidéos de la police acclamée à Huelva ou encore Cordoue aux cris de « Vive l’Espagne ! Vive la police ! », ont enflammé les réseaux sociaux et les appels dans les radios. Contribuant à accentuer la fracture de la Catalogne non seulement avec Madrid mais avec le reste de la péninsule ibérique.
Le parquet général a demandé aux Mossos (police catalane) de sceller les 6200 bureaux de vote et d’empêcher leur tenue dans un rayon de 100 mètres jusqu’au dimanche 21 heures. « Impossible », a répondu Josep Luís Trapero, leur chef. Ni même avec les forces supplémentaires proposées qui impliqueraient que les Mossos passent sous commandement de la Guardia Civil, autre symbole de Madrid dominant la Catalogne.
Dans les rues de Barcelone comme dans le reste de la région, les balcons arborent des « Si » [à l’indépendance], les gens s’habillent en rouge et jaune, couleurs de la Senyera, le drapeau catalan, convaincus qu’ils auront le droit d’aller voter. À 7H30 dimanche matin, la situation risque d’être explosive. Même si, jusqu’à présent, aucun débordement ni heurt ne sont à noter.
Si la Catalogne semble isolée du reste de l’Espagne, elle a reçu le soutien des Basques avec une première conséquence non négligeable pour Mariano Rajoy: les députés du parti nationaliste Basque avaient contribué à valider son budget l’an dernier. Ce budget devait être présenté demain vendredi. face à l’incertitude du vote de ces députés, sa présentation a été repoussée. Si aucune solution n’est trouvée d’ici le 1er janvier, le Premier ministre devra convoquer de nouvelles élections législatives. Pas sûr que cela ne suffira à réconcilier Madrid et Barcelone…
(*)20Minutes-28092017

7.► Séisme à Rennes
La terre a bougé dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 3h45 au sud de Rennes (Ille-et-Vilaine), rapporte Ouest-France ce jeudi (*). Selon le site du Réseau national de surveillance sismique, le séisme, assez faible, a été de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter. L’épicentre était situé au sud de Rennes, comme l’a mesuré le Centre sismologique euro-méditerranéen.
Il a fait vibrer tout le sud de Rennes. Et même en pleine nuit, les habitants ont été nombreux à être réveillés. Le séisme de magnitude 3,9 qui a frappé le sud de Rennes dans la nuit de mercredi à jeudi a été suffisamment puissant pour faire vibrer les maisons.
Sur le site France Séisme, plus de 200 témoignages d’habitants avaient déjà été collectés à midi. « Nous avons entendu un grondement sourd qui nous a tout de suite fait penser à un tremblement de terre », témoigne une famille de Bourgbarré (Ille-et-Vilaine). « J’ai ressenti que tout vibrait très légèrement. J’avais l’idée d’une grosse vague qui allait nous frapper », ajoute une habitante de Châteaubourg. D’autres parlent d’un « grondement au loin qui s’est rapproché. Les murs ont tremblé » ou d’une « sensation de glissement de terrain, comme si l’on secouait la maison ». « J’ai pensé à un crash d’avion », poursuit un habitant de Châteaugiron.
La secousse, qui n’a fait aucun dégât, pourrait être suivie de répliques dans les heures ou les jours à venir d’après les spécialistes. C’est ce qu’on appelle « une séquence ». Un phénomène qui n’est en rien annonciateur d’un « big one ». « Ça n’a rien d’alarmant. Ce n’est pas annonciateur d’un puissant séisme », expliquait le sismologue Jérôme Vergne à 20 Minutes lorsqu’une série de tremblements avait frappé le Morbihan début 2017.
La Bretagne, si elle est moins souvent touchée que le sud des Alpes ou les Pyrénées, est tout de même régulièrement secouée. Un phénomène qui constitue d’ailleurs une énigme pour les scientifiques. Ces derniers ont bien identifié les failles qui amènent ces séismes, mais peinent à situer leur origine.
« On a longtemps pensé que c’était lié à une déformation liée à la poussée de la plaque africaine. Mais ce n’est qu’une tentative d’explication parmi d’autres », expliquait Jérôme Vergne, membre de l’École et observatoire des sciences de la terre de Strasbourg. On parle aussi d’une ancienne chaîne de montagnes (le massif hercynien, apparu il y a 300 millions d’années) ou d’une vieille calotte glaciaire.
(*)20Minutes-28092017

8.► A lire… « La révolution du sommeil »
Victime d’un burn-out, la fondatrice de Huffington Post, Arianna Huffington est devenue une pasionaria de l’oreiller et vient de publier ʺ La révolution du sommeil ʺ (Edit. Fayard, 429p., 22€) (*).
Après s’être écroulée sur son bureau un matin de 2007, victime du surmenage, Arianna Huffington est partie à la rencontre des plus grands spécialistes du sommeil, pour revenir convaincue : dormir suffisamment est la clef de la performance et, surtout, du bien-être.
Dans son ouvrage, Arianna Huffington retrace l’histoire complexe des relations des hommes avec leur sommeil, décrypte nos rêves et pointe le coût faramineux de nos trop courtes nuits.
Pour achever de nous convertir, Arianna Huffington montre, nombreuses études à l’appui, à quel point dormir est indispensable à notre santé physique et mentale. Indispensable pour diminuer les risques d’infarctus, le surpoids et le diabète. Le manque de sommeil peut même accélérer l’évolution du cancer, tout comme il est un facteur d’infertilité chez les hommes comme chez les femmes. Bref, le manque de sommeil a des répercussions sur le stress, les troubles du comportement, la santé mentale, les capacités cognitives, etc.
Et Arianna Huffington de nous livrer ses sept conseils pour bien dormir.
1. Tamisez les lumières.
2. Fuyez smartphones et tablettes.
3. Mangez léger.
4. Faites du sport.
5. Baissez la température.
6. Evitez l’alcool.
7. Méditez.
Conclusion : dormir plus, pour vivre mieux !
(*)L’Express-3456-27092017-88/93-StéphanieBenz

Richard POGLIANO

Les commentaires sont fermés.