REGARDS EN COIN (84)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Christian Estrosi : un nouveau mouvement politique
2. La loi travail
3. La loi de moralisation
4. La réforme des retraites
5. La dette américaine
6. L’iPhone à plus de 1.000 € !
7. Foie gras et fusil d’assaut
8. A lire… « Où en sommes-nous ? »

1.► Christian Estrosi : un nouveau mouvement politique
Christian Estrosi a annoncé dans Le Figaro (*), la création d’un nouveau mouvement politique. « Un mouvement d’élus locaux, au dessus de la mêlée » dit le maire de Nice qui précise que ce sera après les élections sénatoriales du 24 septembre, qui visent à renouveler la moitié de la chambre haute.
Christian Estrosi n’y va pas par quatre chemins. Il craint que le parti Les Républicains « donne l’image de se transformer en secte » et devienne un concurrent du Front national qui fait de la « surenchère », qui multiplie « les coups de menton ». Dans ce cas, il en tirera les conséquences.
Le maire de Nice pointe du doigt Sens commun : « Je suis toujours membre des Républicains. Mais je n’y trouve plus ce qui a constitué le fondement de mon engagement politique, le gaullisme, la volonté de privilégier son pays à son parti […] Ceux qui dirigent aujourd’hui Les Républicains sont ceux qui ont organisé la défaite. Contre vents et marées, ils […] ont ouvert la porte à Sens commun. Je note d’ailleurs que ce sont eux qui organisent aujourd’hui l’élection à la présidence des Républicains ».
Christian Estrosi estime qu’aujourd’hui « il y a un vide énorme entre Les Répu¬bli¬cains qui se sont pro¬fondément radicalisés et une droite ma¬croniste. Pour l’heure, ni En marche ! ni Les Républicains ne réussis¬sent à combler ce vide, et le peuple de droite ne se sent plus représenté ». D’où la création de ce nouveau mouvement d’élus locaux où « chacun aura sa place s’il le souhaite » qu’il soit maire Les Républicains, de La République en marche ou encore des Constructifs.
La ligne de ce futur mouvement se veut simple : « Soutenir tout ce qui est dans l’intérêt de notre pays ». Christian Estrosi salue au passage la détermination d’Emmanuel Macron dans sa volonté de reformer. Des réformes « que personne n’a su ou osé faire dans les trente dernières années », souligne-t-il. Et de conclure avec cette mise en garde : « Si la France ne se réforme pas au rythme où nous réformons nos propres collectivités territoriales, alors les extrêmes l’emporteront lors des prochaines échéances électorales ».
(*)BdVoltaire-15092017

2.► La loi travail
Cinq ordonnances pour permettre 36 mesures “qui vont changer le droit et surtout les comportements du dialogue social dans notre pays”, c’est notamment en ces mots que Muriel Pénicaud, ministre du Travail a introduit les ordonnances réformant le Code du travail (*).

Cap sur les PME-TPE
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a présenté les réformes en quatre thèmes clés. “Pour la première fois, la réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE/ PME”, a-t-elle expliqué. Sur cet axe, on retrouve notamment la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés de négocier directement avec un élu du personnel. Toutes les entreprises de moins de 20 salariés qui n’en ont pas, pourront de leur côté négocier avec leurs salariés sur tous les sujets. Et pour ceux qui veulent se renseigner par eux-mêmes, salariés ou dirigeants de TPE/PME, pourront accéder à un Code du travail numérique.

Rupture conventionnelle collective
Pour le second axe, il s’agit selon le gouvernement de “faire confiance aux entreprises et aux salariés en leur donnant la capacité d’anticiper et de s’adapter de façon simple, rapide et sécurisée”. On y retrouve par exemple l’instauration de la rupture conventionnelle collective ou encore la possibilité d’accéder à des contrats de chantier grâce à la négociation d’accord de branche fixant les règles permettant d’y recourir. Ou encore un périmètre d’appréciation du motif économique fixé au niveau national.

Télétravail pour tous ?
Le gouvernement a intitulé le troisième thème, “de nouveaux droits et de nouvelles protections pour les salariés”. Que comprend-il ? Entre autres, un droit au télétravail qui devra être détaillé ou encore des indemnités légales de licenciement augmentées de 25 %.

Plus grande facilité à nommer un délégué syndical
Enfin, le quatrième et dernier axe, promet “de nouvelles garanties pour les syndicats et les élus du personnel qui s’engagent dans le dialogue social”. Concernant cet axe, la ministre du Travail a notamment annoncé la création d’un observatoire de la négociation, une plus grande facilité à nommer un délégué syndical ou encore un accès à la formation professionnelle et au bilan de compétences renforcé pour concilier engagement syndical et évolution professionnelle.
(*)CourrierCadres-InnocentiaAgbe-31082017

3.► La loi de moralisation
Un stylo qui griffonne, des flashs qui crépitent. La scène se passe à l’Elysée ce vendredi matin. Devant les caméras, Emmanuel Macron signe les deux lois « pour rétablir la confiance dans la vie politique » (une étant organique et l’autre ordinaire), assis à son imposant bureau doré. Puis il prononce quelques mots au sujet de ces « deux textes importants », sous le regard impassible des ministres Nicole Belloubet et Christophe Castaner, debout derrière le président de la République (*).
Retransmise en direct sur les chaînes d’information, cette signature de loi est inédite en France et elle évoque le cérémonial présidentiel américain. Les prédécesseurs d’Emmanuel Macron n’effectuaient pas cette formalité devant les caméras. Cette promulgation très médiatisée découle de la volonté du président. « Le président a voulu donner toute la solennité nécessaire à ce moment », a déclaré Christophe Castaner lors d’une conférence de presse ce vendredi.. Emmanuel Macron n’exclue pas de médiatiser à nouveau ce rituel pour « des textes considérés comme majeurs au cours du quinquennat ».
Cette mise en scène « fait partie de la politique de communication très cadrée du président », observe Philippe J. Maarek, professeur de communication politique à l’Université Paris Est-UPEC. « Cela a un double effet, c’est gagnant-gagnant pour le président car cela affirme la présidentialisation et cela donne un coup d’éclat à cette loi », poursuit-il.
Une loi dont l’élaboration a été émaillée de démissions – celle de l’éphémère garde des Sceaux François Bayrou et des ministres MoDem du gouvernement empêtrés dans l’affaire des assistants parlementaires européens – et de couacs lors des débats parlementaires. « Emmanuel Macron veut montrer que ce processus est terminé et qu’il reprend la main », observe Philippe J. Maarek. Cela coïncide selon le chercheur avec le deuxième temps de la communication du président. « Après une phase de relatif silence, calquée sur la politique de communication rare élaborée par Jacques Pilhan [communiquant de François Mitterrand et Jacques Chirac], il redevient plus visible ».
Au premier plan de cette signature, Emmanuel Macron a déclaré « ce que nous avions promis, nous l’avons fait », après avoir énuméré trois mesures de la loi dite de moralisation de la vie politique : l’interdiction des emplois familiaux, l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge pour les parlementaires et l’impossibilité de ne pas rendre compte de ses indemnités. Il a remercié François Bayrou et Nicole Belloubet, qui lui a succédé en juin.
(*)20Minutes-LaureCometti-15092017

4.► La réforme des retraites
Comme expliqué dans son programme, le président de la République ambitionne de créer un « système universel » de retraite, pour remplacer les nombreux dispositifs – notamment les 35 régimes de base – qui cohabitent aujourd’hui.
Il veut s’inspirer du « modèle suédois » (expliqué en détail dans un rapport du Sénat). Le président aura alors le choix: soit il bascule l’ensemble des retraites vers un système à points, comme c’est déjà le cas pour les régimes complémentaires, soit il franchit une étape de plus en créant des « comptes notionnels » (*).
Un terme obscur décrypté par Jean-Marie Harribey, ancien co-président des Economistes atterrés : « On crée, pour chaque salarié, un compte virtuel [aucun argent n’est stocké dessus] sur lequel sont inscrites les cotisations retraites prélevées chaque mois. A l’âge de la retraite, on regarde la somme des cotisations versées et l’espérance de vie de la classe d’âge. Ensuite, on divise le total des cotisations par cette espérance de vie. »
Selon le programme présidentiel, cette réforme a plusieurs avantages : garder un régime par répartition (les cotisations des actifs financent les pensions des retraités), connaître ses droits à la retraite « en temps réel » (une application doit être développée) et « choisir son âge de départ ».
Pour Frédéric Bizard, professeur à Sciences-Po et auteur de ʺ Protection sociale : pour un nouveau modèle ʺ, la philosophie de la réforme va dans le bon sens. « Le régime actuel fonctionne en considérant que les actifs ont des carrières professionnelles relativement homogènes, décrypte le spécialiste. Or aujourd’hui, les gens sont de plus en plus nombreux à changer fréquemment d’employeur, ou à cumuler plusieurs métiers en même temps (salarié et auto-entrepreneur par exemple). Le système de protection sociale, basé sur les statuts, n’est plus adapté à cette nouvelle forme d’organisation du travail. »
Le programme d’Emmanuel Macron affirme par ailleurs que la pénibilité « sera toujours prise en compte »… sans donner plus de détails. Les débats sur la manière de quantifier la pénibilité et les compensations à prévoir en matière de retraite ne manqueront donc pas de ressurgir.
Si le plan global semble plutôt clair, la tache sera loin d’être aisée. Le président de la République en a conscience : « Je ne change pas, pour le quinquennat à venir, l’année de départ. Je ne change pas le niveau de cotisation (…) Je mets en place un système qui montera progressivement en charge » avait expliqué Emmanuel Macron en mai dernier.
Les Suédois ont mis 12 ans pour installer leur système de retraite.
La France fera-t-elle mieux ?
(*)20Minutes-NicolasRaffin-14092017

5.► La dette américaine
Le gouvernement des États-Unis vient d’annoncer que la dette américaine a dépassé les 20.000 milliards de dollars, soit environ dix fois la dette de la France, qui est déjà irremboursable pour une population seulement cinq fois plus grande. C’est ce que nous fait remarquer le journaliste Simon Black dans une excellente chronique sur le site SovereignMan.com du 12 septembre 2017 (*).
La dette publique américaine s’élève exactement à 20.100 milliards de dollars, soit plus de 100 % du PIB. Elle augmente sans cesse et personne ne voit comment elle pourrait diminuer. C’est ainsi que, d’octobre 2016 à juillet 2017, le déficit des États-Unis s’est élevé à 566 milliards de dollars, soit davantage que le PIB de l’Argentine !
Tout cela n’est pas sans nous rappeler l’endettement extravagant de la monarchie française à la veille de 1789 et les assignats devenus sans valeur de la République française. On se souvient des paroles de l’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers : « Combien de temps le plus gros emprunteur du monde pourra-t-il rester la première puissance planétaire ? »
Il en résulte que la soi-disant première puissance du monde doit constamment emprunter de l’argent aux Chinois… et créer ex nihilo de la monnaie avec le « Quantitative Easing ».
Le problème de la dette américaine paraît insoluble car les quatre postes de dépense les plus importants du budget américain représentent 90 % des dépenses du budget fédéral et semblent incompressibles : la sécurité sociale, « Medicare », la Défense et le service de la dette.
Il est difficile de diminuer le budget de Défense face à la Chine, à la Russie, à la Corée du Nord et à la poudrière de l’islam, du Moyen-Orient. Trump a même décidé de les augmenter de 10 % alors qu’elles représentent déjà 60 % des dépenses militaires globales du monde entier.
Agir sur la Sécurité sociale et Medicare est extrêmement difficile politiquement, voire suicidaire, comme Trump le vit tous les jours avec le « Obamacare », suite aux tensions et forces contraires diamétralement opposées dans la société civile américaine.
Quant au service de la dette, il est tout à fait impossible de le réduire sous peine de défaut, de krach financier immédiat et de proclamation officielle de la faillite des États-Unis.
Aux États-Unis, depuis 1945, les rentrées fiscales sont stables et représentent 17 % du PIB. Or, il se trouve que la dette américaine progresse trois plus vite que le PIB ! Et la croissance économique actuelle est très faible alors que les taux d’intérêt sont très bas. Si les taux augmentent – ce qui finira inéluctablement par arriver malgré toutes les contorsions et le cinéma médiatique de la Fed -, la croissance économique ralentira et le coût du service de la dette augmentera d’une façon vertigineuse, même supplice que pourrait vivra la France beaucoup plus tôt qu’on ne le pense !
(*)BdVoltaire-MarcRousset-17092017

6.► L’iPhone à plus de 1.000 € !
Il coûte aussi cher qu’un SMIC net mensuel. A 1.149 euros pour la version 64 Go et 1.329 euros pour 256 Go, l’iPhone X, dévoilé mardi par Apple, dépasse allégrement la barre des 1.000 euros déjà touchée par le Galaxy Note 8 de Samsung. Et Apple devrait en écouler des millions d’exemplaires à partir du 3 novembre (*).
« Le marché premium des smartphones à 1.000 dollars n’est pas pour tout le monde », reconnaît Brian Blau, analyste chez Gartner. Mais selon lui, le design futuriste de l’écran sans bord et la qualité de l’appareil photo « devraient attirer une audience assez large ». Surtout, rappelle l’expert, tout le monde ne paie pas son iPhone plein pot.
Il y a :
– Ceux qui l’achètent dans le cadre d’un abonnement de deux ans. Orange propose par exemple encore le Galaxy Note 8 à 399 euros. On pourrait donc voir une offre autour de 499 euros pour l’iPhone X.
– Ceux qui louent leur iPhone pour avoir le dernier modèle chaque année, avec une offre aux Etats-Unis à 34.50 dollars mensuels pour l’iPhone 8 et de 50 dollars pour l’iPhone X. Apple ne propose pas encore ce contrat en France, mais la Fnac commercialise une location sur 24 mois.
– Ceux qui revendent leur ancien iPhone, directement à Apple ou en ligne, et peuvent en tirer entre 200 et 400 euros selon l’âge et le modèle.
Si l’iPhone X était le seul smartphone commercialisé par Apple, son tarif serait suicidaire. Mais la marque à la pomme a segmenté son offre en cinq, du milieu de gamme jusqu’au premium, avec l’iPhone SE (419 euros) jusqu’à l’iPhone X (1.129 euros).
Au final, si le prix de nos smartphones est globalement à la hausse, le tarif des forfaits en France, avec la disparition des offres subventionnées, a été divisé par deux entre 2010 et 2015. Pas sûr que cela suffise à faire passer la pilule cette fois…
(*)20Minutes-PB-13092017

7.► Foie gras et fusil d’assaut
Une cour d’appel fédérale américaine a décidé vendredi de réinstaurer l’interdiction du foie gras dans toute la Californie, même s’il pourra rester au menu des restaurants jusqu’à ce que les recours soient épuisés (*).
Ce mets de luxe, contesté par les défenseurs des animaux, était autorisé dans les restaurants en Californie depuis 2015 après la décision d’un tribunal de première instance qui suspendait une loi votée en 2004 mais entrée en vigueur seulement en 2012, qui interdisait de le servir dans cet Etat. Selon cette interdiction, un restaurant qui sert du foie gras risque une amende de 1.000 dollars (840 euros).
La décision unanime d’un panel de trois juges de la cour d’appel de Pasadena est une victoire pour les associations de défense des animaux comme Peta, qui a déclaré dans un communiqué vendredi que « les bouchons de champagne sautent car la cour d’appel du 9e circuit a correctement estimé que l’interdiction du foie gras en Californie ne contrevenait pas à la loi fédérale ».
L’organisation, connue pour ses actions coup de poing, proteste depuis des années contre la pratique du gavage d’oies ou de canards – interdite en Californie – qu’elle assimile à de la torture. Une association de producteurs de foie gras du Canada et de New York, ainsi qu’un restaurant de l’agglomération de Los Angeles, avaient contesté devant les tribunaux l’interdiction californienne, la décrivant comme trop vague et interférant avec des lois commerciales nationales.
Ken Frank, chef du restaurant La Toque dans la région viticole de Napa, qualifie l’interdiction de « très mauvaise législation » dans le quotidien San Francisco Chronicle, et s’attend à ce qu’elle soit levée au final. Le chef médiatique de Los Angeles Eric Greenspan a quant à lui déclaré au Los Angeles Times que la décision de la cour d’appel était « folle ». « N’en mangez pas si vous ne voulez pas, mais n’empêchez pas ceux qui veulent le faire », a-t-il ajouté, appelant à « interdire les fusils d’assaut avant le foie gras si on veut parler de cruauté ».
(*)20Minutes/AFP-16092017

8.► A lire… « Où en sommes-nous ?
L’historien et démographe Emmanuel Todd apporte son éclairage sur ce moment inégalitaire de histoire humaine, cet âge de la régression qui a fait basculer nos démocraties dans la crise dans son dernier ouvrage “Où en sommes-nous ? Une esquisse de l’histoire humaine” (Edit. Seuil, 496 p., 25,00 €)
L’ouvrage marque le grand retour d’Emmanuel Todd aux affaires familiales, une étape ou un aboutissement, dans l’analyse des structures familiales, dans le prolongement de “La diversité du monde” paru au Seuil en 1999 où il démontrait le rôle décisif de la famille dans l’évolution des sociétés humaines, notre vulnérabilité aux idéologies, notre aptitude au développement économique.
Et dans la suite aussi de “L’origine des systèmes familiaux” paru chez Gallimard en 2011, essai sur les formes d’organisation moderne, à partir de la figure centrale de la famille nucléaire.
Ces quarante dernières années, à la marge des circuits universitaires, il a développé une théorie des systèmes familiaux pour expliquer l’évolution des sociétés contemporaines. Il revient donc aujourd’hui pour expliquer le grand désordre du monde.
De l’émergence d’homo sapiens à nos jours, cette brève histoire de l’humanité est délibérément tournée vers l’intelligence du monde tel qu’il se recompose sous nos yeux.
Or, c’est dans les profondeurs les moins conscientes de la vie sociale, celles auxquelles Emmanuel Todd a consacré sa vie de chercheur, que gît l’explication de ce qui nous apparaît aujourd’hui comme le grand désordre du monde.
Il s’agit ainsi de saisir la dynamique de longue durée des systèmes familiaux, l’articulation de ces systèmes avec la religion et l’idéologie, d’explorer les ruptures induites par le progrès éducatif si l’on veut comprendre l’effet de divergence qui affecte les nations avancées : le paradoxe d’un homo americanus simultanément innovateur et archaïque, le phénomène Trump, le manque de réalisme des volontés de puissance allemande et chinoise, l’efficacité russe, la renonciation japonaise, les récentes métamorphoses de l’Europe et le Brexit.
Cette revisitation magistrale de l’histoire de l’humanité nous permet finalement d’apercevoir en toute lucidité ce qui nous attend demain.

Richard POGLIANO

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