REGARDS EN COIN (66)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. La croissance française
2. Présidentielle, rien n’est joué
3. Le débat sur le débat  
4. Mithra, Dieu corse ?
5. Des tatouages en viager
6. Quizz : Grandes dates sous Napoléon
7. A lire… « Le Monde en guerre »


1-La croissance française

Les chiffres sont confirmés (*).
La croissance de l’économie française a bien atteint 0,4% au quatrième trimestre 2016 et s’est donc établie à 1,1% sur l’ensemble de l’année, selon une estimation publiée par l’Insee.
Au quatrième trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a accéléré, après la légère hausse de 0,2% au cours des trois mois précédents.
Mais ces chiffres, pour 2016, sont inférieurs de 0,1 point par rapport à 2015 où la croissance avait atteint 1,2%.
En outre, la hausse de 2016, dernière année pleine du quinquennat de François Hollande, est inférieure de 0,3 point à la prévision du gouvernement, qui avait réajusté sa prévision de 1,5% à 1,4% à l’automne.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont accéléré en 2016, augmentant de 1,8% après une progression de 1,5% en 2015, portées «notamment par les achats en biens d’équipement du logement au premier semestre», selon l’Insee.
De même, l’investissement s’est mieux porté, en particulier celui des entreprises qui a crû de 4% l’an dernier, après une hausse de 2,7% en 2015. Il a notamment accéléré au quatrième trimestre après deux trimestres plus moroses, les chefs d’entreprise ayant anticipé la fin du dispositif de suramortissement fiscal sur les investissements productifs, prévue en avril.

L’investissement des administrations publiques a pour sa part continué de reculer, mais à un rythme nettement moins fort qu’en 2015 (-0,6% contre -3,9%). Les exportations ont marqué le pas, ne progressant que de 1,1% en 2016 contre une hausse de 6% un an auparavant. Les importations ont également ralenti, mais moins fort que les exportations (+3,7% après +6,4%), ce qui explique que le solde extérieur a pesé davantage sur la croissance en 2016 qu’en 2015 (-0,8 point après -0,3 point).

La production a, de son côté, augmenté un peu plus qu’en 2015 (+1,4% après +1,3%), rebondissant notamment dans la construction. Mais la production agricole a fortement diminué (-5,7% après -2,2%), «en raison de conditions climatiques défavorables» selon l’Insee, ce qui a particulièrement pesé sur la croissance. Selon l’Insee, la croissance de l’économie française devrait augmenter de 0,4% aux premier et deuxième trimestre 2017.

(*)LeFigaro-280217-11 :40

 

2-Présidentielle, rien n’est joué

Le site d’information Atlantico rapporte qu’un « sondage publié par BVA le 23 février […] indiquait que 47 % des personnes ayant l’intention de voter au premier tour de l’élection présidentielle n’avaient encore arrêté leur choix de candidat ». Et, bien entendu, 53 % des votants « déclarent qu’ils ont choisi un candidat définitif », ce qui rend mathématiquement les indécis minoritaires, qui constituent cependant une masse de voix très importante.

Par ailleurs, comme l’explique Erwan Lestrohan – de l’institut BVA –, « les rapports de force décrits actuellement par les sondages d’intentions de vote sont encore susceptibles d’évoluer, […] les bases électorales des candidats sont encore susceptibles d’être consolidées ou détériorées par l’évolution de la campagne qui structurera les choix des Français ». En effet, le climat délétère de la campagne obscurcit la lisibilité des votes futurs !

Toutefois, il apparaît que 75 % des électeurs de Marine Le Pen et 73 % de ceux de François Fillon sont sûrs de leur choix. Ça diminue pour Emmanuel Macron (42 %), Benoît Hamon (48 %) et Jean-Luc Mélenchon (42 %).

L’abstention pourrait donc être de grande ampleur…

 

3-Le débat sur le débat

TF1 annonce un débat télévisé dans un mois avec certains candidats à la présidentielle, et  France 2 renchérit en organisant son « show » un mois après le premier, avec tous les candidats retenus par le Conseil Constitutionnel.

Si le premier exercice crée une sélection réaliste mais peu démocratique, le second risque de s’apparenter à une émission de télé-réalité…

Dans le cas de TF1, le débat pose trois problèmes. Tous les candidats ne seront pas présents sur le plateau et ce débat ne sera pas  représentatif de l’ensemble de la campagne. Cela crée un biais démocratique. De plus, il n’y a pas de réel débat, car il y a des exposés avec des réponses imposées dans un délai court. Enfin, le format de l’émission nie la complexité des questions auxquelles la France est confrontée et les candidats ne présentent pas un projet d’ensemble mais un catalogue de propositions.

Dans le cas de France 2, ce genre d’émission où les acteurs sont nombreux, chacun ne peut s’exprimer que pour répondre à une question posée. Le choix de celle-ci appartient donc aux animateurs, comme on a pu le constater lors des primaires, ce qui est éminemment frustrant aussi bien pour le candidat questionné que pour le public. Le temps de réponse limité sanctionne de fait l’exposé, la réponse attendue étant souvent suggérée par la question…

   

4-Mithra, Dieu corse ?

Un sanctuaire dédié au dieu Mithra découvert à Lucciana, en Haute-Corse.

Mithra est originellement un dieu indo-iranien. Son culte connut un important développement dans la Rome antique aux IIe et IIIe siècles de notre ère.

C’est la première fois qu’un mithræum est identifié en Corse. L’annonce de cette découverte a été faite vendredi 24 février par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Ce sanctuaire, dont l’entrée ressemble à celle d’une grotte, se compose de plusieurs espaces.
Le Figaro et l’AFP décrivent une salle de culte et son antichambre, une salle d’assemblée rectangulaire, constituée d’un couloir central surcreusé. Ce couloir est bordé de deux longues banquettes limitées par un muret enduit à la chaux.

D’autres éléments ont été exhumés sur le site de l’ancienne cité romaine de Mariana. Par exemple, une tête de femme, deux clochettes en bronze, des lampes brisées ou encore des pots…

 

5-Des tatouages en viager (*)

Une nouvelle vient de tomber : un collectionneur allemand vient d’acheter en viager le tatouage dessiné sur le dos d’un Suisse par un artiste belge. Le porteur devrait être dépiauté après sa mort pour 130.000 €. Amusant. On devine le coup de com’, vu que le contrat est inexistant du vivant du porteur et illégal après sa mort, selon un avocat qui connaît son sujet.

On pense, évidemment, au film hilarant de Denys de La Patellière avec Gabin, ancien légionnaire et son Modigliani dans le dos, Funès en marchand de tableaux survolté, le jumeau aux haricots rouges, le château de Montignac en ruine et le ministre de la Culture jeté au cul-de-basse-fosse avec les voleurs de tapisseries.

On pense aussi au sketch du Sâr Rabindranath Duval (Pierre Dac) et son complice (Francis Blanche) durant lequel le mage, en chaussettes et chaussures de ville noires, enveloppé dans un drap, juché sur un guéridon de bistro face à son interrogateur en peignoir et turban de Mamamouchi, tous les deux ronds comme des queues de pelle, devine chez un spectateur un « tatavage » exceptionnel représentant – « enfin, quand Monsieur est dans de bonnes dispositions », précise le Sâr -, « d’un côté la cueillette des olives en Basse-Provence et de l’autre un épisode de la prise de la smalah d’Abdelkader par les troupes du duc d’Aumale en 1843 ». « Madame a de la lecture durant les longues soirées d’hiver », ajoute Francis Blanche.

Pour paraphraser Jean-Christophe Averty : « Amateurs, à vos scalpels ! »

(*)www.bvoltaire-270217-0604-MarcVidal

6-Quizz : Grandes dates sous Napoléon

Quizz en10 questions : Connaissez-vous les grandes dates du règne de Napoléon Bonaparte?

  1. Quand a lieu le fameux coup d’état du 18 brumaire ?
    a. le 9 et 10 novembre 1798
    b. le 9 et 10 novembre 1799
    c. le 9 et 10 novembre 1800
  2. De quelle année date la création de la légion d’honneur?
    a.
    1802
    b.1806
    c.1812
  3. Quand a eu lieu l’attentat de la rue Saint-Nicaise, qui visait Napoléon Bonaparte?
    a.
    24 décembre 1800
    b.24 décembre 1802
    c.24 décembre 1804
  4. Quelle est la date du sacre de Napoléon 1er?
    a.
    2 décembre 1802
    b.2 décembre 1804
    c.2 décembre 1806
  5. Quand a lieu la bataille de Trafalgar?
    a.
    21 octobre 1805
    b. 22 novembre 1806
    c.23 décembre 1807
  6. Quand a lieu la bataille d’Austerlitz?
    a.
    2 décembre 1805
    b.3 décembre 1806
    c.4 décembre 1807
  7. Quelle est la date de signature du Concordat?
    a.
    15 juillet 1801
    b.15 juillet 1806
    c.15 juillet 1811
  8. Quand a lieu le mariage entre Napoléon et Marie-Louise d’Autriche?
    a.
    1806
    b.1810
    c.1812
  9. En quelle année a eu lieu la célèbre bataille de Waterloo?
    a.
    1813
    b.1814
    c.1815
  10. Quelle est la date de promulgation du Code civil?
    a. 1804
    b. 1809
    c. 1813

 

RESULTATS

Questions 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Réponses b a a b a a b b c a

 

7- A lire… « Le Monde en guerre »    

 

« Une diplomatie donneuse de leçons est l’antithèse d’une diplomatie efficace. Contrairement à ce que pensent les néoconservateurs, la diplomatie n’existe pas pour apporter au monde la justice et la démocratie ; elle est faite pour lui conserver la paix ». C’est ce que déclare Renaud Girard, énarque ayant choisi le journalisme, correspondant de guerre au Figaro depuis 1984 ayant couvert pratiquement tous les conflits des trente dernières années.

Expert des grandes crises mondiales, diplomatiques, économiques et financières, Renaud Girard publie « Le Monde en guerre – 50 clefs pour le comprendre », aux Editions Montparnasse (367p., 22 €).
Extraits (*).

« Il faut réinventer la géopolitique en retrouvant notre liberté d’action. C’est en se servant de l’Europe en tant que puissance que la France peut refuser l’hégémonie judiciaire et financier des Etats-Unis. […] De même, il faut se servir de l’Europe pour permettre aux Africains de demeurer chez eux en échange    de programmes de développement ».

« La réintégration dans l’OTAN a été un mauvais message. L’important est notre indépendance. Je suis très attaché à la dissuasion nucléaire que nous a donnée le général de Gaulle. Quand le prochain président de la République rencontrera le président russe, il pourra le regarder droit dans les yeux car notre pays dispose d’une défense indépendante ».

« La France a les moyens de redevenir un grand médiateur international. Au Moyen-Orient, efforçons-nous de réconcilier chiites et sunnites ».
(*)FigMag-231216-34/35-PatriceDeMéritens

 

Richard POGLIANO

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