REGARDS EN COIN (11)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Selon Mario Draghi, la crise est finie
2. L’étau se resserre autour de la Grèce
3.
Vers une nouvelle révolution industrielle

  1. Selon Mario Draghi, la crise est finie

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) anticipe une croissance solide dans la zone euro dans les trois ans à venir. Il mise pour cela sur son programme de rachat d’actifs, de dette publique et privée, qui portera sur 1 140 milliards d’euros d’ici à septembre 2016, au rythme de 60 milliards par mois, et devrait permettra d’arriver à un taux d’inflation d’environ 2 %.

Après avoir imposé son programme d’assouplissement monétaire, malgré la forte résistance de l’Allemagne, le président de la BCE annonce maintenant « la fin de la crise dans la zone euro ». Mario Draghi prévoit désormais une croissance de 1,5 % pour la zone euro en 2015 (en décembre 2014, il évoquait  seulement 1 %), 1,9 % en 2016 et 2,1 % en 2017.

Le redémarrage de la deuxième économie du monde serait une bonne nouvelle, d’autant que la Chine vient de revoir à la baisse son objectif de croissance, désormais fixé à 7 % pour 2015, le chiffre le plus faible depuis 1990.

  1. L’étau se resserre autour de la Grèce

Le 30 juin est la date butoir des négociations entre l’Europe et la Grèce.
Actuellement les parties campent sur leurs positions. L’Europe reste sur une stratégie « 
très périlleuse d’étranglement et d’ultimatums adressés pars ses créanciers à la Grèce », dénoncée par le Nobel d’économie Joseph Stiglitz. De l’autre, la Grèce maintient sa tactique de dramatisation et annonce que le pays est au bord du défaut de paiement, « Athènes devrait avoir de quoi tenir financièrement jusqu’au 30 juin ».

A partir du 30 juin, deux scénarios sont possibles.
Soit un accord est trouvé, la Grèce reçoit les 7,2 milliards d’euros qu’elle demande et un calendrier est mis en place pour l’élaboration d’un troisième plan d’aide et de restructuration de la dette hellénique.
Soit aucun accord n’a lieu, le gouvernement grec maintient son projet d’augmentation du salaire minimum, exclut toute augmentation de la TVA et toute nouvelle baisse des pensions, ne reçoit pas ses 7,2 milliards d’euros et ne peut régler les 3,2 milliards dus à la Banque Centrale Européenne dès le 20 juillet, le risque de la sortie de l’euro est alors inéluctable.

Sauf à réaliser un ʺtour de passe-passe comptableʺ, comme avec l’Irlande, en proposant aux grecs de substituer à l’ancienne dette une nouvelle dette, plus importante certes mais à des conditions plus avantageuses… en totale violation avec les traités européens !

  1. Vers une nouvelle révolution industrielle

L’idée de la mise en place d’une économie circulaire est une idée qui fait son chemin, lentement mais surement.

Il s’agir de mieux consommer, mais surtout de mieux produire. Un système d’économie circulaire que l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie, ADEME, définit comme « un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits, vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement ».

C’est à dire, fabriquer des biens qui utiliseront toujours moins de ressources non-renouvelables, et donc qui génèreront de moins en moins de déchets. Jusqu’à ce que l’ensemble de ces déchets soit totalement recyclable. Des produits qui, eux aussi, lorsqu’ils seront inutilisables, seront totalement recyclés ou reconditionner pour fabriquer de nouveaux biens.

C’est bon pour l’environnement, mais cela permet aussi de faire face à la menace de raréfaction des ressources, aussi bien en matières premières qu’en énergie…

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