REGARDS EN COIN (107)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Macron face à Borloo
2. 1 an à Matignon
3. La situation de nos retraités
4. 5 621 000 demandeurs d’emploi
5. Vos défauts sont des qualités
6. Les coulisses du Festival
7. Banques et débits frauduleux

1.► Macron face à Borloo
Alors que Jean-Louis Borloo est omniprésent, sur le terrain et dans les médias, depuis déjà plusieurs semaines pour faire le service «avant-vente» de son rapport sur les banlieues, l’Elysée temporise. Missionné en novembre dernier par Emmanuel Macron pour faire des propositions, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a finalement rendu un pavé de 164 pages au Premier ministre le 26 avril dernier (*).
Mardi matin, Emmanuel Macron recevra à l’Elysée des acteurs (politiques, associatifs, éducatifs…) et des habitants des banlieues pour échanger avec eux, « fixer un cap et une vision dans un discours » et faire plusieurs annonces, indique la présidence. « L’enjeu n’est pas de réinventer de grands dispositifs », qui « viennent d’en haut », mais d’« être efficace », poursuit l’Elysée, donnant en exemple une mesure pour garantir 30.000 stages de troisième aux collégiens des quartiers prioritaires.

Une « surmédiatisation » ?
Une façon implicite de tempérer les ardeurs de Jean-Louis Borloo qui sillonne les villes de banlieue et multiplie les rencontres avec des élus locaux pour fédérer autour de ses 19 programmes, dont l’addition s’élève à 48 milliards d’euros – une facture qui refroidit l’exécutif.
« Borloo travaille à l’ancienne, c’est un rapport de force, un bras de fer qu’il a instauré avec Macron », déplore un acteur de terrain qui s’est étranglé en entendant Jean-Philippe Acensi, président de l’association « Bleu blanc zèbre » annoncer le 10 avril dernier sur RMC que le rapport serait présenté le 26 avril, alors que l’exécutif, qui l’avait commandé, n’avait encore rien annoncé. « J’ai engueulé Borloo ! Surmédiatiser ce rapport, annoncer sa publication avant l’exécutif, et s’entourer de maires démissionnaires c’était maladroit, comme une provocation à Macron », poursuit notre source, pourtant proche de Borloo et élogieuse sur le rapport.

« Le plan Borloo n’est qu’une initiative parmi d’autres »
Matignon a finalement attendu le 25 avril pour annoncer que le rapport serait remis le lendemain. Et le chef de l’Etat a pris son temps : un mois après la présentation du rapport, il fera quelques annonces mardi. « Il parlera du rapport Borloo, mais pas uniquement. Il s’agit d’une initiative parmi d’autres, sa réflexion s’appuie sur bien d’autres éléments », tempère la présidence, qui cite le groupe « Politique de la ville » formé par une cinquantaine de députés macronistes en décembre dernier et le conseil présidentiel pour les villes, créé par Emmanuel Macron. Ses 25 membres, dont l’humoriste Yassine Belattar, se réuniront pour la première fois autour du président mardi matin.
« Le gouvernement n’a pas attendu Borloo, il a déjà fait beaucoup pour les banlieues », vante une source proche de l’Elysée, qui rappelle le discours de Tourcoing avant d’égrener les emplois francs, le dédoublement des classes de CP, le doublement des fonds consacrés à la rénovation urbaine (de 5 à 10 milliards d’euros) et l’expérimentation de la police de sécurité du quotidien, en envoyant au passage un tacle au rapport : « la sécurité, Borloo n’en parle pas dans son rapport, alors que c’est une des préoccupations principales des habitants ». « Faux procès, réplique le maire PCF de Grigny Philippe Rio, Borloo n’a pas été missionné pour faire un plan sur la sécurité intérieure ou la lutte antiterroriste ».

Rapport de force entre élus locaux et sommet de l’Etat
Cette séquence banlieues donne le sentiment qu’on rejoue le match entre les territoires et le sommet de l’Etat, tendu dès le début du quinquennat. A deux ans des municipales, les élus locaux, veulent se faire entendre à l’Elysée. Les tribunes de maires et d’associations locales se sont multipliées pour soutenir les programmes de Jean-Louis Borloo. Jeudi, François Baroin (LR), le président de l’Association des maires de France (AMF) a affirmé son soutien aux principales orientations du rapport et appelé Emmanuel Macron à le prendre « en compte ».
« Après le débat sur budget 2018, on était déçu car il n’y avait pas grand-chose sur les quartiers », se souvient la députée LREM du Nord Catherine Osson, membre du groupe de travail « Politique de la ville ». « Mais on a été entendus par le président… enfin on verra mardi », dit-elle.
Mêmes attentes fortes du côté des maires. « La parole présidentielle ne peut pas être deçà du rapport Borloo », estime Philippe Rio qui attend « une parole forte, républicaine, qui redonne confiance », tout en se méfiant de « la technocratie et Bercy qui risquent de passer à la moulinette des propositions qui ont fait leur preuve sur le terrain ». Il prévient : « ce serait une erreur politique majeure de ne pas prendre ce dossier, le président doit aussi agir pour les derniers de cordée ». En attendant mardi, l’Elysée assure que le président « partage avec Borloo le constat d’urgence ».
(*)20Minutes-LaureCometti-18052018

2.► 1 an à Matignon
L’aventure débute par du cocasse : le 24 avril 2017, Edouard Philippe se rend au QG d’En Marche ! pour rencontrer Emmanuel Macron. Le député-maire du Havre est étalé sur la banquette arrière d’une voiture, caché sous des couvertures, pour échapper aux caméras. La cachotterie vaut le coup. Quelques jours plus tard, le chef de l’Etat le fait entrer à Matignon.
« La seule image que je trouve comparable au chef de gouvernement, c’est chef d’orchestre », dira-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne me prends pas pour le compositeur, ni pour le premier soliste, et pas davantage pour le percussionniste au fond de la salle ». En un an, l’ancien élu Les Républicains est devenu l’exécutant des promesses de campagne du nouveau président (*).

D’inconnu à chef d’orchestre
A sa nomination, l’ancien bras droit d’Alain Juppé est inconnu du grand public. Il n’a jamais été ministre et depuis l’affaire Fillon, il se tient loin des caméras. Fin septembre, un sondage révèle que 38% des Français sont incapables de donner précisément son prénom et son nom.
« Comme Jean-Marc Ayrault avant lui, Edouard Philippe est plutôt perçu comme un élu local en arrivant à Matignon et en déficit de notoriété au niveau national », confirme Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. « Mais sa fonction l’a rendu très vite incontournable. Son image s’est ensuite autonomisée par rapport à celle du président ».

Il décide, j’exécute
« Moi je l’aime bien, Emmanuel. Vraiment. Individuellement d’abord. Et je crois que je suis d’accord avec lui à peu près sur tout ». Ses propos datent… de juillet 2016. Un documentaire diffusé mardi sur France 3 montre que le bras droit d’Alain Juppé vantait déjà les mérites du candidat Macron (même s’il ne croyait pas en sa victoire).
La députée LREM Marie Guévenoux, ancienne LR proche du Premier ministre, confirme à l’AFP l’alchimie entre les deux camps : rejoindre Macron, « quand on vient de l’école Juppé, c’est sans doute une vraie libération ». A Matignon, le Havrais n’a donc aucun mal à trouver sa place pour orchestrer le programme présidentiel. « Ils s’entendent très bien, le couple exécutif fonctionne avec beaucoup de fluidité et de respect », vante Matignon. « Chacun est dans son rôle : le président préside, le Premier Ministre manage, et le gouvernement exécute ».
« Il y a entre les deux hommes une profonde convergence sur la nécessité et la manière de réformer la France », reconnaît Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof. « Emmanuel Macron est très présent sur le terrain des réformes, mais dans le couple exécutif, c’est souvent le Premier ministre qui doit assumer les décisions qui vont faire grincer des dents… »

Concertation et humour
SNCF, Notre-Dame-des-Landes, réduction de la vitesse à 80 km/h sur certaines routes… Le chef du gouvernement semble davantage en première ligne ces dernières semaines. Son cabinet évoque seulement des dossiers « plus médiatiques » et fait valoir autant la « fermeté » du Premier ministre sur ces sujets que la place laissée à la « concertation ». Ses détracteurs, notamment parmi les syndicats, dénoncent plutôt une écoute mise en scène et des décisions déjà tranchées à Matignon… voire à l’Elysée.
Qu’importe, l’homme est droit dans ses bottes, dit son cabinet : « Edouard Philippe est très vite entré dans le rôle de Premier ministre. En un an, les gens l’ont découvert. Il est aujourd’hui clairement identifié comme un homme d’Etat, un homme droit et drôle ». L’humour est une de ses particularités. Edouard Philippe aime en teinter ses discours ou interventions médiatiques, se permettant même un festival lors d’une soirée au Casino de Paris.
« De l’humour et du flegme. Etre sérieux sans se prendre au sérieux comme lors de son lapsus face aux rugbymen », dit Frédéric Dabi. « Ça participe à la construction d’une image assez originale… un petit peu celle d’un Giscard sympathique ».
(*)20Minutes-ThibautLeGal&LC-15052018

3.► La situation de nos retraités
En tenant compte des décès, il y avait au 31 décembre 2016, 149.000 retraités de plus que fin 2015, soit une hausse de 0,9 %…
Les chiffres sont en légère hausse. La France comptait fin 2016 plus de 16,1 millions de retraités, qui percevaient une retraite moyenne de 1.389 euros brut par mois, selon une étude publiée ce mercredi par le service statistique du ministère des Affaires sociales (Drees).
Durant l’année 2016, 676.000 personnes ont liquidé pour la première fois une retraite « de droit direct » en mettant fin à leur carrière. En tenant compte des décès, il y avait au 31 décembre 149.000 retraités de plus que fin 2015, soit une hausse de 0,9 %.

Une hausse moyenne de 1,1 % de 2011 à 2015
Cette augmentation « s’inscrit dans la tendance des dernières années », avec une hausse moyenne de 1,1 % de 2011 à 2015, nettement « moins soutenue » que les 2,6 % observés entre 2005 et 2010, du fait du recul progressif de l’âge légal de départ à la retraite et de l’âge de départ à taux plein.
En ajoutant les pensions de réversion, le nombre total de retraités a progressé de 0,8 % en 2016, à 17,2 millions, dont près de 1,6 million résidant à l’étranger.

L’écart entre femmes et hommes s’est légèrement réduit
Malgré l’absence de revalorisation des pensions, le montant moyen de la retraite de droit direct s’est accru de 0,9 %, à 1.389 euros brut mensuels, soit 1.294 euros net après prélèvements sociaux. Une hausse mécanique, les nouveaux retraités « disposant de carrières plus favorables » et donc de pensions plus élevées que ceux qui décèdent.
L’écart entre femmes et hommes s’est légèrement réduit, de 39,2 % à 38,8 %, les premières percevant en moyenne 1.070 euros brut, contre 1.740 pour les seconds.
En incluant les pensions de réversion, le montant mensuel moyen servi aux retraités s’est établi à 1.532 euros brut (1.429 euros net) et l’écart entre femmes et hommes s’est trouvé réduit à 25 %. La somme des pensions de retraite versées en 2016 a gonflé de 1,7 %, à 308,4 milliards d’euros, soit 13,8 % du produit intérieur brut (PIB) du pays.
(*)20Minutes-AFP-160518

4.► 5 621 000 demandeurs d’emploi
En moyenne au premier trimestre 2018, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s’établit à 5 621 000. Parmi elles, 3 435 900 personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2 185 100 exercent une activité réduite (catégories B, C).
Pôle emploi et la Dares publient les premiers chiffres de 2018. On y découvre que l’Hexagone compte au total plus de 5 930 000 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, DOM compris (hors Mayotte).

Hausse sur un an
Si le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche) diminue de 1 % ce trimestre (- 33 000), la baisse est de 1,4 % sur un an. Les personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) sont en hausse de 1,8 % par rapport au trimestre précédent et celles en activité réduite longue (catégorie C) de 1,4 %.
Au total, pour ces trois catégories, le nombre de demandeurs d’emploi est stable sur ce trimestre, mais affiche 2,1 % d’augmentation sur un an.

Baisse des catégories D et E
Toujours sur les 3 premiers mois de l’année, 634 800 personnes inscrites à Pôle emploi n’étaient pas tenues de rechercher un emploi. Elles sont soit non immédiatement disponibles et sans emploi (catégorie D, par exemple : formation, contrat de sécurisation professionnelle, maladie), soit dotées d’un emploi (catégorie E, par exemple : création d’entreprise, contrat aidé). Sur ce trimestre, le nombre d’inscrits en catégorie D affiche une baisse de 5,3 % et celui des inscrits en catégorie E de 5,2 %.
P.S. Pour rappel, la publication de ces indicateurs est désormais trimestrielle.
(*)CourrierCadres-JulieTadduni-25042018

5.► Vos défauts sont des qualités
Votre entourage vous l’a répété au fil des mois : “Pour préparer ton entretien, trouve trois défauts qui soient aussi des qualités”. Ce conseil est en réalité une fausse bonne idée (*).
Pour comprendre pourquoi, mettez-vous quelques secondes dans la peau de votre interlocuteur. Si vous êtes le 5e candidat de la journée, combien de fois, d’après vous, aura-t-il entendu le fameux “je suis perfectionniste” ?

Terrain miné
Cette question ne sert à rien de l’aveu même des recruteurs. Pourtant, elle reste très courante. Pour le candidat, il s’agit donc de faire avec. À moins que vous sachiez éviter que l’employeur ne s’en empare. Et la solution est entre vos mains. Lorsque le recruteur vous demande de vous présenter, si votre “pitch” est réussi, il y a très peu de chances que la question se présente par la suite. “Ne racontez pas votre carrière de façon chronologique, mais parlez de ce qui va intéresser votre interlocuteur, présentez votre offre de service en fonction de ses besoins”, explique Christel de Foucault, conférencière et formatrice sur les techniques de recherche d’emploi. Détaillez ce que vous savez faire en indiquant que vous vous appuyez sur telle ou telle qualité personnelle et développez avec des exemples en contexte professionnel.
Apprenez ces 3 premières minutes de présentation. Cela vous mettra en confiance. Pour le reste, attention. Si vous préparez vos défauts et qualités à l’avance, il y a de grandes chances que lors de l’entretien, à cause du stress, ce soit le trou noir. Surtout si c’est un défaut qui ne vous correspond pas. “Il faut toujours dire la vérité, commente Christel de Foucault. Quand on a tout oublié, on se souvient de ce que l’on est !”

Osez les défauts inavouables
Ayez en tête que l’important n’est pas l’adjectif mais le développement du propos. Le secret est là : apprenez à étayer ! Choisissez un vrai défaut, même un défaut a priori inavouable, et rassurez. Christel de Foucault se souvient d’assistantes de direction qui ont répondu par réflexe qu’elles étaient désorganisées. “Dans ces situations, vous avez deux options : soit la personne ne développe pas et s’effondre. On voit dans ses yeux qu’elle se reproche d’avoir prononcé ce mot ; soit la candidate explicite en indiquant que si elle l’est dans la vie privée, elle en a conscience et que, par conséquent, dans sa vie professionnelle, elle procède de telle ou telle façon.”
De même un candidat timide ne pourra le cacher en entretien. Autant s’en servir en expliquant que ce côté réservé lui permet de se placer dans une position d’observateur et de prendre du recul.
Voilà donc pour les défauts, si a contrario vous appréhendez d’évoquer vos qualités, craignez de passer pour un vantard, appuyez-vous sur vos précédents employeurs ou collègues. Par exemple : “Mes managers ont toujours dit de moi que je suis quelqu’un qui garde son sang froid. Mes clients que ma qualité principale était l’écoute, ce qui dans la vente permet de bien analyser le besoin pour proposer une offre de service adaptée.”
Et pour être à l’aise dans l’exercice, pas de miracle, comme le confirme Christel de Foucault : “Il n’y a pas de bonnes qualités ou de bons défauts, juste de bons développements. Il faut s’entraîner à acquérir la technique en passant le plus possible d’entretiens, même si le poste ne convient pas, est trop loin, pas assez payé… On est bon quand on a beaucoup joué ! ».
(*)Rebondir-AlineGérard-16052018

6.► Les coulisses du Festival
Réquisitionner un hélico pour une chemise», remplacer le sol dans une suite… un majordome raconte les folies de la Croisette (*).
Toujours disponible mais surtout discret. De jour comme de nuit, dans les couloirs feutrés de l’hôtel Barrière le Majestic, l’un des plus prestigieux palaces de la Croisette, Gilles Carletto est prêt à dégainer son combiné.
Les désirs des plus grandes stars hébergées dans l’hôtel, c’est à ce « responsable majordome » et à son équipe de deux bulters qu’il appartient d’y répondre.
Un service inclus dans le prix des cinq suites «signatures» (de 85 m2 à 450 m2) facturées jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros la nuit. A ce prix-là, l’équipe est prête « à satisfaire toutes les demandes, dans les limites de la légalité bien sûr », explique le responsable.

Que ces hôtes VIP se sentent « comme chez eux »
Une décoration à revoir, des fleurs à installer, un canapé à bouger pour une ambiance davantage feng shui, une moquette à remplacer par du parquet (si, si c’est déjà arrivé…), rien n’est vraiment impossible pour que ces hôtes VIP se sentent « comme chez eux ».
« Si nous avons affaire à des habitués, c’est facile. Nous savons comment organiser les suites, explique le majordome de 48 ans, formé à Dubaï. Si c’est leur premier séjour, nous prenons contact avec leurs équipes ou directement avec eux pour connaître leurs préférences. »

Au secours de Jeanne Moreau
Gilles Carletto est aussi rodé aux situations de crise. « Une fois, à la demande d’un client, nous avons réquisitionné un hélico pour transporter de Cannes à Monaco une chemise sur laquelle il voulait faire installer une boutonnière en diamants, raconte-t-il. Le tout en moins de deux heures. »
Ce MacGyver de la Croisette avait été aussi appelé à la rescousse pour « réparer la boucle d’oreille de Jeanne Moreau, cassée juste avant une montée des marches ». Pari tenu. « J’avais pu la bricoler avec un trombone », se souvient Gilles Carletto.
(*)20Minutes-FabienBinacchi-16052018

7.► Banques et débits frauduleux
Ils ne connaissent pas la crise…
Les débits frauduleux sur les comptes bancaires n’ont jamais été aussi nombreux selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), publiée ce mercredi. 1,2 million de ménages ont été victimes au moins une fois de ce procédé en 2016 contre 500.000 en 2010.
Dans 64 % des cas, le préjudice était égal ou inférieur à 300 euros. Les escroqueries supérieures à 1.000 euros ont représenté 13 % des cas.

Des achats de plus en plus effectués à partir d’un site étranger
Au total, 69 % des victimes se sont aperçues de la fraude en consultant leur relevé bancaire tandis que 22 % ont été prévenus par leur banque. Reste que pour la plupart des ménages (64 %), ils ignorent totalement comment l’auteur a procédé pour obtenir leurs coordonnées bancaires.
Au final, pour près de 68 % des victimes en 2016, le débit frauduleux a servi à réaliser des achats dont 58 % en ligne. A ce propos, la part des achats effectués à partir d’un site étranger augmente, passant de 16 % en 2014 à 21 % en 2015 pour atteindre 24 % en 2016. Enfin, « les escroqueries consécutives à un retrait effectué à partir d’un distributeur piraté sont, en proportion, de moins en moins nombreuses. Elles représentaient 13 % des escroqueries déclarées en 2014, un peu moins de 9 % en 2015. Elles ne concernent, en 2016, plus que 7 % des ménages victimes », précise l’ONDRP dans cette enquête.

Richard POGLIANO

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