REGARDS EN COIN (102)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Le lapin de Pâques
2. A l’école dès 3 ans
3. Retraite et rachat de points
4. Le million de Carlos
5. Sous la barre des 3%
6. La peur de l’avion
7. Les nouveaux modes de livraison

1.► Le lapin de Pâques
Les fêtes de Pâques riment avec chocolats. Près de 15.000 tonnes sont vendues à cette période, selon les chiffres du Syndicat du chocolat. Depuis plusieurs années, une figure semble s’imposer dans l’univers des sujets : le lapin (*).
Mais si on sait d’où viennent les cloches et les œufs en chocolat, on s’interroge sur la présence de ce -certes sympathique- lapin. Qui des cloches, des lapins ou des cocottes sont réellement chargés de la livraison des œufs en chocolat ? 20 Minutes a mené l’enquête et les traditions varient selon les pays.
Des œufs de Pâques, pas très catholiques
Pour appréhender les origines du lapin de Pâques, il faut commencer par parler des œufs. L’œuf est un symbole païen, de fertilité, de vie et de renaissance. Dans l’Antiquité, Egyptiens, Perses et Romains s’offraient déjà des œufs peints. En Gaule, les druides les teignaient en rouge en l’honneur du soleil.
L’œuf se retrouve aussi dans la religion juive. A Pessa’h, les Juifs commémorent la sortie du peuple hébreu d’Égypte et sur le plateau de la soirée du Seder, il rappelle le deuil de la destruction du Temple.
Dans la tradition chrétienne, les œufs sont interdits durant le Carême. Au Moyen-Âge, ils sont conservés pour être décorés et offerts à Pâques parce que les Chrétiens ont trouvé que l’œuf était le parfait symbole de la résurrection du Christ. A l’origine, il s’agit d’un simple œuf de poule, au XVIIIe siècle, il est vidé et rempli de chocolat liquide. L’œuf en chocolat tel qu’on le connaît apparaît avec le développement du moulage à la fin du Second Empire, associé à la poule ou au poussin, sous la forme de sujet en chocolat. « L’œuf en chocolat reste le sujet le plus apprécié chez les artisans », estime Sylvie Collin, secrétaire générale de la confédération des chocolatiers-confiseurs
Les cloches, de vraies grenouilles de bénitier
Dans les pays de tradition orthodoxe comme la Russie ou la Grèce, lors du repas familial du samedi saint, chacun choisit un œuf décoré : deux à deux, chacun frappe son œuf contre celui de son voisin de gauche, le dernier qui garde son œuf intact a gagné.
Chez les catholiques, à partir du Jeudi saint, qui marque le début de la Passion de Jésus Christ, les cloches sont condamnées au silence pendant trois jours en signe de deuil. En France, en Belgique et en Espagne, il est d’usage de raconter aux enfants que les cloches partent à Rome se faire bénir. A leur retour, le dimanche de Pâques, elles reviennent chargées de friandises en chocolat qu’elles lâchent dans le jardin. Et les bambins se font une joie de chercher œufs, des poules, cloches, mais aussi des lapins !
Le lapin de Pâques est un Teuton païen
En Allemagne, en Autriche, en Suède, en Suisse et en Alsace Moselle, les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase). Dans l’Allemagne préchrétienne, les Teutons vénéraient Eostre, déesse du printemps et de la fertilité, dont le symbole était le lapin. Eostre donnera par ailleurs son nom à la fête de Pâques en Allemand (« Ostern ») et en anglais (« Easter »).
Une autre légende allemande raconte qu’une femme cacha des œufs décorés dans son jardin pour ses enfants. Ceux-ci, apercevant un lièvre, ont cru qu’il avait pondu ces derniers. En Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe et Westphalie par un renard, dans la région de Hanovre, par un coucou, et au Tyrol par une poule.
Le lièvre allemand a aussi traversé l’Atlantique grâce aux huit millions d’immigrés allemands qui se sont installés dans le Nouveau monde de 1680 aux années 1900. Aux Etats-Unis, il est devenu « Easter Bunny », le lapin de Pâques qui cache des œufs dans le jardin.
Le lapin de Pâques a aussi galopé au Brésil, grâce à l’immigration germano-suisse commencée par le roi de Portugal en 1818, et poursuivie dès 1824 par l’épouse du premier Empereur du Brésil, l’archiduchesse autrichienne Marie Léopoldine d’Autriche.
En Italie, pendant la période de Pâques, on trouve aussi de sympathiques lapins qui portent des œufs, il s’agit précisément d’un lièvre variable, qui pour Saint Ambroise évoquait la Résurrection car il a la particularité de changer de pelage et de couleur au printemps.
Le lapin de Pâques n’a pas que des amis
Mais le lapin de Pâques n’a pas fait des émules partout. Dans un Mexique très catholique, célébrer Pâques avec du chocolat et des lapins n’est pas très bien vu, une grande partie de la semaine sainte y est observée. Luttant contre la prolifération des lapins qui font des ravages sur le continent, les Australiens tentent de remplacer le lapin de Pâques par le Bilby de Pâques, un petit marsupial menacé de disparition.
Selon une légende finlandaise, les sorcières (« Virpominen ») et les trolls sont de sortie entre le Vendredi Saint et le jour de Pâques. Du coup, déguisés en sorcières, les enfants sonnent chez les voisins pour recevoir des friandises.
Au Portugal, le dimanche des Rameaux, les filleuls offrent un brin d’olivier à leur parrain et un bouquet de violettes à leur marraine, en échange, le dimanche de Pâques, les parrains et marraines offrent à leurs filleuls un Folar, une sorte de brioche, symbole de réconciliation et d’amitié. Le lapin de Pâques, d’origine allemande, a donc été adopté un peu partout, mais il n’a pas encore creusé son terrier partout dans le monde.
(*)20Minutes-AnneDemouin-30032018

2.► A l’école dès 3 ans
La scolarité deviendra obligatoire dès l’âge de 3 ans à partir de la rentrée 2019: c’est la mesure phare qu’annoncera Emmanuel Macron en lançant ce mardi les Assises de l’école maternelle, a indiqué l’Elysée.
Cette mesure, qui rendra la maternelle obligatoire et devra passer par une loi, concernera quelque 26.000 enfants puisqu’actuellement déjà 97 % sont scolarisés dès 3 ans, avec quelques disparités notamment en Guyane et à Mayotte, a précisé l’Elysée.
La maternelle « ne doit plus être considérée comme un mode de garde »
« Cette décision traduit la volonté du président de faire de l’école le lieu de l’égalité réelle et une reconnaissance de la maternelle, qui ne doit plus être considérée comme un mode de garde ou une préparation à l’école élémentaire mais comme une véritable école, tournée vers l’acquisition du langage et l’épanouissement de l’enfant », explique l’Elysée.
La réforme de la maternelle en préparation succède à toute une série d’initiatives gouvernementales dans le domaine éducatif, après les classes de CP dédoublées dans les zones défavorisées, la modification de la procédure d’accès à l’université, la réforme du bac et de la formation professionnelle
C’est l’objet des Assises qui réunissent ce mardi et mercredi chercheurs et experts du développement de l’enfant au Centre national des arts et métiers, dans le centre de Paris.
L’allocution du chef de l’Etat sera précédée de celles du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer et du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, sollicité pour préparer la réforme.

3.► Retraite et rachat de points
Question à un expert.
Comme pour le régime de base de la Sécurité sociale, les régimes complémentaires de retraite des salariés les autorisent à racheter des points des caisses Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés non-cadres) ou Agirc (Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres) au titre des années d’études supérieures.
Trois conditions sont nécessaires : ne pas avoir liquidé ses droits à la retraite, avoir moins de 67 ans et avoir racheté au préalable des trimestres pour ces mêmes périodes dans le régime de base de la Sécurité sociale. Une année rachetée, soit quatre trimestres, ouvre droit à un rachat de 70 points Arrco ou Agirc. Dans chaque régime, 210 points peuvent donc être rachetés au maximum.
Compte tenu de la valeur des points de ces deux régimes, l’enjeu maximum, en gain annuel de retraite brute, est donc de 263 euros à l’Arrco et de 91 euros à l’Agirc. À ces montants, il convient d’ôter les prélèvements sociaux (maximum 10,1 %) et l’impôt sur le revenu. Au total, l’enjeu est finalement dérisoire par rapport aux sommes à dépenser pour le rachat de trimestres dans le régime de base. Déductible du revenu imposable
Pour les régimes de l’Arrco et de l’Agirc, le coût de l’opération est obtenu en multipliant le nombre de points à racheter par la valeur du point dans le régime, puis par un coefficient d’âge, fixé en fonction des tables de mortalité. Il est donc lié à l’espérance de vie de l’assuré.
De ce fait, le rachat n’a statistiquement aucun intérêt financier. En revanche, ce rachat étant intégralement déductible du revenu imposable, le gain se fera principalement sur l’éventuelle économie d’impôt générée. Si un rachat de trimestre doit être étudié, c’est plutôt dans le cadre du régime de base. Contrairement au rachat de trimestre auprès de l’Arrco ou de l’Agirc, il peut avoir un réel intérêt économique.

4.► Le million de Carlos
Carlos Tavares, patron de PSA, empoche un million d’euros pour le rachat d’Opel

La nouvelle risque de contrarier les ouvriers allemands d’Opel, en plein plan de départs volontaires. Le patron de PSA Carlos Tavares va toucher une rémunération exceptionnelle d’un million d’euros, liée à la mise en œuvre du plan de redressement de sa filiale allemande Opel, selon le document de référence du groupe automobile consulté ce vendredi.
Cette prime permet à Carlos Tavares de porter sa rémunération totale à 6,7 millions d’euros au titre de l’année 2017, contre 4,7 millions en 2016 et 5,2 millions en 2015. La publication de ces informations réglementaires, consultables sur le site internet du groupe, intervient au moment où la filiale Opel/Vauxhall, acquise à l’été 2017, vient d’annoncer un plan de départs volontaires pour ses salariés allemands.
Une prime déjà prévue au moment du rachat
La marque à l’éclair perd de l’argent de façon chronique depuis une vingtaine d’années. Selon le document de référence de PSA, une rémunération exceptionnelle d’un million d’euros sera attribuée à Carlos Tavares pour « l’élaboration et la mise en place du plan de redressement d’Opel Vauxhall ».
Cette prime « est liée aux enjeux que représente l’acquisition d’Opel/Vauxhall, en termes de changement de dimension du groupe, et sur la nécessité de redresser la situation d’Opel le plus rapidement possible », a déclaré un porte-parole du groupe. Ces primes liées à une acquisition sont courantes dans le monde des affaires.

5.► Sous la barre des 3%
Déjouant les sombres pronostics de la Cour des comptes, nous sommes repassés pour la première fois depuis 2007 en dessous des 3 % du PIB de déficit (*). Celui-ci ne sera que 2,6 % au lieu de 2,9 % prévu, grâce à de très bonnes recettes fiscales générées par le surplus de croissance. Alors que nous étions le dernier pays, avec l’Espagne, à rester dans la procédure de déficit excessif, que nous avions échappé de justesse depuis trois ans aux sanctions de Bruxelles, nous sommes enfin revenus dans les clous.
Cependant, il faut se garder de pavoiser. D’abord, nous traînons toujours le problème des 10 milliards extorqués à tort aux entreprises par M. Hollande et qu’il a fallu rendre. Des acrobaties financières ont permis de retarder l’année de la prise en charge de cette bévue, mais elle pèsera sur 2018 et 2019 : le gouvernement prévoit un déficit à 2,8 %, et 2,9 % les années suivantes (peut-être moins si la croissance se maintient, mais elle semble fléchir en ce début de 2018). Ensuite, l’amélioration n’est due qu’à un surplus de recettes. Les dépenses ne diminuent pas, loin de là, et nous restons vice-champion du monde des impôts. Notre taux de prélèvement obligatoire n’est battu que par celui du Danemark.
Mais, surtout, regardons les chiffres en face. 2,6 % de déficit ne signifie pas que les recettes se montent à 97,4 % des dépenses mais que le trou représente 2,6 % du PIB, soit 66 milliards d’euros. En fait, malgré l’avalanche d’impôts en tout genre, nous ne couvrons que 86 % des débours et nous ne sommes plus à l’équilibre depuis 1974. Aucun ménage ne pourrait tenir avec un tel trou, mais notre pays est drogué à la dette. Celle-ci est passée de 96,6 % du PIB, en 2016, à 97 %, en 2018. M. Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, espère que nous ne dépasserons pas les 100 %, mais ce pourcentage est purement symbolique, vu que l’Italie est à 132 % et le Japon à 230 %. Le système tient car la confiance règne. On prête à l’État français, car on estime que quoi qu’il arrive, il remboursera. Les créanciers ne demandent même qu’un intérêt symbolique. Mais cette confiance est récente et provient en grande partie du manque de rentabilité des autres placements. Elle pourrait donc rapidement s’effriter.
Nous ne sommes pas sortis des difficultés, loin de là. Le déficit cessera d’être dangereux en dessous de 1 %. Le gouvernement pense y arriver en 2021. Mais cette prévision suppose que nous ne connaîtrions, d’ici là, aucune crise, comme celle de 2008. En 2007, nous étions dans la même situation que maintenant avec l’espoir de nous en sortir rapidement. On connaît la suite. Or, les crises reviennent à intervalles réguliers et le cycle de prospérité a duré plus longtemps que d’ordinaire. Aussi, on peut annoncer sans risque de se tromper qu’un krach se produira en 2018, 2019 ou, au plus tard, 2020. Mais alors que les autres pays européens ont profité de l’embellie économique pour assainir leur situation et se préparer aux années de vaches maigres, nous émergeons seulement : je crains qu’il ne soit trop tard !
(*)BdVoltaire-ChristianDeMoliner-26032018

6.► La peur de l’avion
Quitter le plancher des vaches ou s’y poser est source d’angoisse pour de nombreuses personnes. La peur de l’avion est souvent irrationnelle, et on a beau rappeler aux phobiques qu’il est le moyen de transport le plus sûr au monde, pour certains, rien n’y fait.
Aujourd’hui, pour éviter que cela devienne un véritable handicap, il existe des formations spécifiques. A Toulouse, la capitale de l’aéronautique, des chercheurs de Laboratoire de chimie agro-industrielle de l’INP-Ensiacet ont décidé de plancher sur un nouveau concept pour déstresser les passagers, alliant musique et odeurs.
On connaissait R2D2, demain les clients des compagnies aériennes seront peut-être des adeptes du C2AO, pour casque aéro-audio-olfacto. Il ressemble à s’y méprendre aux équipements proposés pour regarder les films durant le vol. Sauf qu’un embout imprimé en 3D et odorisé permet de diffuser des effluves apaisantes.
10 % de voyageurs concernés
« On sait que 10 % des voyageurs stressent au décollage et à l’atterrissage. Nous connaissons les odeurs déstressantes, que ce soit la fleur d’oranger, la lavande ou la camomille, et les musiques qu’on pourrait leur associer. Nous avions déjà pensé à odoriser toute la cabine, mais ce n’est pas possible pour des questions d’allergènes, nous avons alors pensé au casqueo », explique Thierry Talou, chercheur au laboratoire et créateur du FlavLab, une version olfactive des Fab Lab.
Les filaments qui se trouvent dans le support en plastique jetable comportent donc des huiles essentielles, introduites à l’impression. A chaque nouveau vol, par mesure d’hygiène, il pourra être changé.
Connecté à un lecteur MP3, d’où seront diffusés aussi bien le souffle du vent que de la forêt, le casque pourrait être muni d’une petite pompe pour intensifier les fragrances. Mais l’objectif est d’avoir un support assez imprégné pour ne pas avoir un système trop sophistiqué.
Au Forum européen de la Science en juillet
Ce casque, élaboré dans le cadre du projet Print 4D, financé par le conseil régional d’Occitanie, pourrait être couplé à terme à des lunettes de réalité virtuelle. Mais avant d’en arriver là, cette innovation est pour l’heure testée en condition réelle sur un rack de sièges fournis par la société Air Support.
Elle sera officiellement présentée lors du forum européen de la Science, qui se tient au mois de juillet à Toulouse. Et si assez de compagnies se montrent intéressées, Toulouse Tech Transfer se chargera de mettre sur le marché le fameux casque C2AO.

7.► Les nouveaux modes de livraison
Tricycle, camion à gaz naturel ou cryogénique (*)… Les technologies évoluent et semblent à même de répondre aux préoccupations environnementales des professionnels du transport mais aussi aux nouvelles réglementations, demandées par les collectivités, afin de limiter les nuisances environnementales de la logistique urbaine. Transport de marchandises, livraisons, manutention, stockage, l’impact environnemental de cette activité est estimé à près de 34.000 tonnes de CO2 par an sur l’agglomération strasbourgeoise, dont 17 % sur le centre-ville. A cela s’ajoute des nuisances sonores et des tensions entre livreurs, riverains et habitants.
Aussi, dès le 1er septembre, les règles vont changer dans la Grande-Ile et les sociétés doivent s’y préparer. L’objectif est d’atteindre 100 % des livraisons en véhicules propres en 2022 ainsi que l’interdiction totale d’accès à l’ellipse insulaire pour les véhicules de livraison qui carburent au diesel, en 2021. Dans cette optique, Catherine Trautmann, vice-présidente de l’Eurométropole en charge du développement économique et Jean-Baptiste Gernet, adjoint au maire en charge des mobilités alternatives et de la logistique urbaine, se sont rendus mercredi chez le leader européen de la logistique du transport de produits alimentaires frais, le Groupe STEF à Bischheim qui présentait les dispositifs et les véhicules de livraison les plus adaptés aux centres-villes urbains. Alors voilà à quoi pourraient ressembler quelques-uns de ces véhicules du «dernier kilomètre».
Les Tricycles. Silencieux, sans émission de CO2, ils ont une charge utile de 250 kg, avec une assistance électrique. Mieux encore, le Freegones, de Kleuster permet de produire du froid sans pollution locale, tout en étant silencieux. C’est la « Rolls » du triporteur avec une grande puissance frigorifique qui propose une cellule de 1,54 m3 et peut utiliser également les pistes cyclables. Sa vitesse limitée à 15 km/h, permet « de limiter la casse » en cas de collision, notamment avec un piéton. Stable, il peut s’attaquer aux pentes supérieures à 16 % et freine sur une très courte distance. Avec une journée d’autonomie, il se recharge en moins de cinq heures.
Les Colibus. Déjà utilisé par DHL et La Poste, le Colibus semble être le spécialiste du dernier kilomètre mais aussi de la livraison de produits frais dans sa version 5,5 m3. Pas plus grand qu’une petite voiture, il permet pourtant une manutention debout dans le véhicule. 100 % électrique, il revient à 0,80 euro d’électricité aux 100 km. Silencieux, il « récupère » l’énergie à la décélération. Il existe également en version 8m3.
Les porteurs GNC. Il ressemble à un petit camion de livraison de 6,5 tonnes. Il peut charger huit palettes ou jusqu’à 2.700 kg. Pratique en milieu urbain. Mais la particularité du porteur GNC Iveco Daily, c’est de circuler au gaz naturel comprimé, ce qui permet de réduire considérablement les émissions polluantes par rapport à la norme Euro 6. Il peut aller à -70 % de CO2 avec du biométhane. L’entreprise STEF l’utilise depuis juillet dans Strasbourg.
Parallèlement, la ville de Strasbourg et ses partenaires travaillent également à l’implantation de plateformes logistiques dans la ville et la mutualisation des moyens de stockages et de livraisons.
(*)20Minutes-GillesValera-29032018

Richard POGLIANO

Les commentaires sont fermés.