REGARDS EN COIN (100)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. L’agriculture du futur
2. Brexit et sommet européen
3. Peugeot au Top !
4. Contre-pouvoir des syndicats ?
5. Attention ! Radar super plus
6. Pesticides et alimentation
7. Une chienne parcourt 400 km

1.► L’agriculture du futur
Plus grande région agricole de France, les Hauts-de-France veulent se placer à la pointe de la recherche technologique dans le secteur. Début février, AgTech (*) – premier incubateur de start-up spécialisé dans l’agriculture – a été inauguré à Willems, une commune rurale située à quelques kilomètres de Lille.
Des stations agro-météo connectées
D’ici le mois de mai, une petite dizaine d’entreprises triées sur le volet viendront s’y établir pour développer leurs projets. Mais pas besoin d’attendre d’ici là car des start-up, créées il y a peu dans la région, commencent déjà à préfigurer l’agriculture de demain.
Exemple avec Sencrop, créée en 2016, qui a développé des stations agro-météo connectées dans les champs. Martin Ducroquet, co-fondateur de la société qui, en l’espace de dix-huit mois, a déjà conquis 1.500 agriculteurs, détaille son innovation.
C’est ce qu’on appelle l’agriculture de précision. L’agriculteur positionne la station dans son champ et tous les quarts d’heures, via un signal qu’il reçoit sur son téléphone ou son PC, des informations lui remontent sur le niveau de pluviométrie, d’hygrométrie [humidité de l’air], de vitesse du vent, de température de l’air. Tout ça lui permet de choisir la parcelle où il peut semer. Surtout, grâce à ces données envoyées dans un logiciel, on va pouvoir prévenir les risques de maladies agricoles comme le mildiou ou les risques météo comme le gel.
Lutter contre le gaspillage grâce aux données
En prévenant d’éventuelles maladies en analysant différentes données, les agriculteurs pourront agir en amont et éviter plus facilement des catastrophes comme celle qui est arrivée dans les vignes françaises à cause du gel au printemps 2017.
Autre but affiché de cette agriculture de précision qui se développe grâce aux données : éviter le gaspillage que ce soit en termes d’essence ou de produits chimiques. C’est ce qui a motivé la jeune société Samsys créée par trois amis.
Créée l’an dernier, la start-up a mis au point en quelques mois un petit boîtier connecté et aimanté qu’on peut installer sur tous les types d’engins agricoles. Olivier Guille, l’un des co-fondateurs de l’entreprise, détaille sa trouvaille :
Grâce à ça, on connaît exactement le nombre d’hectares travaillés culture par culture. On peut aussi mesurer la consommation en gasoil qui est un élément très important en termes de charge dans les exploitations agricoles. On peut aussi mesurer les quantités répandues lors d’épandages dans les champs. On récupère ensuite les données sur un site Web et ça peut inciter les gens à moins consommer et donc à faire des économies.
Un robot 100 % électrique qui désherbe les vignes tout seul comme un grand
Autre évolution technologique qui fait progressivement son apparition : le travail de robots dans les champs. Si des drones ou même des tracteurs 100 % automatisés sont déjà utilisés, un cap va bientôt être franchi. Basée à Reims, la société Vitibot va sortir cette année sur le marché le robot Bakus.
Entièrement électrique et commandé à distance par téléphone ou ordinateur, ce gros engin, qui coûtera entre 120.000 et 140.000 euros, va pouvoir désherber les vignes en les enjambant sans aucun soutien humain. Cédric Bache, fondateur de l’entreprise, explique ses intentions :
Ce robot, qu’on dépose au début d’une parcelle, va pouvoir faire tous les rangs un par un, pendant dix heures d’autonomie et sans produit chimique. Et on est train de développer son grand frère qui sera polyvalent et pourra faire de la pulvérisation confinée, ce qui évitera d’exposer des opérateurs aux produits chimiques. Si on veut mettre moins de produits demain, il faudra revenir à des méthodes de travail plus chronophages et on n’y arrivera pas sans robots.
Agriculture de précision grâce aux données, défense de l’environnement avec moins de produits chimiques, utilisation des robots pour faciliter le travail, l’agriculture de demain commence peu à peu à prendre forme dans les champs de l’Hexagone. Le travail va évoluer mais tous les innovateurs l’affirment : l’agriculteur ne sera jamais remplacé par un robot. « Il sera toujours au centre de son exploitation mais son rôle va changer. Il sera moins sur son tracteur mais il va gagner du temps et sera plus efficace », conclut Olivier Guille.
(*)20Minutes-FrançoisLaunay-24022018

2.► Brexit et sommet européen
Réunion importante ce vendredi où les dirigeants européens vont débattre pour la première fois, à 27, du budget de l’UE après 2020 et le départ du Royaume-Uni (*), et se pencher sur le mode de désignation du successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, un enjeu qui divise.
Les grands projets de l’UE pour se réinventer après le retrait britannique, dont le président français Emmanuel Macron s’est fait l’un des hérauts, vont être confrontés aux dures questions d’argent et de souveraineté.
Trouver de l’argent pour pallier le départ des britanniques
Après avoir fait face à des défis inédits ces dernières années, en matière de sécurité intérieure ou d’accueil de migrants, l’UE est prête à se doter des moyens financiers pour y répondre à l’occasion de son prochain « Cadre financier pluriannuel » (CFP). « Le budget de l’UE a toujours été un sujet qui crée des divisions. Cela le restera avec le départ du Royaume-Uni, il y aura peut-être un peu moins de divisions », a ironiquement noté un haut responsable européen sous couvert de l’anonymat.
Mais se pose la question du financement de ces nouvelles mesures alors que le budget de l’UE va perdre l’un des ses principaux contributeurs, soit environ 10 milliards d’euros par an selon le Conseil européen, l’instance qui regroupe les Etats membres.
Il faudra « faire des choix »
Selon une autre source européenne, il s’agit d’un « exercice inédit » pour le Conseil puisque la Commission européenne ne mettra ses propositions sur la table que début mai. Sous la forme d’une « discussion politique » qui doit fournir quelques pistes à l’exécutif européen.
Pour ce budget post-2020 – le CFP actuel court sur 7 ans : de 2014 à 2020 -, l’idée de la Commission est de décider des priorités, puis d’ajuster le budget en conséquence. Il faudra faire des choix, a d’ores et déjà prévenu Bruxelles.
Ceux « qui ne veulent pas payer plus et ceux qui ne veulent pas recevoir moins »
L’essentiel du budget de l’UE, environ 70 %, est pour l’instant consacré aux piliers historiques de l’Union : la politique de cohésion, visant à permettre aux régions les plus pauvres de rattraper leur retard, et la politique agricole commune (PAC).
« Il y a les pays qui ne veulent pas payer plus et ceux qui ne veulent pas recevoir moins », a résumé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Selon le haut responsable européen, la plupart des Etats membres sont d’accord pour soutenir l’idée d’une augmentation de leur participation, mais « ceux qui sont sceptiques ou contre sont très
déterminés ».
(*)20Minutes-AFP-23022018

3.► Peugeot au Top !
Il n’y a pas si longtemps encore, en 2012-2014, le groupe PSA passait au bord de la catastrophe et perdait des centaines de millions d’euros chaque mois. Aujourd’hui, les voyants sont au vert et le groupe dégage des bénéfices importants, lui permettant de se tourner vers l’avenir et investir (*). Ce vendredi le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire et le PDG du groupe PSA Carlos Tavares (Peugeot, Citroën, DS, Opel-Vauxhall) se rendront à l’usine de Mulhouse (Haut-Rhin) pour visiter l’atelier de montage de la toute nouvelle DS7 Crossback, un véhicule premium monté à l’usine PSA de Mulhouse.
Mais comment le groupe a-t-il réussi à remonter si vite la pente et produire, en France, plus d’un million de véhicules en 2017 et investir 1,8 milliard d’euros dans ses usines françaises entre 2014 et 2017 ? Si ce redressement coïncide avec l’arrivée du Carlos Tavares, plusieurs éléments expliquent aussi cette remontée spectaculaire.
Une reprise des ventes en Europe.
« Les ventes ont progressé significativement depuis 2014, même un peu avant, particulièrement en Europe et PSA est un groupe qui est encore très dépendant du marché européen, explique Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem de l’automobile. Il était jusqu’alors difficile pour PSA de voir ses résultats financiers s’améliorer, très implanté en Europe du sud où le marché avait beaucoup souffert [Espagne, Italie]. Mais, globalement la croissance est forte partout en Europe et donc cela a permis à PSA d’augmenter ses capacités de production dans les usines. »
A cela s’ajoute le rachat d’Opel en mars 2017, un choix stratégique qui lui permet de devenir le deuxième constructeur européen, et qui permet au groupe d’être présent avec des volumes plus importants, indispensables aujourd’hui dans l’industrie automobile qui besoin de produire beaucoup de voiture pour amortir les investissements.
Accords de compétitivités mais…
Des discussions avec les syndicats pour augmenter la productivité des usines et des accords de compétitivité ont été signés dès 2014, pour trois ans. Accords qui ont été reconduits l’année dernière. « L’idée est que les usines françaises du groupe soient plus compétitives et cela a eu effet important sur la rentabilité de PSA, cela a été primordial pour retrouver le chemin de la croissance », assure Flavien Neuvy.
Les lignes de montage sont davantage robotisées, la logistique pour éviter aux ouvriers trop de déplacements pour prendre les pièces à monter sont nettement plus efficientes et communes aux différents modèles, d’où des économies d’échelles. Mais avec une montée en cadence sur les lignes de montage.
« Il y a plus de gestes à faire, de surcharge de travail, mais pas plus de bras. Je n’ai plus le temps de souffler », déplore Julien Wostyn, délégué syndical CGT à PSA Mulhouse. « Il y a une course à la rentabilité, mais pas d’emplois en plus, et les salaires sont sur certains sites gelés. Il y a 5.200 salariés en CDI à l’usine de Mulhouse, mais chaque année 400 à 500 salariés en moins, avec les congés seniors [qui sont toujours comptés comme effectif mais ne travaillent plus concrètement], les différents plans aux départs, poursuit le syndicaliste. Il y a beaucoup d’intérimaires, 1.400 sur le site de Mulhouse dont 800 vont sur les lignes où les conditions sont plus dures et demandent une certaine condition physique. »
Des voitures qui séduisent.
Avec la DS7 Crossback dont le ministre visitera la ligne de montage vendredi, le groupe vise l’excellence, le prémium. « PSA propose des modèles qui marchent très bien, le 3008 crossover, la 308… Avec DS, le groupe a une gamme qui répond à l’attente des automobilistes, explique Flavien Neuvy. Globalement les ventes de PSA sont portées par des modèles qui ont rencontré un vif succès commercial. Mais le prémium c’est un objectif très difficile à atteindre, car les Germaniques sont présents depuis très longtemps sur ce créneau, c’est une clientèle extrêmement exigeante. »
Oui, mais voilà. Ce sont des ventes plus rentables avec des prix de ventes plus élevés donc pour PSA, qui a une forte implantation en France, « c’est aussi une façon de pouvoir continuer à fabriquer des voitures en France car ce sont des voitures plus chères aussi et qui peuvent supporter des coûts de production un peu plus élevés. Ce n’est pas une condition sine qua non, mais c’est très important pour PSA d’être sur ces segments-là. Même si ce n’est pas ça qui le fait le gros des volumes. C’est plutôt les SUV, aujourd’hui qui représentent 30 % des ventes en France », précise Flavien Neuvy. Une stratégie d’autant plus payante que le groupe a annoncé l’abandon des moteurs diesel en 2025 (qui est pourtant l’un de ses points forts) et son intention de proposer d’ici à 2025 une version électrique pour l’ensemble de ses véhicules… pour être dans l’air du temps.
(*)20Minutes-GillesValera-23022018

4.► Contre-pouvoir des syndicats ?
Grève à Air France ce jeudi, grève des salariés de plusieurs sociétés d’autoroutes ce week-end, mobilisation des fonctionnaires et des cheminots attendue le 22 mars prochain… les mouvements sociaux se multiplient depuis le début de l’année en France (*). Pourtant, la fameuse « convergence des luttes », parfois rêvée, ne s’est pas réalisée. Pour l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux, cela doit conduire à un questionnement des modes d’action syndicale.
Les cheminots et les fonctionnaires vont descendre dans la rue d’ici un mois. Le scénario des grandes grèves de 1995, qui avaient duré plusieurs semaines, est-il envisageable ?
Le contexte n’est pas le même. Il s’est passé beaucoup de choses depuis 1995, les mobilisations interprofessionnelles ont connu des échecs successifs, dont tout récemment contre les ordonnances Macron. En conséquence, on assiste à une forme de repli corporatiste.
Comme les offensives confédérales ne rencontrent pas le succès, le réflexe c’est désormais de lutter chacun de son coté. C’est pour cela qu’on voit se multiplier ces derniers mois les conflits sectoriels : les Ehpad, le secteur hospitalier, les gardiens de prison, etc. La segmentation du salariat, tout comme l’émergence du travail indépendant, rendent aussi difficile la création d’un mouvement uni.
Le soutien de l’opinion publique n’est plus un apport suffisant pour consolider ces mouvements ?
La variable de l’opinion publique est devenue quelque chose que tout le monde scrute. Mais ça ne suffit pas forcément. Par exemple, sur les ordonnances réformant le Code du travail ou sur la loi El Khomri, les mouvements sociaux avaient le soutien d’une grande partie de l’opinion. Et pourtant, les grèves ont échoué.
Cela pose donc la question de la stratégie syndicale de grève : s’arrêter de travailler ponctuellement une journée ne fonctionne plus, du moins au niveau national. C’est particulièrement visible depuis 2003 avec la réforme des retraites de François Fillon.
Les syndicats doivent-ils changer de stratégie ?
Ils doivent s’interroger sur leurs pratiques, leur mobilisation, tout en sachant qu’ils sont très divisés. Si vous prenez la CFDT, elle fait du syndicalisme à la manière d’un lobby, en cherchant à peser sur l’écriture des textes par des rencontres, du réseau. Mais si cela échoue, elle ne mobilise pas sa base pour des manifestations. À l’inverse, la CGT, qui cherche souvent à mobiliser, ne fait plus peur. Et dans un rapport de force, il faut inspirer une certaine crainte pour prendre l’avantage.
Pour l’instant, cette réflexion sur l’efficacité de l’action syndicale est assez faible. Chacun continue sur ses modalités d’action habituelle : c’est une institutionnalisation du syndicalisme des confédérations. Au final, elles se sont intégrées à l’ordre dominant et ne savent plus développer un contre-pouvoir efficace.
(*)20Minutes-NicolasRaffin-21022018

5.► Attention ! Radar super plus
Il est là depuis quelques jours, au niveau de l’échangeur Florian, en direction du quartier de La Rose. A Marseille est expérimenté sur la L2 un tout nouveau type de radar, baptisé Mesta Fusion (*) par son constructeur, la société Idemia. Fini la vieille boîte du siècle dernier qui flashe les automobiles une par une, et pour une seule infraction. Dans un communiqué, la société Idema promet d’avoir mis au point un « outil performant qui repose sur les technologies les plus récentes ». Un radar surpuissant qui, s’il fait ses preuves, pourrait être installé dans toute la France.
Ce radar permettrait en effet de surveiller la vitesse de 32 voitures en même temps sur près de huit voies différentes, avec une vitesse de précision de 1 %. Doté d’une caméra haute résolution et de puissants flashs, il permet de plus de lire les plaques sans erreur ni doute, et même de distinguer les types de véhicules. « Cette fonctionnalité permet de contrôler différentes limitations de vitesse pour les véhicules légers ou les poids lourds », fait valoir la société.
Un radar multifonction
« Sur cette portion de route de la L2, nous constations des chocs à répétition et des accidents de plus en plus graves, déplore la commandante Valérie Dijon, coordinatrice départementale de la sécurité routière au sein de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. C’est un endroit stratégique. Il suffit de voir l’état du mur : il y a plein de traces de frottement dues aux accidents qui vont crescendo. Les automobilistes roulent bien au-delà des 70 km/h exigés pour passer ce virage en toute sécurité. »
Autre nouveauté, et de taille : ce radar permettra à terme de contrôler d’autres infractions en plus de la vitesse, à savoir le respect des distances de sécurité, l’utilisation du téléphone au volant, le dépassement par la droite, le non-respect d’un feu rouge ou encore le non-port de la ceinture de sécurité. « Dans notre département, 10 % des décès dans un accident de la circulation sont liés au fait qu’il n’y ait pas de ceinture, rapporte la commandante Dijon. Les radars sont controversés, mais ils permettent de sauver des vies. »
En phase de test
Afin qu’ils soient toujours efficaces, d’autres radars vont être utilisés. Sur cinq cabines de radar installées dans un périmètre donné, une seule fonctionnera… sans que ce soit la même d’un moment à l’autre. « Cela permet de rappeler qu’il faut lever le pied », justifie la commandante Dijon.
Ce radar reste toutefois pour l’heure en phase de test. « Nous allons regarder le nombre d’infractions et leurs évolutions, explique la commandante Dijon. Si le radar flashe moins voire plus, c’est qu’il est efficace. » Ces radars sont amenés à remplacer courant 2018 les 40 radars feux rouges installés dans le département des Bouches-du-Rhône.
(*)20Minutes-MathildeCeilles-21022018

6.► Pesticides et alimentation
Des traces de pesticides sur 3/4 des fruits et 41% des légumes, selon une ONG…

C’est une étude alarmante (*). Près de trois-quarts des fruits et 41 % des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche, selon un rapport publié ce mardi par l’ONG Générations futures.
L’association, qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs.
89 % des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides
« Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6 % des échantillons analysés », selon un communiqué. Dans 2,7 % des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées. En moyenne, 89 % des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4 % pour des clémentines/mandarines et 87,7 % des cerises.
Les dépassements des limites maximales concernent avant tout les cerises (6,6 % des échantillons) et les mangues/papayes (4,8 %). Dans le cas des légumes, 41,1 % avaient des traces de pesticides et 3,5 % des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales.
Céleri, herbes fraîches et endives en tête de peloton
Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6 %), devant les herbes fraîches (74,5 %) et les endives (72,7 %). Les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4 % des cas), devant le céleri-branche (16 %).
Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que « les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents ».
Un label « zéro résidu de pesticides » en projet
Le gouvernement a prévu un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture, après l’échec d’une première série de mesures. Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.
Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

(*) 20Minutes-AFP-20022018

7.► Une chienne parcourt 400 km
Rapunzel a retrouvé les siens (*). Cette chienne retrouvée en Suisse, à 400 km du domicile de ses maîtres à Francfort en Allemagne à l’issue d’une fugue de six mois, a été restituée à ses heureux propriétaires, ont rapporté ce samedi les médias suisses.
Rapunzel, berger allemand de huit ans, a subi des soins intensifs à la clinique vétérinaire de l’hôpital universitaire de Zurich, après avoir été découverte début février en piteux état sur le bas-côté d’une autoroute près de Winterthur, dans le nord de la Suisse.
Sa propriétaire, Jasmin Ehret-Vath, qui vit à Francfort, a exprimé son émotion à l’idée de pouvoir enfin récupérer son animal. Rapunzel savait ouvrir les portes, a-t-elle expliqué, ce qui lui a permis de s’échapper au cours d’une visite de routine chez le vétérinaire en août dernier.
« Elle a presque trouvé son chemin (pour revenir à la maison), mais le détour qu’elle a pris était un peu (trop) long », a-t-elle plaisanté. La chienne a été portée disparue au cours des six mois suivants, avant d’être repérée il y a deux semaines par les services de secours.
Soins médicaux
Rapunzel, qui a perdu beaucoup de poids, a subi plusieurs interventions chirurgicales à Zurich pour traiter des fractures et des blessures internes, et pendant un certain temps, il n’a pas été possible de se prononcer sur ses chances de s’en sortir, a déclaré à l’agence ATS le vétérinaire Philipp Schmierer.
Mais quelques jours plus tard, son état s’est stabilisé, elle a pu petit à petit recommencer à s’alimenter seule et retrouver ses forces. Elle est à présent suffisamment en forme pour retourner chez elle et poursuivre sa convalescence à domicile, a conclu l’agence.
(*)20Minutes-BD&AFP-24022018

Richard POGLIANO

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