REGARDS EN COIN (1)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts sur dix à vingt lignes, c’est ʺRegards en Coinʺ.

Les Niçois votent ʺNONʺ

Ce jeudi 19 février 2015, près de 40 000 Niçois ont donné leur avis, lors du référendum organisé par Christian Estrosi Maire de Nice, pour rejeter la privatisation de l’Aéroport Nice Côte d’Azur.

Certes la participation paraît faible (17% du cops électoral), mais pour ce genre de scrutin elle reste cependant très significative.

Le peuple de Nice a donc rejeté le projet de privatiser le deuxième aéroport international de France, avec ses 11,5 millions de passagers chaque année, dont l’Etat détient 60% du capital au côté de la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur (25%), du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur (5%), du Département des Alpes-Maritimes (5%) et de la Métropole Nice Côte d’Azur (5%).

Le peuple de Nice a donc expressément demandé que ces acteurs publics gardent l’autorité et la gestion de notre plate forme aéroportuaire, particulièrement en tant qu’outil d’aménagement du territoire, au cœur de l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var.

Mais surtout, et c’est l’essentiel, le peuple de Nice rejette le diktat parisien, refuse de se soumettre à une loi, qui le bâillonne d’autant plus qu’elle est adoptée sans l’expression de la représentation nationale, à coup de 49.3.

Ce référendum local a permis aux Niçois de s’exprimer, et c’est ce qui compte.

Les journalistes du Monde ne font pas de « délation »

Le journal Le Monde et une soixantaine d’autres journaux, ont révélé la plus grande fraude fiscale organisée par une banque, en l’occurrence par la HSBC-Suisse, au bénéfice de particuliers, sociétés, groupes mafieux et autres structures terroristes.

Des listes ont été publiées, des noms ont été cités.

Non, MM. Bergé, Pigasse et consort, il ne s’agit pas de délation. Car notre société est une société de droits et de devoirs. Et aucun d’entre nous, ne peut s’en exonérer.
Que l’on soit d’ici ou d’ailleurs, riche et célèbre, ou pas.
On ne peut être en haut de l’affiche pour la gloire et les cachets, et dans l’ombre pour le reste.
Tout comme, pour d’autres, on ne peut camoufler des revenus qui ne répondent pas aux conditions d’intégrité et de droit de notre communauté nationale.
Sauf, de s’en ʺextraire » et d’être poursuivi et condamné pour cela.

Il est donc légitime que tout fraudeur soit poursuivi, et lorsque l’on est célèbre, parfois adulé, les risques sont toujours proportionnels à cette célébrité.

Christiane Taubira, pourquoi un tel « mépris » ?


Lors d’une émission de télévision, la ministre de la Justice était interrogée sur les contestations et attaques dont elle fait l’objet.
Ses réponses sont étonnantes : «
 je pleure pas pour des âneries pareilles », parlant « d’imbéciles arriérés ». Et lorsqu’on lui parle de Marine Le Pen, de demander : « c’est qui ça ? ».

Il est surprenant, pour une ministre, mais au demeurant pour tout homme politique et même pour quiconque, de s’exprimer avec autant de mépris, de rejet de l’autre. Et cela est encore plus surprenant lorsqu’on se targue d’humanisme et d’esprit de tolérance.

Certes, à expression et accusation vulgaires ou déplacées, on peut concevoir quelques réactions musclées, mais toujours empreintes de respect et de dignité.
Par contre une opposition politique, d’où qu’elle vienne, dans l’espace démocratique et républicain, ne peut être traitée avec sarcasme, encore moins avec dédain.
Parce qu’il me paraît inconcevable de ramener le débat politique à l’affichage de simples postures idéologiques. Et se payer de bons (mauvais) mots, plutôt que de bons arguments.

Faute de quoi, compte tenu de l’inconséquente politique pénale de la Garde des Sceaux, l’Histoire s’interrogeant sur Christiane Taubira se demandera : « C’est qui, ça ? »

Richard POGLIANO

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