PRIMAIRE LITTERAIRE A DROITE ET… FLOP A GAUCHE !

En son temps, Jacques Chirac, donné perdant aux élections présidentielles contre Edouard Balladur, s’était lancé dans la bataille avec la publication de deux opuscules « Une nouvelle France » en juin 1994 et « La France pour tous » en décembre 1994. Il avait retourné la tendance pour être élu Président de la République Française en 1995…

Alors, en ce début 2016, à quelques mois de la campagne présidentielle de 2017, les candidats de droite se lancent dans la primaire… littéraire !

Trois postulants à la candidature de la droite viennent, coup sur coup, de sortir un ouvrage : Alain Juppé « Pour un Etat fort », François Fillon « Faire » et Nicolas Sarkozy « La France pour la vie ». D’autres, non déclarés, l’ont également fait, comme Philippe de Villiers « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » et Jean-François Copé « Le sursaut français ».

Si les livres politiques, de l’aveu même de leurs éditeurs, ne permettent pas de faire fortune, qu’en est-il de leur tirage et… de leurs ventes réelles (quand elles nous sont communiquées !) ?

Quelques chiffres.

A droite, le livre de l’ancien président Nicolas Sarkozy a été commandé à 100 000 exemplaires, alors que celui de Jean-François Copé connaît un tirage beaucoup plus modeste à seulement 25 000 unités.
Du côté des ventes réelles, le livre-programme de François Fillon s’est bien vendu depuis sa sortie à 90 000 exemplaires, alors que celui d’Alain Juppé plafonne à 30 000 exemplaires.
Tous deux, loin derrière le succès du livre de Philippe de Villiers vendu à 220 000 exemplaires !

A gauche, seul Jean-Luc Mélenchon tire son épingle du jeu, avec 35 000 exemplaires vendus pour « Le Hareng de Bismarck ».
Tous les autres font… flop !
Ainsi, malgré son passage à l’émission On n’est pas couché, le livre du Premier ministre Manuel Valls, « L’Exigence », s’est vendu à moins de 450 exemplaires deux semaines après sa sortie.
Autres bides, le livre du premier secrétaire du Parti Socialiste Jean-Christophe Cambadélis, « A gauche, les valeurs décident de tout », vendu à moins de 350 exemplaires ou celui de Cécile Duflot, « Le grand virage », vendu à 300 exemplaires.

Pour nos hommes politiques, le livre reste le véhicule principal d’une campagne, l’outil essentiel de la présentation d’un programme, d’analyses et d’idées. Soit pour valoriser des actions réalisées et des initiatives prises, soit pour présenter de nouvelles alternatives et des projets à venir.

Certes, un succès en librairie ne fait pas une élection, mais il y contribue… peut-être !
Richard POGLIANO – Président du Cercle de Nice

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