Pasteur 2 à Nice: encore deux ans de patience si tout va bien

Pasteur 2 à Nice: encore deux ans de patience si tout va bien
(In Nicematin.com – 30.12.12)

Un an: c’est le retard supplémentaire infligé au chantier de l’hôpital niçois dont la reconstruction a démarré il y a cinq ans. La totalité ne sera en service qu’en 2015, au lieu de 2011 initialement.

La construction d’un hôpital de 100 000 m² de planchers, offrant 25 blocs opératoires et 730 lits déployés dans cinq pôles, capable de recevoir 270 000 patients par an grâce à 3 000 médecins, soignants, agents techniques ou administratifs, ne peut pas être un long fleuve tranquille. De fait, s’il est un chantier qui a subi bien des vicissitudes, c’est celui de Pasteur 2 à Nice.

Aujourd’hui, la direction du CHU de Nice est en mesure d’annoncer une ouverture au public de la tranche 1 « au début de 2014 » et de la tranche 2 « en 2015 ». Soit un an de plus que les prévisions valables… fin 2010. Et ce qui porte à quatre ans le retard total de la mise en service de l’hôpital Pasteur reconstruit, telle qu’espérée lors de la présentation du projet définitif à la mi-2005 !

Le projet modifié

A l’époque, les responsables de la construction envisageaient même l’ouverture de la tranche 1 pour cette fin d’année 2012, en particulier avec le transfert des urgences de Saint-Roch…
Sauf que, entre temps, la donne a changé : « Le projet a été modifié sur la tranche 1, expliquent Cécile Tagliana, la directrice chargée de la mission Pasteur 2, et Xavier Garret, l’ingénieur responsable de la construction. On l’a densifié en rajoutant des services, l’urologie et la néphrologie, dans les zones réservées à l’évolution. D’où ce retard, prévu depuis un an d’ailleurs. Mais ce délai supplémentaire de quatorze mois était nécessaire pour que les objectifs du CHU soient atteints. »
Car le schéma d’organisation du CHU de Nice, notamment du fait de la reconstruction de Pasteur, mais pas seulement, est « en adaptation permanente ». Ainsi, le transfert d’ici 2015 à l’hôpital L’Archet 1 d’une partie du Centre hélio-marin de Vallauris, qui doit être reconstruit, entraînera forcément le départ de L’Archet 1 de services, tels la rhumatologie ou l’orthopédie-traumatologie, qui seront regroupés dans le pôle locomoteur (tranche 1 de Pasteur) avec la chirurgie réparatrice et esthétique et celle de la main.

Un mégot mal éteint…

Cette « adaptation permanente »n’est cependant pas la seule source du retard supplémentaire. Des malfaçons ont aussi allongé les délais. « Elles ne sont pas la cause principale du retard,assure toutefois Cécile Tagliana. Il y en a toujours, surtout sur un chantier comme Pasteur 2. Et puis, la densification a entraîné une complexité supplémentaire pour les entreprises. »
Autre cause de retard, l’incendie du 25 juin dernier. Un mégot mal éteint jeté dans une zone de stockage de matériaux de construction, mais également de matières inflammables, a occasionné de gros dégâts, estimés à plusieurs millions d’euros. Les assureurs des entreprises paieront, d’autant plus que l’ouvrier considéré comme responsable – ce qu’il conteste – n’est à ce jour pas poursuivi.
Mais des ouvrages techniques sont à remplacer, des reprises de béton sont à réaliser et les travaux de réparation sont toujours en cours de planification. « Il y a un risque de dérapage des délais, reconnaît Cécile Tagliana. Si nécessaire, on demandera aux entreprises de travailler en horaires élargis pour compenser. »

Patience : plus que deux ans…

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