NICE : QUESTIONS D’AVENIR (1)

 

    Aimer votre ville, parce qu’elle est vos souvenirs. Parce qu’elle est en vous. Et que vous êtes fier d’elle, fier d’être niçois. Parce qu’elle est faite de rencontres, de découvertes, d’échanges, d’amitiés.
Et que ce faisant, vous la regardez dans les yeux, comme un inventaire. Au fond des yeux, en gros plans. Et que vous souhaitez qu’elle se réalise, encore mieux, pour tous, pour vous.
Et que pour cela il faut l’aider, à régler ses problèmes, d’aujourd’hui. A préparer ses solutions, pour demain.
Mais aussi, avant toute chose, l’aider à se poser les questions, les bonnes questions. Questions d’avenir.


Vivre ensemble.

Au moment où la multiplication des individualismes génère des communautarismes despotiques dans la société, la question du « vivre ensemble » est plus que jamais au cœur de tout projet pour Nice.

Outre le besoin de se sentir libres et protégés, les niçoises et les niçois aspirent à se reconnaître collectivement, dans chacun de leur quartier, de leur village. A se rencontrer, et donc se retrouver, autour de lieux publics et de commerce de proximité. Sans que pour autant chacun perde son identité. Et donc, sans pour autant rejeter la diversité. Pour peu que Nice se vive dans la tranquillité pour tous et l’épanouissement pour chacun. Dans le respect des uns et des autres. Dans le respect des valeurs républicaines.

Dans ses attentes relationnelles se mêlent toutes les contradictions sociétales que nous connaissons. Avoir une ville qui se couche tard, parce qu’elle est méditerranéenne et qu’il fait bon y vivre, mais qui ne réveille personne. Avoir des jeunes qui emplissent nos jardins publics, parce qu’ils sont nos générations futures, mais qui respectent nos personnes âgées.

La Collectivité Municipale doit s’interroger pour permettre à ces aspirations individuelles de se réaliser dans une vie de ville collective. Et mettre en œuvre un projet qui en découlera.

     Emploi et employabilité.

L’emploi est l’une des préoccupations premières des niçoises et des niçois. Lorsqu’on est aussi fortement attaché à se ville que nous le sommes, on souhaite y travailler. Et, si ce n’est pas intra muros, c’est juste à côté.

Or, nous l’avons vu, le tissu économique n’est pas suffisant pour répondre à toutes les demandes. Il nous faut donc réfléchir sur son développement, notamment par l’implantation de PME/TPE. Mais il nous faut aussi, et peut-être d’abord, se poser la question de son adaptabilité. Aussi bien du côté de l’offre, c’est-à-dire ce que propose l’entreprise, publique ou privée. Que du côté de la demande, c’est-à-dire, les compétences de ceux qui cherchent un emploi. Et, pour cela, confronter les attentes de l’un, aux tendances de l’autre.

Même avec une proportion plus conséquente de jeunes, l’évolution de la pyramide de la population niçoise montre l’importance des retraités. Et des futurs départs à la retraite. Sans aller plus avant, cet exemple nous permet de montrer simplement qu’il faut anticiper les besoins de notre société niçoise, pour mettre en place les filières de formation adéquates. Ici, médico-sociales.
D’un autre côté, de nouveaux métiers apparaissent, liés à des enjeux environnementaux, comme ceux des nouvelles énergies. Là aussi, de nouvelles formations sont à mettre en place. Et permettre l’employabilité de chacun, c’est-à-dire, la possibilité, par la formation, d’être affecté à  un nouvel emploi.

La Collectivité Municipale doit donc s’interroger, et favoriser le développement d’un bassin d’emploi répondant à ces nouvelles exigences.

      Cadre de vie.

De par sa situation géographique, Nice est déjà naturellement attractive. Encore faut-il qu’elle le reste. Mieux qu’elle développe ses atouts. Et qu’elle circonscrive ses désagréments.
Mais, attractive pour qui ? Pour les nouveaux arrivants ? Pour les touristes ? Pour tous ceux-là, bien sûr. Mais d’abord, pour ses habitants. Je veux dire, pour les niçoises et les niçois qui y vivent déjà, à longueur d’année.

La qualité de vie passe par de très nombreux éléments. Comme l’environnement, son esthétique et sa propreté. Que ce soit les parcs, les jardins, les rues la mer. Comme l’accès aux loisirs, culturels, sportifs. Comme la proximité des lieux d’échanges, commerces, services, crèches. D’autres éléments encore, comme les déplacements, collectifs ou individuels. Ou des lieux, pour faire la fête. Ne les énumérons pas tous.
C’est sur le cadre de vie immédiat que l’on doit avoir une réflexion approfondit. Sur les terrains de jeux, lorsqu’ils sont dégradés. Sur la circulation, lorsqu’elle est impossible. Sur le coût des loisirs, lorsqu’ils sont prohibitifs. Sur les places de stationnement, lorsqu’on n’en trouve jamais.

La Collectivité Municipale doit prendre en comptes toutes ces appétences et s’interroger sur de nouvelles alternatives, pour faciliter la vie des habitants.

 

 

    

(Extrait du livre « A PROPOS DE NICE » de Richard POGLIANO
– Editions Campanile – Pages 135 à 139)

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