NAPOLEON BONAPARTE (6)

RETOUR ET MORT DE NAPOLEON


Après l’abdication de Napoléon à Fontainebleau, le trône de France fut rendu à son « roi légitime » Louis XVIII et lors de la première paix de Paris, le 30 mai 1814, la France retourna à ses frontières de 1792, plus quelques villes frontalières à l’est.
Louis XVIII proclama une charte constitutionnelle qui, tout en respectant certains acquis de la Révolution et de l’Empire, promut
des politiques réactionnaires.

Profitant du mal-être créé en France par ces mesures arbitraires, Napoléon abandonna son exil sur l’île d’Elbe, dans la mer Tyrrhénienne, et débarqua le 1er mars 1815 à Golfe Juan, avec ses 800 fidèles soldats également envoyés en exil.
Porté par l’enthousiasme du peuple, Napoléon marcha sur Paris – que Louis XVIII avait fui – où il fit son entrée le 20 mars.


Ce retour fit naître des craintes dans tout l’Europe et la Grande-Bretagne, la Prusse, la Russie et l’Autriche s’unirent à nouveau.
Et ce fut la bataille de Waterloo.

La dernière bataille livrée par Napoléon eut lieu le 18 juin 1815, où ses 78 000 hommes luttèrent contre 131 000 soldats alliés, à Waterloo, où la cavalerie prussienne réduisit à néant toute possibilité de victoire française.
L’empereur fut définitivement vaincu.
Le 22 juin, Napoléon abdiqua pour la deuxième fois, et fut à nouveau envoyé en exil, cette fois sur la lointaine île Sainte-Hélène, dans l’Atlantique Sud.


Louis XVIII remonta sur le trône de France et un nouveau traité fut établi, la seconde paix de Paris, en novembre 1815.

Napoléon mourut à Sainte-Hélène le 5 mai 1821 et Stendhal écrivit de lui : « Plus la vérité toute entière sera connue, plus Bonaparte sera grand ».

« Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé » fut le testament de Napoléon, rédigé entre le 12 et le 14 avril 1821, et qui permit à Louis-Philippe de conserver, en 1840, sa dépouille aux Invalides.

Napoléon a-t-il été assassiné ?
L’affaire du poison.

Depuis 1821, l’Empereur serait mort d’un cancer de l’estomac. Cependant, le livre du canadien Ben Weider « Napoléon est-il mort empoisonné ? » (Editions Pygmalion)
trouble cette certitude. Pour Ben Weider, Napoléon a été empoisonné à l’arsenic et,
pour démontrer sa thèse, il présente les résultats des analyses effectuées sur les cheveux de l’Empereur par plusieurs laboratoires, dont celui de chimie-toxicologie
du FBI.

En rade de Plymouth, le 15 juillet 1815, Napoléon gravit l’échelle du Bellérophonet
et se met à la disposition du gouvernement anglais. En réponse à cette marque de confiance, le gouvernement anglais déporte Napoléon après une longue navigation
à l’île Sainte-Hélène.

« Ce n’est pas un joli séjour » jete Napoléon avec flegme à ses compagnons de voyage lors de son arrivée à Jamestown. Le 15 décembre, il quitte la capitale pour Longwood, maison peu luxueuse du plateau de l’île. A partir de ce moment, la santé de Napoléon se dégrade à vue d’œil. Dès le 5 mai 1816, d’étranges et inexplicables symptômes assaillent Napoléon : maux de tête violents, gonflements des chevilles, photophobie, gencives saignantes, toux persistante… Quand s’achève l’année 1816, le fidèle domestique de l’Empereur note : « La santé de l’Empereur s’était gravement détériorée ». Cet homme qui passait des jours et des nuits à cheval, qui était boulimique de travail, est déjà avachi : l’Homme d’action devient un retraité misérable.

1818 marque un coup à l’Empereur, le général Gourgaud le quitte. Celui qui avait sauvé la vie de l’Empereur à deux reprises ne peut plus supporter le comte de Montholon qui cherche à s’isoler avec le malade. Deux semaines plus tard, son médecin, le docteur O’Meara est expulsé par le gouverneur de l’île Hudson Lowe.

A partir de ce moment l’Empereur est accablé par les vomissements et les maux d’estomac alors que Bertrand rapporte ces propos : « L’Empereur a observé qu’il n’avait jamais abusé de son estomac ; qu’il n’en avait jamais été tracassé, pas un seul jour de sa vie ; qu’il était assez extraordinaire qu’il fut pris par là. »

La longue agonie dure jusqu’au 5 mai 1821 où il mourut alité à 5h49 du soir après une lente agonie. Ces derniers compagnons purent entendre ce que Chateaubriand appela « Le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile humaine. »

 

 

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