NAJAT VALLAUD-BELKACEM : NOTE… ʺ F – ʺ !

Notre ministre de l’Education Nationale s’apprête à supprimer le système de notation sur 20, pour tous nos élèves des écoles, collèges et lycées.

A l’avenir, on ne notera plus de 1 à 20 un devoir de français, on « validera les compétences dans la maîtrise de la langue française ».
A l’avenir, on ne notera plus de 1 à 20 un oral de français, on « 
appréciera la façon argumentée d’employer une langue adaptée à la situation de communication ».

La note ne sera plus un élément « d’évaluation », mais un élément « indicatif ». Elle ne sera plus « perçue exclusivement comme un moyen de récompense ou de sanction et un instrument de tri et de hiérarchisation sociale des élèves ».

On supprime donc les notes, au prétexte qu’une notation chiffrée de 1 à 20 serait traumatisante pour les élèves !
Et on les remplace par une notation… par lettres…
Six niveaux, de A à F, avec, bien entendu des ʺ+ʺ et des ʺ-ʺ, pour chaque niveau, ce qui donne des A+, A, A-, B+, B, B-, C+, C, C-,D+, D, D-, E+, E, E-, F+, F et F-, dix-huit appréciations, de la meilleure ʺA+ʺ à la plus mauvaise ʺF-ʺ.

On est toujours dans la communication, le fait semblant qui n’est que faux-semblant.

Parce qu’on le veuille ou non, on aura toujours besoin d’évaluation, et d’évaluation objective, à partir d’une grille de chiffres ou de lettres. On aura toujours besoin de savoir comment se situer, aussi bien pour l’élève, le collégien, le lycéen ou l’étudiant que pour ses parents et ses professeurs.

En réalité, aujourd’hui Najat Vallaud-Belkacem avec son « évaluation bienveillante », comme hier Benoît Hamon avec les «ABCD de l’égalité » et avant-hier Vincent Peillon avec « les rythmes scolaires », pratique l’immobilisme et le hors-jeu. Comme ses prédécesseurs, elle focalise les parents et l’ensemble des français sur des « niaiseries », comme dirait l’ancien ministre de l’Education Nationale (2002-22004) Luc Ferry, plutôt que de s’attaquer aux véritables difficultés, celles de l’apprentissage, des programmes et du mythe du collège unique.

Mais au-delà, ce qui est encore plus grave, c’est l’idéologie que sous-tend les prises de positions de Najat Vallaud-Belkacem.

Vous l’avez compris, la ministre n’aime pas les différences. Pour elle, tout doit être nivelé. Si possible vers le bas. Si possible par lavage de cerveau. Comme hier quand elle soutenait la ʺthéorie du genreʺ, en vu d’uniformiser filles et garçons.
Souvenez-vous (*), les élèves de vingt-sept lycées du rectorat de Nantes appelés à porter une jupe pour lutter contre toute discrimination ! Et le ministre de l’Education Nationale d’alors, le socialiste Benoît Hamon, avait fait diffuser un document, portant le sceau de son ministère, avec le logo « Ce que soulève la Jupe ». Avec pour objectif d’étendre les «ABCD de l’égalité », c’est-à-dire la théorie du genre (**), sur le territoire national.

J’ai déjà eu l’occasion de démontrer que l’on entrait ainsi, plus que dans une démarche démagogique, dans un totalitarisme égalitariste qui veut annihiler la personnalité de chacun au profit d’une indifférenciation commune.
Et que ce n’est pas ça notre République !
Car la France républicaine que nous aimons ne gomme pas les différences que nous pouvons avoir, ne détruit pas ce que nous sommes.
La France que nous aimons n’assigne pas l’individu à résidence identitaire !

Richard POGLIANO – Président du Cercle de Nice

(*) Newsletter du 02.06.14, « Du karaoke d’estrade » à « la jupe pour tous ».
(**) Newsletter du 10.02.14, Un gouvernement qui fait du… « genre » !


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