N I C E (9)

NICE EN QUELQUES CHIFFRES (2)

Contrairement à une idée trop largement répandue, Nice est une ville dont la proportion de séniors, plus de 60 ans, est importante mais en baisse. Nice rajeunit. Certes, légèrement, mais quand même… La population de moins de 20 ans est passée de 19% dans les années 90 à plus de 22% aujourd’hui et, dans le même temps, celle des séniors de 30% à 27%, par rapport à la population totale de la ville.
Cela veut dire que notre ville va connaître une nouvelle impulsion, avec toutes les conséquences que cela entraîne, aussi bien sur le plan économique que social. Sur l’approche que nous devons avoir, désormais, de notre développement, certes en matière urbanistique, mais également en terme de logements, d’équipements publics et privés, de circulation et surtout, d’environnement.

Sur ses 7 192 hectares, dont les 2/3 sont des collines, près de 15% sont des sites protégés et des espaces verts au cœur de la ville, y compris les parcs, jardins et aires de jeux. Ce qui fait que notre ville est toujours riche en environnement vert, même si le développement touristique, l’urbanisation effrénée et ses importants remembrements l’ont profondément entamé. Particulièrement sur certains quartiers où l’agriculture a quasiment disparu, pour s’approcher, en chute libre, des 1% du territoire. Quelques zones de résistance, toutefois, nous assurent une exception française, avec un label AOC au cœur de la ville, comme le vignoble de Bellet ou l’olive noire de Nice, au Vinaigrier.
Sur nos 8 kilomètres de littoral, faunes et flores restent d’une très grande richesse. Avec plus de 4 kilomètres de plage bordant les chaises bleues de notre célèbre Prom’, Camin dei Inglès, entre le port et l’aéroport, passant par le petit port de Carras et la station d’épuration Haliotis. Avec notre magnifique Baie des Anges, le littoral de Nice est un véritable salon à ciel ouvert où notre hôte, le soleil, fait régner une douceur de vivre sans égale. Tout comme son environnement, des plus agréables.
Nos 40 millions de mètres cubes d’eau distribuée, sur 847 kilomètres de réseau, provenant soit de la nappe phréatique du Var soit de la Vésubie, via l’usine de Super Rimiez, sont d’une qualité exceptionnelle. Alors que la qualité de notre air doit être surveillée en permanence. Particulièrement en période estivale où énergie solaire et gaz d’échappement ne font pas bon ménage, même si l’utilisation du tramway va dans un sens des plus positifs.
Ce très rapide, et bien entendu non-exhaustif, travelling sur notre environnement ne saurait se terminer si je n’évoquais pas la problématique incontournable, mais de plus en plus difficile à maîtriser, de la collecte et du traitement des déchets, soit plus de 200 000 tonnes par an, sur nos trois déchetteries municipales. Une réflexion devrait nous amener à enterrer les déchets. Certaines communes ont déjà expérimenté ce système, avec succès. A partir d’une borne, dans une rue ou un immeuble, les déchets sont captés par un flux d’air pour parcourir un réseau souterrain jusqu’à un terminal, où ils sont ensuite traiter. Une solution qui remise au garage nos disgracieux camions poubelles, leurs embouteillages et leurs désagréables odeurs.

Comme je l’indiquais précédemment, notre ville est marquée par un cadre géographique exigeant. Ce qui, naturellement, a des répercussions sur la structuration de son urbanisme, et donc de ses logements. Tout comme l’histoire a marqué de son empreinte, que l’on peut souhaiter indélébile, notre patrimoine architectural, et bien entendu bâti.
Voilà pourquoi le parc de logements niçois est ancien. Et, avec les nouvelles constructions, par trop disparate. Alors qu’il nous faut répondre à des problématiques conflictuelles, de délinquance, engendrées par des espaces ghettoïsés, et qu’il nous faut respecter l’obligation écologique de bâtiments de haute qualité environnementale, nous sommes confrontés à une insuffisance de logements. Au total, c’est à un déficit de plus de 20 000 logements auquel nous devons faire face, particulièrement en matière de logements dits sociaux. C’est un énorme défi à relever. Nous y reviendrons.

Nice a su se doter, tout au long de ces cinquante dernières années, de grands équipements de qualité.
Avec son Université, ses 30 000 étudiants, ses filières et ses campus, ainsi qu’une bonne dizaine de Grandes Ecoles d’enseignement supérieur. Ses 160 écoles, maternelles et élémentaires, qui accueillent plus de 27 000 élèves, et ses établissements d’enseignement secondaires, publics et privés, 29 collèges reçoivent plus de 20 000 élèves, 14 lycées généraux plus de 15 000 et 9 lycées professionnels plus de 4 000. Sans compter les structures d’accueil de la petite enfance et les centres de loisirs pour les vacances scolaires.
Ses hôpitaux et cliniques, le Centre Hospitalier, avec Pasteur, Saint Roch, Cimiez, et l’Archet, ses 1 000 médecins, ses 5 000 salariés et 2 000 lits, dont la restructuration est en cours sur 15 000 m2 dans le quartier Pasteur. Ses nombreux musées et galeries qui reçoivent, chaque année, depuis 10 ans, entre 500 000 et 1 000 000 de visiteurs.
Et je n’oublie pas son Opéra et sa Diacosmie, ses différents théâtres, dont le Théâtre National de Nice, ceux de Lino Venture, Francis Gag, sa cinémathèque, ses salles de concert et son Conservatoire National à Rayonnement Régional, sa grande bibliothèque Louis Nucéra et ses Centres de Diffusion et d’Action Culturelle qui émaillent la ville.
Et tous les équipements de quartier, quelqu’en soient les domaines, troisième âge, sport, animation, dont il serait fastidieux de dresser ici la liste, mais qui assurent à nos concitoyens un équilibre entre les avantages qu’ils peuvent avoir et les inconvénients qui s’imposent à eux.
C’est dans ce cadre là qu’il nous faut rechercher un optimum, non pas globalement, mais secteur per secteur. Car si le plan d’ensemble peut paraître satisfaisant, la plongée en gros plan ne l’est pas forcément. Mais, là aussi, un autre regard va s’imposer.

(à suivre)

Richard POGLIANO

Les commentaires sont fermés.