N I C E (39)

NICE : LES CLEFS DE LA RUPTURE (4)

 

4ème rupture. Développer une stratégie économique intégrée pour que Nice relève les défis des industries du futur.


La ville de Nice bénéficie d’un potentiel économique intéressant, mais très largement insuffisant et notre taux de chômage est supérieur à celui de la moyenne nationale.

Plusieurs paramètres doivent être pris en compte, pour faire face à cette situation, dont les répercussions sur notre population sont très lourdes. Mais ils me conduisent tous, à la conclusion qu’il nous faut changer de modèle. Aussi bien dans la façon de penser, que dans les solutions à adopter. Et qu’un développement local de notre économie, intégré dans une globalisation, est seul à même d’y parvenir.
Penser global, agir local.

La crise, économique et financière, ne doit pas être pour nous l’arbre qui cache la forêt.
Outre le fait que nous sommes face à une remise en cause profonde des valeurs de notre civilisation occidentale, nous devons comprendre les mutations qui interviennent dans cette globalisation de l’économie. Tout particulièrement en analysant les marchés futurs, et donc en nous tournant vers les industries qui en émergeront. Comme celles des énergies renouvelables.
Par ailleurs, nous l’avons vu, le tissu économique de notre ville, et du bassin d’emploi niçois, n’est pas suffisant pour répondre à toutes les demandes. Ce qui veut dire que nous avons à le repenser. A réfléchir à son développement, notamment en recherchant l’implantation d’entreprises de taille moyenne, qui sont celles qui offrent le plus de garantie dans le maintien de l’emploi, parce que les moins délocalisables. Sous certaines conditions, évidemment.
Enfin, nous devons faire le constat alarmant de l’inadéquation de l’offre des entreprises à la demande des citoyens. Inadéquation actuelle, mais inéquation également sur le moyen terme, ce qui est plus grave. Seule une analyse prospective très fine des besoins à venir nous permettrait d’y voir plus clair.
La contrainte est là. Gérer l’immédiat, tout en anticipant l’avenir. Et les enjeux sont là. Relancer une économie niçoise en développant un tissu local de PME/TPE. Se positionner sur les marchés, et donc les métiers, du futur. Avec en priorité, nous le verrons plus loin, les énergies non renouvelables. Mettre en place les filières de formation adaptées à ces futures offres.

La collectivité publique, comme je l’ai précédemment indiqué, doit favoriser la mise en place des synergies, seules susceptibles de répondre à ces enjeux, relever ces défis. C’est dire si son intervention publique est plus que nécessaire et urgente. Sans se limiter aux seuls acteurs locaux, en s’ouvrant sur le monde universitaire et celui de la recherche. Et donc en construisant des réseaux interdépendants.
L’avenir de notre bassin d’emploi repose donc tout aussi bien dans ses relations locales, que nationales et internationales. Sans négliger, dans une période de maîtrise de la dépense publique, les financements européens, notamment par la mise en place de projets transfrontaliers.
C’est cette stratégie économique intégrée au national, à l’Europe et à l’international, qui permettra de répondre aux attentes et aux besoins des niçoises et des niçois.

Charge à la Collectivité Municipale, devenue mairie stratège, de mobiliser toutes les compétences, jusque dans sa propre administration. Dans le cadre de se nouvelle gouvernance.
Pour faire gagner Nice.
(à suivre)

Richard POGLIANO

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