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NICE : QUESTIONS D’AVENIR (4)

         Depuis 2002, la commune de Nice s’est territorialisée. La ville a été découpée en huit territoires, d’est en ouest : Est-Littoral, Rives du Paillon, Trois Collines, Cœur de Ville, Nord-Centre Nice, Collines Niçoises, Ouest-Littoral et Plaine et Coteaux. C’est à l’intérieur de ces nouveaux périmètres que s’organisent la vie des quartiers, celle des conseils de quartiers, comme celle des comités de quartier.
Cette nouvelle échelle, bien adaptée à notre commune, et à laquelle le niçois s’est habitué et attaché, permet une meilleure efficacité dans la gestion des relations, non seulement avec les habitants, mais également avec tous les institutionnels concernés, qu’ils soient publics ou privés, économiques ou sociaux.
On travaille mieux lorsqu’on est au plus près de l’administré.

Cette territorialisation est une avancée qu’il faut maintenir. Mais qu’il faut aujourd’hui développer, non dans l’espace, mais en moyens techniques et humains. Faute de quoi, elle risque de tourner dans le vide. Et faire encore plus de mécontents.

Il ne faut pas décevoir cette demande de participation des citoyens, qui n’a jamais été aussi forte. Il ne faut pas décevoir tous ces bénévoles qui travaillent dans l’intérêt général de leur quartier.

La Collectivité Municipale doit mettre en place de véritables services de proximité, en contact direct avec les niçois, et en temps réel.

Toutes ces questions sont incontournables, car elles préfigurent le cadre dans lequel se réalisera Nice. Se les poser, c’est déjà faire le premier pas vers l’élaboration de ce projet de ville. Dont l’unique ambition doit être de façonner notre ville au service des niçoises et des niçois. Pour que chacun puisse s’y épanouir. Et pour que chacun trouve des réponses à ses difficultés.

L’élaboration de ce projet doit se faire autour de deux engagements forts, sous-tendus dans chacun de mes propos. D’abord, le « vivre ensemble », afin que chacun trouve sa place, dans le respect et la dignité. Ensuite, la garantie d’un développement équilibré, porteur d’avenir pour tous et respectueux de l’environnement.

La Collectivité Municipale doit intégrer ces deux objectifs dans toutes ses politiques. Et surtout, faire adhérer l’ensemble des services municipaux. Car on l’oublie trop souvent, les responsables l’oublient eux-aussi, trop souvent, une mairie est composée de niçoises et de niçois, comme vous, comme moi.
Fier de leur ville, comme vous, comme moi.

Ce sont les employés municipaux qui sont en première ligne. Dans toutes leurs composantes, administratives, techniques, culturelles, sportives, sociales et médico-sociales. Sans oublier l’animation, la police municipale et les sapeurs-pompiers.

C’est donc à eux, qu’il faut donner tous les moyens, dans l’exercice de leur métier.
Car ils ont tous, en commun, des aptitudes, des connaissances et des savoir-faire de qualité. Qu’ils soient dans des fonctions d’exécution, avec souvent des qualifications spécifiques. Qu’ils soient dans l’encadrement intermédiaire, avec l’application et la mise en œuvre directe des choix de la commune. Qu’ils soient, enfin, dans la direction et la conception, dans l’encadrement et l’expertise. Et tous cherchent, encore et toujours, à s’améliorer.
C’est aussi leur parcours professionnel qu’il faut prendre en compte. Au-delà des salaires et des heures supplémentaires, une gestion prévisionnelle de leur plan de carrière doit leur permettre d’évoluer. De se former. D’accéder aux cadres d’emploi de catégorie supérieure. Ou de changer de filière, de poste. Avec un accompagnement totalement individualisé, régulier. Pour cela, établir un vrai dialogue, une vraie écoute. Pas une appréciation impersonnelle, et à l’identique année après année.

Les rendre fiers de leur Collectivité Municipale. Fiers de leur appartenance à la grande famille des Municipaux de Nice.

Tous ces défis sont devant nous. Le « vivre ensemble », l’emploi et l’employabilité, le cadre de vie, le lien social et la solidarité, l’économie niçoise, l’environnement et l’écologie, l’écoute des territoires.
C’est pour y répondre qu’il faut faire évoluer les modes de gouvernance.
Avoir la volonté politique forte d’élaborer chacun des projets, avec les niçoises et les niçois.
(à suivre)

Richard POGLIANO

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