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NICE : QUESTIONS D’AVENIR (3)

Environnement et écologie.

Avec ses 2/3 de collines, ses 1 000 hectares en sites protégés et espaces verts, Nice est une ville verte. Avec ses 8 kilomètres de littoral, ses 4 kilomètres de plages, Nice est une ville d’eau.
Tous les atouts sont ici réunis, pour un des plus beaux environnements de France. Et, sûrement d’ailleurs.
Encore faut-il le protéger. Contre une urbanisation débridée. Contre les problèmes de pollution, les émissions de CO2, surveiller la qualité de l’air, de l’eau. Enfin, toutes les atteintes à l’environnement.
Mettre en place de nouvelles normes, pour les logements en haute qualité environnementale, pour la collecte et le traitement des déchets. Enfin, tout ce qui va dans le sens des économies d’énergie et la réduction de toutes les formes de nuisances.

Et puis, réfléchir sur chaque quartier. Parce que c’est en préservant l’environnement de chaque quartier qu’on préservera l’environnement de notre ville.
On pourrait ainsi, lorsque cela est possible, réaliser des éco-quartiers. A construire ou à aménager. En utilisant des matériaux recyclables, écologiques et peu consommateurs. En améliorant la gestion des ressources, jusqu’à envisager qu’ils soient totalement autonomes, par l’utilisation des énergies renouvelables. Le photovoltaïque permettrait la production d’électricité et d’eau chaude. Les eaux de pluie pourraient être réutilisées pour l’arrosage, les toilettes. En isolant les maisons et les bâtiments, dont la taille serait limitée à six étages. En multipliant les espaces verts réservés aux piétons. Sans oublier l’éducation des adultes et des enfants du quartier à l’environnement.

Une telle démarche nécessite un long travail de concertation, non seulement avec la population concernée par tel ou tel projet, mais avec l’ensemble de tous nos concitoyens. Car il s’agit d’une véritable révolution écologique urbaine.
C’est à la Collectivité Municipale de mener la réflexion, de concilier les impératifs écologiques avec ses projets d’aménagement, et ouvrir de nouvelles pistes pour un développement durable.

A l’écoute des territoires.

La loi de février 2002, susmentionnée, relative à la Démocratie de Proximité a marqué une nouvelle étape dans la vie des communes. Comme je l’ai déjà expliqué, elle favorise la participation du citoyen à la vie de son quartier et de sa ville.
J’ai déjà développé ce que doit être une véritable proximité entre les citoyens et leurs responsables communaux. Je n’y reviendrai pas. Comme je ne reviendrai pas sur les conseils de quartiers, leur but, leur fonctionnement et leur représentativité.
Permettez-moi simplement ici, d’attirer votre attention sur deux points complémentaires.
Le niçois demande à être écouté, et entendu. Et pouvoir s’exprimer, en espérant que ses avis soient pris en compte. Notre humanisme a toujours placé l’homme au cœur de toute chose. Et l’intérêt général, avant nos intérêts particuliers. Même si c’est difficile. Même si parfois, on préfère que la paille soit dans l’œil du voisin.
C’est pour cela que les comités de quartiers sont nombreux à Nice et très actifs. Une vraie tradition. Comme les clos de boules. D’ailleurs, très souvent, ils se recoupent. On y retrouve les mêmes animateurs. Et les uns se rendent volontiers chez les autres. Ce sont des lieux de débat, en même temps que de convivialité. Ce sont des lieux où bat le cœur de Nice.
Nul dans ces associations ne conteste la compétence des services municipaux. Mais tous vous diront le manque de dialogue. Le manque de coopération. Et de présence sur le terrain.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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