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NICE : QUESTIONS D’AVENIR (2)

Cadre de vie.

De par sa situation géographique, Nice est déjà naturellement attractive. Encore faut-il qu’elle le reste. Mieux qu’elle développe ses atouts. Et puis, circonscrire ses désagréments.
Mais, attractive pour qui ? Pour les nouveaux arrivants ? Pour les touristes ? Pour tous ceux-là, bien sûr. Mais d’abord, pour ses habitants. Je veux dire, pour les niçoises et les niçois qui y vivent déjà, à longueur d’année.
La qualité de vie passe par de très nombreux éléments. Comme l’environnement, son esthétique et sa propreté. Que ce soit les parcs, les jardins, les rues la mer. Comme l’accès aux loisirs, culturels, sportifs. Comme la proximité des lieux d’échanges, commerces, services, crèches. D’autres éléments encore, comme les déplacements, collectifs ou individuels. Ou des lieux, pour faire la fête. Ne les énumérons pas tous.
C’est sur le cadre de vie immédiat que l’on doit avoir une réflexion approfondie. Sur les terrains de jeux, lorsqu’ils sont dégradés. Sur la circulation, lorsqu’elle est impossible. Sur le coût des loisirs, lorsqu’ils sont prohibitifs. Sur les places de stationnement, lorsqu’on n’en trouve jamais.
La Collectivité Municipale doit prendre en comptes toutes ces appétences et s’interroger sur de nouvelles alternatives, pour faciliter la vie des habitants.

Lien social et solidarité.

L’histoire de Nice montre que la solidarité a toujours été une de nos valeurs cardinales. Et pour nous, niçois, humanisme et solidarité sont des valeurs que nous exerçons au quotidien.
Mais la vie est là. Avec son cortège de difficultés. La crise, le chômage, la précarité, la pauvreté. Le vieillissement, l’isolement, la dépendance. Les ruptures de vie, la monoparentalité, la ghettoïsation. La liste est longue. Beaucoup trop longue.
Faut-il fermer les yeux. Regarder ailleurs. Vivre ailleurs. Ou bien, tout mettre sur la table. Réfléchir. Repenser. Se dire que la solidarité peut être un investissement pour demain, pour tous. Que recréer du lien social, là où il a disparu, c’est aussi retrouver des dignités. Et faire revivre, ensemble, des générations qui se sont éloignées.
A un moment où l’Etat n’anticipe sur aucun de ces sujets et se désengage, où le secteur privé n’y trouve pas son compte, ou alors avec des prix exorbitants, comme dans le cas des maisons de retraite, c’est encore vers les collectivités locales que l’on se tourne.
Pour que la Collectivité Municipale coordonne l’ensemble des programmes urbains, en recherchant, dans chacun d’eux, toutes les possibilités à même de diminuer les inégalités, dans l’espace et dans le temps.

L’économie niçoise.

Je ne reviendrai pas sur les problèmes liés à l’économie niçoise. Je les ai déjà abordés.
Simplement, dire ici, qu’une mono-activité met notre économie en danger. Que le tourisme ne suffit pas, surtout lorsque le bâtiment est en déclin. Qu’il est nécessaire, dans le prolongement de mon propos précédent sur l’emploi et l’employabilité, de diversifier notre économie. Les pistes sont maintenant connues. Il suffit de les explorer.
Que Nice Méridia doit devenir, demain, notre Sophia Antipolis. Et qu’il n’est plus temps d’attendre. Mais qu’il faut aussi réinvestir et remodeler chacun de nos quartiers, comme autant de zones de chalandise. Comme autant de lieux d’enseignes, de commerce et d’artisanat. Chacun à son échelle.
Je ne reviendrai pas non plus sur l’impérieuse nécessité de développer un tissu de PME/TPE.
Simplement, dire ici, que nous devons rechercher des entreprises, quelle que soit leur taille, des commerces, des artisans, qui correspondent aux formations et aux métiers, et donc aux compétences, de notre bassin d’emploi.
Que nous devons aussi rechercher des entreprises tournées vers les métiers d’avenir, nouvelles technologies de l’information, nanotechnologies, énergies vertes. Mais également, faire venir à nous des centres de recherche, des universités étrangères, parce qu’agir local, c’est d’abord penser global.
Marcher sur ces deux axes, tel doit être l’objectif.
J’aurai l’occasion d’y revenir dans le prochain chapitre de cet essai.
Et c’est la Collectivité Municipale qui a la responsabilité, directe et totale, de mettre cette stratégie économique en place.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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