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NICE : LA PREUVE PAR TROIS (1)

Nous ne pouvons pas nous dire que Nice a atteint un seuil de population, à 350 000 habitants. Bien au contraire. Comme toutes les grandes villes, la nôtre va continuer de croître. Et elle croîtra à une vitesse d’autant plus grande qu’elle rattrapera son retard sur les autres villes de l’arc méditerranéen. Mais avec les contraintes géographiques que nous connaissons, sa croissance devra être fortement accompagnée, sous peine d’asphyxie. Mieux, il nous faudra prévoir, longtemps à l’avance. Donc, penser, repenser notre ville.
C’est tout l’enjeu du « vivre ensemble ».

Ici comme ailleurs. Car le développement d’une ville s’accompagne d’une complexisation des relations et des échanges, aussi bien humains que marchands, matériels qu’immatériels. De structures de plus en plus tourmentées dans leurs configurations spatiales. On le voit bien, déjà aujourd’hui, avec les problèmes de circulation, de logements… la liste est longue !
Voilà pourquoi, nécessairement, il échoit à la Collectivité Municipale l’incontournable devoir de prendre les décisions lourdes qui organisent notre futur. A l’heure où l’Etat se désengage sous le joug d’une tyrannie comptable et d’une idéologie par trop ultralibérale, l’action publique locale doit prendre la relève.
Il en va de l’avenir de notre ville. De notre avenir.

Les responsables politiques, et le maire de Nice en particulier, ne peuvent se contenter de ne considérer le développement de leur ville qu’à travers l’augmentation de la base imposable ni, pire, de l’endettement. Pertinente ou pas, la seule approche comptable ne suffit plus.
Plus que jamais notre Collectivité Municipale a un rôle central à jouer. Face aux incertitudes et aux risques qu’entraînent les mutations de notre société, dans le contexte de compétition internationale et de mondialisation que nous connaissons. Face aux dérèglements du marché dans lequel nous évoluons, et dont les répercussions sont directes, et perturbantes, sur nos villes, leurs centres et surtout, leurs périphéries. Face à certains excès dans les relations et les comportements urbains, dans un contexte de stigmatisation générale, où la notion d’appartenance n’est plus ni l’esprit, ni la règle.
Plus que jamais, notre Collectivité Municipale a l’obligation, la responsabilité, de devenir un pôle de stabilité et de cohésion sociale. Mais aussi, un acteur qui se doit d’intervenir, dans tous les domaines, économiques, sociaux et politiques.
Notre Collectivité Municipale doit donc s’adapter à ces nouvelles attentes et ces mutations. A l’élu, au Maire, de trouver les nouvelles marges de manœuvres, les nouvelles orientations stratégiques pour relever les défis. Au Responsable des services municipaux de trouver les moyens et les procédures pour y parvenir. Cela est nécessaire, et cela est possible. A condition de s’en donner les moyens et de suivre certains principes.

La preuve… par trois.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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