N I C E ( 20 )

NICE, DROIT D’INVENTAIRE (5)

[Suite et fin: Ici, je veux simplement et rapidement exposer les grandes caractéristiques constituant la morphologie de Nice. C’est à dire souligner quelques maux qui posent problèmes et perdurent dans notre ville.]

Il est des approches qui ne se lisent pas comme un inventaire, mais qui sont en filigrane. Celles qui concernent les jeunes, en tant que tel, ou les séniors. Pour souligner, que nous devons nous poser la question de ce que nous voulons spécifiquement, pour certaine catégorie d’habitants de notre ville. Du fait de leur importance dans le devenir de la cité. Ou pour d’autres raisons, de justice, d’égalité, de bien-être.
L’inventaire, ici, c’est d’ouvrir la discussion et s’engager dans l’élaboration de politiques partagées.

Emploi, logement, équipements, sport, culture, santé, autant de sujets, avec ceux évoqués avant et ceux qui le seront après, autant de choix politiques qui sont les éléments essentiels du paradigme qu’il nous faut bâtir pour Nice. En relevant tous les défis qu’il entraîne. Sans ne rien exclure.
En partant de ce qui est pour moi la matrice de la ville, le quartier. De ce qui est la démarche fondatrice, travailler pour la collectivité avec la collectivité.
Et cela consiste, d’abord, à associer les citoyens à la chose publique, dans un véritable souci de co-construction.
Car au fond, aujourd’hui, tout le sens d’une action municipale, comme par ailleurs d’une action nationale, réside dans sa construction collective permanente.
Le citoyen ne doit plus être exclu de la « chose publique ».

C’est pour construire la ville de demain, qu’ilnous faut associer le plus grand nombre à la réflexion et à la recherche de propositions.

Parce que Nice doit se doter du TRIPLE A.

A comme Ambition. Celle que chaque niçoise et chaque niçois vivent mieux dans sa ville, non parce qu’on lui dit qu’il vit mieux, mais parce qu’il s’en aperçoit, lui, au quotidien, chaque jour, parce qu’il vit mieux dans son quartier, dans sa famille, dans ses relations avec les autres.
A comme Aménagement. Œuvrer pour sa ville, ce n’est pas seulement des inaugurations, des rubans, des photos, c’est, quartier par quartier, rue par rue, restructurer, embellir, redynamiser, et ce faisant, favoriser les activités professionnelles, commerciales, recréer du lien.
A comme Avenir. Assurer le devenir de notre cité, c’estprévoir. Prévoir, pas seulement pour aujourd’hui ou pour demain, mais pour après-demain, et le jour d’après, pour les vingt ans qui viennent. Prévoir pour nous, et notre cadre de vie, pour nos enfants, en terme de formation et d’emploi, pour nos aînés, afin d’assurer à tous une belle fin de vie, pour tous ceux que la vie a défavorisés.

Il nous faut construire une ville solidaire et intelligente. Avec des politiques fondées sur l’écoute et l’échange, la transversalité et la participation. Et donc avec des citoyens qui soient aussi des acteurs.

Plus que jamais, pour renouer les fils, la politique doit être une histoire que l’on écrit ensemble.

(1) Baromètre sur la confiance politique, Vague 4, réalisé par Opionway du 5 au 20 décembre 2012 sur un échantillon de 1509 personnes de 18ans et plus interrogées en ligne. / Sondage France 2013: les nouvelles fractures, réalisé par Ipsos du 9 au 15 janvier 2013 sur un échantillon de 1019 personnes de 18 ans et plus interrogées en ligne
(2) L’étude de l’institut CSA a été réalisée auprès de 1010 personnes de 18 ans et plus, habitant dans des communes de 50 000 habitants et plus, et qui ont été interrogées par téléphone du 11 au 16 juin 2012.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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