N I C E (19)

                     NICE, DROIT D’INVENTAIRE (4)

[Nouvelle suite: Ici, je veux simplement et rapidement exposer les grandes caractéristiques constituant la morphologie de Nice. C’est à dire souligner quelques maux qui posent problèmes et perdurent dans notre ville.]

En matière de culture, le maillage de la ville est d’importance et varié. De très nombreuses structures associatives et donc un important tissu associatif et un patrimoine culturel très riche.
Nous pourrions avoir le label « villes et pays d’art et d’histoire », tant la ville s’est enrichie, depuis la création de son premier musée, en 1846, le muséum d’histoire naturelle de Nice, jusqu’au musée d’art moderne et d’art contemporain, le MAMAC, en 1990, de nombreux musées et galeries d’art. Le théâtre national de Nice, TNN, inauguré en 1989 et le conservatoire de musique, qui, sous la direction de Pierre Cochereau, devient national en 1962.
Et puis, tous ces équipements socio-culturels, CEDAC, CAL, centres culturels, bibliothèques, théâtres, cinémathèque, lieux de réunions, etc.
Mais comme pour le sport, je parlerai de culturisation de la ville.
Et les questions posées sont multiples. Sans réponse, au-delà de l’acquis institutionnel, qui existe déjà et qui, en matière culturelle, est d’importance. Quelle est la place de la culture dans l’élaboration d’un projet de ville ?  Comment l’art, la culture et l’architecture participent-ils à la construction de la ville et plus largement à la réflexion sur son
devenir ?  Comment faire des équipements culturels des lieux de vie et des lieux au cœur de la ville ? Dans quelles mesures peuvent-ils (re)créer du vivre ensemble et du lien social ?  Et quelle est la place de l’artiste dans le projet urbain ? Quelles sont les modalités de la participation citoyenne ?
Car se pose, entre autre,  la problématique de la culture dans les quartiers. Non pas la culture pour chacun, qui s’opposerait à une culture pour tous.  Mais celle qui est faite de projets simples, où le processus participatif et de réseaux permet une redécouverte aussi bien des espaces urbains que des relations avec les autres. De supprimer l’effet temple de la culture.
Et pour cela aussi, il faut un véritable  projet  de fond.

 

Dans le domaine du social et de la santé, les inégalités, la précarité, le vieillissement de nos populations, l’exclusion des uns, les difficultés des autres, tout cela nous interpelle.

Les enjeux sont forts et Nice fait beaucoup. Parce que les villes sont les lieux de vie de 80% de la population. Et que c’est à l’échelon local que peuvent se mettre en place les synergies entre acteurs de la santé.  Autour, par exemple, d’un contrat local de santé, pour faire mieux et plus juste, au plus près.
Je ne ferai pas le recensement de ce qui existe ou pas, de ce qui se fait ou pas. Il nous faudra y revenir. Mais il existe un axe sur lequel l’effort doit porter, c’est celui du handicap.

Depuis la loi de février 2005, la personne handicapée n’est plus confinée dans l’espace privé, familial, mais pleinement intégrée dans la sphère publique.
C’est cette nouvelle donne qu’il nous faut prendre en compte à Nice. En allant plus loin, avec une approche plus ouverte, plus transversale, Et envisager d’autres formes de réponses et donc de solutions . Aussi bien pour les handicapés eux-mêmes, et d’abord pour eux, que pour leurs familles. Aussi bien dans le domaine financier que dans le domaine de la formation, de l’emploi, du social, etc. Il ne convient plus de se retourner vers l’Etat providence, mais œuvrer nous-mêmes, face aux réticences alimentées par une méconnaissance du monde du handicap et à de nombreuses fausses idées. Œuvrer nous-mêmes pour refonder une politique d’intégration sur une approche globale du handicap.
Voilà le défi que notre ville doit relever.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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