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NICE, UNE VILLE DE VILLAGES (3)

Au Centre… la Vieille Ville, Carabacel, Medecin, Vernier, Thiers, Rue de France, Gambetta, Baumettes. Dans ce secteur, fort de ses 450 hectares, vivent plus de 60 000 habitants, avec donc d’importantes densités.

A partir de la Vieille Ville, qui fut à l’origine la Ville Basse, avec le Château, la Ville Haute, Nikaïa fondée par les grecs au V° siècle avant Jésus Christ, la ville s’étend sur le littoral, le long de la Promenade des Anglais. Celle là même connue du monde entier. Certes, pas un village, mais comme un orle avec ses musées, ses galeries, ses grands hôtels et cette mer qui roulent nos galets, égrènent nos plages.
Entre la mer et les places Masséna et Garibaldi, le jardin Albert 1er et le Château, le Vieux Nice reste le village de la nissartitude.
Ce n’est certes pas le seul, l’âme niçoise habite encore tous ses autres quartiers. Mais ici, plus qu’ailleurs, rien ne change, ou très peu. Ici plus qu’ailleurs les pierres se souviennent et racontent, dans ses ruelles étroites, le livre de Nice.
Ce Vieux Nice, sur lequel il y aurait tant à dire et dont j’ai déjà évoqué les particularismes. Mais, s’il en est un, c’est celui de ses églises, majestueuses et baroques. La Cathédrale Sainte Réparate, Sainte Rita, l’église du Gèsu, celles de Saint Augustin et de Saint François de Paule, la Chapelle de la Miséricorde, celles de Sainte Croix, du Saint Suaire, de la Visitation et de la Providence. Sans oublier, dans ce parcours religieux et artistique, ces magnifiques façades du Palais Lascaris et des rues que traverse le Chemin de Croix.

Longtemps séparée par le Paillon, la rive droite rejoignit la Vieille Ville en 1869, date où fut inaugurée sa première couverture. A partir de 1893, une nouvelle couverture du Paillon permettait au quartier bourgeois de Félix Faure et au quartier populaire de Jean Jaurès, deux mondes différents, d’être réunis. Et d’oublier qu’on a été séparé un jour. La Place Masséna va alors prendre sa forme actuelle et devenir, entre le jardin Albert 1er et la coulée verte le véritable coeur de la ville, là où tout converge.
Les quartiers entre Gambetta, Thiers et Carabacel constituent le Centre de Nice.
De Carabacel à l’avenue Médecin, puis de l’avenue Médecin à Gambetta, le Centre Ville s’étend jusqu’au quartier Thiers.
Là, Gioffredo, Hôtel des Postes, Pastorelli, Dubouchage, Lépante, ces quartiers qui sont nés à la fin du XIXème siècle et qui respirent une époque différente, mais aussi prégnante que les autres. Avec leurs squares Wilson, Durandy, leurs églises du Vœu, Notre-Dame, leurs lycées Masséna, Calmette. Avec son imposante poste, construite en 1888, et son Théâtre de la Photographie, l’ancien Artistique fondé en 1895.
Ici, Verdi, Rossini, Gounod, Berlioz, le quartier des musiciens aux riches immeubles et grands appartements bourgeois. Où jamais un musicien n’a vécu, mais où l’on retrouvait des écrivains célèbres, comme Tchékhov, Nietzsche et notre « jardinier de Nice », Alphonse Karr. Avec son square Mozart. Et accolé, comme une limite supérieure, le quartier Thiers, populaire et cosmopolite, avec sa cité marchande, sa poste et sa gare SNCF.
Enfin ces quartiers séparés du centre par Gambetta, mais qui ne sont pas encore à l’ouest. Grosso et son lycée Estienne d’Orves, où ma seconde fille, Sophie, fait actuellement ses classes.
Tzarewitch, ce village ambivalent, entre sa Cathédrale Saint Nicolas, du nom du Tzar Nicolas II qui en décida la construction, la plus belle d’Europe, et son Lycée du Parc Impérial. Mais aussi, son Nice Lawn Tennis Club venu s’installer tout près de sa championne, qui habitait la rue qui porte aujourd’hui son nom, Suzanne Lenglen.
(à suivre)

Richard POGLIANO

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