MESSIEURS QU’ON NOMME GRANDS, ARRETEZ-LES ! REPRENEZ LE POUVOIR !

« Messieurs qu’on nomme grands »,

Jamais de toute son histoire l’Europe n’a été autant rejetée par les Européens,
jamais le populisme anti-européen n’a mobilisé autant d’électeurs,
et jamais le projet européen n’a rencontré une telle hostilité !

Et de tout cela, comme dirait Guillaume Roquette (2), « la Commission Européenne, au sommet de cette gigantesque technocratie, s’en fout. Pire, elle semble prendre un malin plaisir à contrer quotidiennement la volonté des pays membres ».

En effet, outre les affaires dans lesquelles la Commission Européenne s’embourbe (cf affaires Barroso et Kroes) son président, le distingué Jean-Claude Juncker entend bien ne faire que ce qui lui plait, n’hésitant pas à s’opposer à la France, ou à d’autres pays membres, pour faire appliquer ses propres directives.

Et « la Commission Européenne se surpasse (*). Elle veut forcer l’Irlande à faire payer des impôts que ce pays ne réclame pas. Elle a fait un bras d’honneur à la France qui demandait l’arrêt des négociations du traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Elle a refusé de fermer les portes de l’Union Européenne à la Turquie, dont il est pourtant aveuglant qu’elle n’a plus rien de commun avec nous ». J’en passe et des meilleures !

Enfin, qu’est-ce que c’est que cette Europe, qui à l’origine était un projet politique et culturel, et qui est devenue un projet financier tourné vers les marchés, avec le seul dogme de la consommation et du profit !

Eh bien, non !
C’est notre modèle républicain français qu’il faut faire prévaloir : une refondation du pacte européen à l’identique de notre pacte républicain.
Nous avons voulu l’Europe, après tant de massacres et de folies, pour que notre civilisation continue de vivre en paix.
Nous la voulons parce que nous savons que nous serons plus forts ensemble.

Mais, nous n’avons pas voulu l’Europe pour effacer les Nations et les identités.
Nous n’avons pas voulu l’Europe pour déposséder les peuples du droit de choisir leur façon de vivre.

Nous avons voulu l’Europe pour que les Européens travaillent ensemble à trouver des solutions à des problèmes qu’ils ne pourraient pas résoudre séparément.
Nous n’avons pas voulu l’Europe pour qu’elle se mêle de tout, ni pour soumettre tout le continent à la seule loi de la concurrence.

Nous avons voulu l’Europe pour être plus forts, non pour être plus faibles,
Pour être moins vulnérables, non pour l’être davantage,
Pour avoir plus de croissance et non pour plonger tout le continent dans la dépression et la déflation.

Nous n’avons pas voulu l’Europe pour y dissoudre la République !
Nous voulons l’Europe des peuples et nous voulons la souveraineté du peuple français.

Alors « messieurs qu’on nomme grands », arrêtez-les !
Arrêtez tous ces commissaires européens qui s’approprient notre Europe, en confisquant le projet européen au profit d’un capitalisme débridé américain ou d’un totalitarisme chinois.
Arrêtez ces technocrates qui n’ont aucune légitimité démocratique et cumulent les pouvoirs exécutifs et législatifs pour priver les Etats membres de leur souveraineté.
Arrêtez ceux qui méprisent les peuples, ignorent totalement leurs aspirations et leurs besoins, en niant leurs origines à l’image du Commissaire Européen socialiste français qui déclarait récemment, « je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe ».

« Messieurs qu’on nomme grands », reprenez le pouvoir en Europe !

Richard POGLIANO, Président du Cercle de Nice

(1) « ♫♪ Messieurs qu’on nomme Grands / Je vous fais une lettre / Que vous lirez peut-être / Si vous avez le temps… ♪♫ » Mouloudji – 1954.
EditorialdeGuillaumeRoquette-LeFigMag-090916-II

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