LES CYGNES NOIRS DE 2017 (2)


Comme indiqué dans le précédent article, le concept de « cygne noir » a été inventé par l’économiste libano-américain Nassim Nicholas Taleb. Il désigne un événement imprévisible et peu probable, mais qui a un impact considérable sur le monde s’il se réalise.
Nous avons donc joué le jeu de la politique-fiction et imaginé ce qui pourrait bouleverser le monde en 2017 (*)… Mais ces événements sont-ils si invraisemblables ?

 

  • Des pirates russes font sauter le réseau internet mondial  

 

Plus aucune connexion. Depuis une semaine, tous les sites internet sont inaccessibles, en raison d’une attaque géante de type DNS, comme celle qui avait paralysé une partie du web en octobre 2016. Les transactions financières sont bloquées, ainsi que toute l’activité e-commerce, impossible de communiquer avec ses proches… L’activité mondiale est complètement à l’arrêt. Une catastrophe économique encore pire que le choc de 2008. Non contents de leur coup, les pirates récidivent quelques mois plus tard, en bloquant tous les transports à Paris et à Londres…

 

  • Trump démissionne

 

C’est par un tweet que Donald Trump annonce qu’il renonce à son poste de président des États-Unis pour se consacrer à ses affaires et son show télévisé. Ainsi que l’avaient rapporté les médias américains, Trump « ne s’attendait pas à une telle charge de travail » et ses obligations lui ont rapidement trop pesé. Sa démission a aussi été secrètement encouragée par ses (nombreux) adversaires au sein du camp républicain. Mike Pence, le vice-président, prend la tête du pays. Un conservateur pur jus, anti-gay, anti-avortement et complètement obsédé par l’Iran.

 

  • L’argent liquide disparaît, remplacé par le bitcoin

 

Votre tirelire semble soudain bien inutile : les banques centrales mondiales ont décidé conjointement de la fin de l’argent liquide. Du jour au lendemain, vos billets en euros n’ont plus aucune valeur ; seuls les dépôts bancaires sont intacts. Prenant acte de la dématérialisation croissante des paiements (internet, sans contact, mobile…), les institutions espèrent aussi relancer la consommation en évitant les « bas de laine » et lutter contre l’argent sale, qui se nourrit de grosses coupures. Encore mieux : le bitcoin devient la monnaie universelle, valable partout dans le monde. Fini les casse-têtes de politique monétaire.

 

  • Google est racheté par Facebook

 

Le géant américain Google semblait inébranlable. Utilisé 9 fois sur 10 par les internautes pour une recherche en ligne, il est pourtant passé à côté de la révolution de tout le contenu « caché » du web : celui publié par les réseaux sociaux ou à l’intérieur des applications mobiles. De l’autre coté, Facebook, avec ses 4,75 milliards de contenus partagés chaque jour, voit ses revenus publicitaires exploser. Avec sa montagne de cash et des échanges d’actions, il rachète donc son concurrent pour 600 milliards de dollars, s’arrogeant ainsi un quasi-monopole du Net.

 

  • Une marée noire géante engendre un moratoire sur l’exploitation pétrolière

 

Les images sont glaçantes : suite à l’explosion d’un pipeline en mer du Nord, plus d’un milliard de litres de pétrole sont déversés dans la mer, polluant des milliers de kilomètres de côtes de la France à la Russie. Dans le monde entier, les citoyens sont choqués et exigent des mesures drastiques. À l’unanimité, les pays décident un moratoire sur toute exploitation pétrolière, comme en 2011, quand la catastrophe de Fukushima avait poussé plusieurs pays à abandonner l’atome. Les centrales sont du coup relancées, ainsi que les énergies renouvelables dont la production est multipliée par deux.

 

  • L’Arabie Saoudite connaît son « printemps arabe »

 

L’Arabie Saoudite, pilier du Moyen-Orient, a fini par tomber. Fragilisé par la baisse des prix du pétrole et par les luttes intestines entre la famille royale et les autorités religieuses, le régime n’a pas résisté longtemps face aux manifestations de la jeunesse. Représentant plus de la moitié des citoyens, ces derniers se sentaient étouffés par un régime autoritaire et hors d’âge. L’Arabie Saoudite a aussi perdu le soutien américain, désintéressé de son pétrole. Grand vainqueur de la disparition de la monarchie : l’Iran, qui ne cesse de marquer des points sur le plan diplomatique.

(*)OuestFrance-04012017-CélineDeluzarche

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