L’économie azuréenne ralentit

L’économie azuréenne ralentit
( In nicematin.com – 25.09.12)

Il y a des rentrées plus faciles que d’autres. Celle de 2012 ne fera pas partie de celles dont les chefs d’entreprises et les salariés des Alpes-Maritimes garderont un bon souvenir.
Sur le tableau de bord de l’économie azuréenne, les indicateurs sont en effet orientés à l’orange alors que ceux de l’emploi sont carrément passés au rouge.

Le début 2013 risque d’être difficile. Tels sont les principaux enseignements du « bilan de conjoncture » dressé hier par le président de la chambre de commerce et d’industrie, Bernard Kleynhoff, et par le président de l’UPE 06 (Union pour l’entreprise), le patronat azuréens, Yvon Grosso.
Repli redouté en fin d’année
En comparant le chiffre d’affaires global des entreprises azuréennes du premier semestre par rapport à la même période 2011, on constate une stagnation absolue. Ce qui augure, hélas, d’un repli quasi certain à la fin de cette année.
Les situations sont contrastées selon les secteurs d’activités et d’un bassin d’emploi à un autre. Résistent bien les services (+2 %) et l’industrie (qui fait jeu égal grâce à la chimie et aux arômes, compensant le recul de l’informatique). Mais la construction – bâtiment et BTP confondus – et le commerce reculent (-2 %) avec un impact négatif sur l’emploi. Les secteurs de Grasse et de Carros – plaine du Var sont les plus dynamiques pour l’activité et l’emploi, les autres régions du département marquant le pas, à l’exception de Menton.
« Nous sommes inquiets car la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée ce qui pose à nos entreprises des problèmes de compétitivité à l’export » explique Yvon Grosso. « Nous dialoguons avec le gouvernement et nous attendons des mesures rapides. »
L’emploi en berne
Pour les prochaines semaines, les carnets de commande sont encore satisfaisants. Mais il n’en va pas de même à moyen terme. Le moral des patrons s’en ressent. Ils restent prudents, surtout en matière d’embauches. Globalement, avec 53 600 demandeurs d’emplois à la fin juin, l’économie azuréenne est à son plus mauvais niveau depuis une dizaine d’années. Les offres d’emplois en CDI sont en forte chute (-20 % actuellement).
Reste une satisfaction avec la touristique. « Même si les records de 2011 ne seront pas battus » a noté Bernard Kleynhoff. Mais la crise est aussi passée par là : les vacanciers se sont décidés à la dernière minute, sont restés moins longtemps et, surtout, ont beaucoup moins dépensé.

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