LE MOYEN AGE (5)

CHARLEMAGNE  (2)

L’ ORGANISATION  DU  ROYAUME :  LA  STRUCTURE  POLITIQUE

Fasciné par l’Empire Romain déjà anéanti (1), Charlemagne se voyait comme l’instigateur de la gloire de l’Occident et, en conséquence, développa une structure étatique adaptée aux dimensions grandissantes du Royaume. A Noël de l’an 800, le pape le couronna empereur : le royaume carolingien devenait par là même un empire et les rêves de Charlemagne se confirmaient.

L’empereur appuyait sa souveraineté sur l’hérédité, le pouvoir économique et la capacité militaire (2).
La guerre était la source de richesses par excellence, puisqu’elle fournissait des terres et de la main d’œuvre. Les succès militaires (3) constituaient donc la base du pouvoir de l’empereur. Par des arrêtés (bans), il appelait aux armes pour ses campagnes militaires et rendait la justice.

Le centre politique était la cour, concentrée dans le Palais Royal et contrôlée par un réseau d’hommes de confiance. L’empire carolingien n’avait pas de capitale fixe, puisqu’elle était transférée là où allait la cour. Pour légiférer, l’empereur était assisté d’une assemblée essentiellement constituée de nobles fiables.

A la tête de l’administration locale se trouvait le comte, officier du roi, duquel émanait le pouvoir. A titre de rétribution, il recevait de l’empereur une dotation en terre, qui devint héréditaire. Dans sa juridiction, le comte se chargeait de l’organisation administrative, judiciaire et militaire. Il était assisté par le chevalier profès qui supervisait les autres fonctionnaires du comté.

De leur côté, les évêques disposaient de larges attributions seigneuriales dans les villes.
Enfin, les délégués impériaux (missi dominici), les nobles ou les ecclésiastiques désignés par l’empereur supervisaient les comtes et veillaient au respect des dispositions prises par l’empereur.

 

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

 

  • « Tout le programme de Charlemagne avait pour but de redonner vie à l’Antiquité. La renaissance carolingienne se distingue de l’ Antiquité chrétienne précisément parce qu’elle ne continuait pas simplement la tradition romaine, mais parce qu’elle la redécouvrait. » Arnold Hauser, historien (1892-1978)
  • Chef militaire et homme d’Etat
    Malgré son activité militaire régulière, Charlemagne ne délaissa pas les aspects politiques et culturels. Il prit même des initiatives remarquables sur le plan économique, comme augmenter la frappe de monnaie d’argent pour favoriser le commerce, qui s’étendait jusqu’en Inde et en Chine.
  • Victoires et défaites
    Les campagnes de Charlemagne était retentissantes. Seul son affrontement avec Bysance resta incertain, et il échoua dans ses expéditions nordiques, contre les Danois et les Normands, et vers le sud, contre les Arabes en Espagne.

 

 

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