LE MOYEN AGE (23)

LA MONARCHIE ANGLAISE

Les invasions, les luttes de succession, les ambitions féodales et les conflits avec l’Eglise entravèrent le renforcement de la monarchie. Après plusieurs changements dynastiques, le trône anglais devint pourtant l’un des plus solides d’Europe…

Après s’être soumise au Danemark, la couronne anglaise suivit un processus conflictuel jusqu’à ce qu’elle se consolide.
C’est seulement à partir d’Ethelstan (925-940), roi de Wessex, que l’on peut parler de roi anglais.
Pour atteindre une plus grande uniformité nationale, Edgar le Pacifiste (959-975) s’appuya sur l’Eglise.
Son successeur, le jeune Ethelred, dut affronter de nouvelles invasions danoises.
A sa mort, en 1016, les nobles, réunit en assemblée royale mirent Knut le Grand sur le trône (1016-1035).
Après lui, Edouard le Confesseur (1042-1066), ainsi que son fils Harold durent faire face à de nombreux soulèvements et invasions.
A Noël 1066, Guillaume le Conquérant fut sacré roi d’Angleterre dans l’abbaye de Westminster. Il gouverna avec le soutien de l’Eglise romaine.
A sa mort, son fils Guillaume II le Rouge (1087-1100) lui succéda puis le frère de ce dernier Henri Ier devint à son tour roi d’Angleterre.
Les barons, soutenus par les évêques, élirent Etienne de Blois (1135-1154), neveu d’Henri Ier et petit-fils de Guillaume le Conquérant.

Etienne de Blois céda le trône à Henri d’Anjou Plantagenêt, qui fut couronné sous le nom d’Henri II (1154-1189). Celui-ci réduisit les attributions de l’Eglise et nomma Thomas Becket archevêque de Canterbury.
A partir de 1163 débuta une profonde réforme des relations entre la couronne et le clergé qui, l’année suivante, prit fin avec les Constitutions de Clarendon. Elles établissaient une plus grande indépendance à l’Eglise et reconnaissaient la souveraineté juridique du roi.
Après de nombreux conflits internes, Thomas Becket fut assassiné en 1170 dans la cathédrale de Canterbury par des membres de la cour.
Même s’il fut canonisé par la suite, et si la couronne en fut sérieusement affectée, Henri II continua sa politique centraliste et parvint à être reconnu « roi par la grâce de Dieu ».

(à suivre)

Richard POGLIANO

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