LE MOYEN AGE (21)

LE ROYAUME DE FRANCE (1)

Après la disparition de l’empire carolingien, la France fut soumise à de fortes luttes entre le pouvoir de la monarchie et les seigneurs féodaux.
L’ascension des Capets sur le trône marqua le renforcement d’un Etat centralisé.
Tout au long du Haut Moyen-Age, l’histoire politique de la France fut marquée par de fortes tensions internes.
Toutefois, durant le XII° siècle, avec l’appui de l’Eglise qui sentait sa propre autorité en danger face à l’offensive de la noblesse, la monarchie française parvint non seulement à récupérer son pouvoir, mais aussi à poser les bases d’un sentiment national croissant.
Après de très nombreux conflits, les Carolingiens et les Robertiens furent écartés du trône, comme Charles Ier de Lorraine, rival carolingien d’Hugues Capet, vaincu et emprisonné en 990, où il mourut.
Hugues Capet se fit couronner roi des Francs, en reprenant l’ancienne coutume franque de vote par les grands laïcs et les ecclésiastiques. Cette tradition avait été abandonnée sous les Carolingiens, qui imposaient leurs héritiers avant leur mort.

Le 29 mai 987, l’assemblée, réunie à Senlis, désigna Hugues Capet (941-996) roi de France.
Le prétendant carolingien, duc de Basse-Lorraine, était de ce fait écarté, ainsi que sa dynastie qui descendait de Pépin le Bref, roi en 754.
En 987, Hugues Capet désigna pour lui succéder son fils Robert le Pieux, créant ainsi la dynastie des Capétiens. Mais quelques seigneurs féodaux, tels les comtes de Flandres ou les ducs d’Aquitaine, continuèrent de rivaliser avec le pouvoir central monarchique. Pour contrecarrer l’offensive, Hugues Capet décida d’accorder des privilèges à l’Eglise (1).Il lui accorda le recouvrement des impôts dans les propriétés ecclésiastiques, organisées en quatre grands évêchés, avec une juridiction criminelle autonome. Pour sa part, l’Eglise française ne prit pas uniquement de la distance vis-à-vis de la noblesse, mais gagna même du pouvoir face au pontificat romain, traditionnel allié du Saint Empire romain germanique.

  • La force de la loi
    Hugues Capet professait une grande foi religieuse, se traduisant par des moments de révélation. La nuit de son couronnement, il dit être visité par Saint Valère. Pour son accession au trône, il compta sur l’évêché de Reims.
  • Politique et alliances
    Pour consolider sa monarchie, Hugues Capet parvint à des accords stables avec l’Eglise. Il accorda de grandes franchises aux commerçants de Paris et s’opposa aux comtes de Flandres et aux ducs d’Aquitaine, qui refusaient d’accepter sa politique centraliste. Son gouvernement posa les bases de l’Etat français.

(à suivre)

Richard POGLIANO

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