LE MOYEN AGE (18)

LE REVEIL DES CITES (3)

Dans divers pays, en Angleterre, en Irlande, en Sicile et en Sardaigne par exemple, apparurent les Parlements. En France, des 1302, les Etats généraux furent créés, en Allemagne et en Hongrie, les Diètes, au Portugal et dans les royaumes hispaniques, les Cortès.
La participation de nouveaux groupes sociaux s’opéra également au sein de l’Eglise. En 1222, le pape Honoré III convoqua un colloque réunissant des représentants des différentes classes de la cité, dont le but avoué était de délibérer sur l’opportunité d’organiser une expédition en Terre Sainte, avec pour objectif de libérer Jérusalem.
Tout cela rend compte des idées nouvelles qui apparaissaient dans toute l’Europe occidentale.

Les Etats généraux
Convoqués en 1302 par Philippe IV le Bel, les représentants de la noblesse, ceux de l’Eglise et les délégués des villes (le tiers état) se réunirent pour la première fois autour du roi.
Leur assemblée siégeait quand la couronne était en péril ou pour débattre de l’impôt, mais elle n’avait pas de pouvoir.
Sa convocation était un privilège royal et les représentants ne purent jamais en disposer autrement.

Les corporations
Les corporations, composées d’individus d’une même profession, surgirent d’une querelle avec les confréries qui, constituées de métiers différents, avaient une finalité d’aide et agissaient sous le contrôle de l’Eglise.
Les corporations, en revanche, à caractère laïc, régulaient la profession et contrôlaient les ateliers.
Elles étaient structurées selon une hiérarchie rigide et présidée par le maître du métier.
Elles imposaient des conditions de revenus et d’appartenance très sévères, surtout en matière de fidélité.

Réglementation corporative
Les corporations étaient des associations avec des règlements, des statuts et des critères de fonctionnement très stricts.
Les maîtres, les apprentis qualifiés et les apprentis représentaient ses trois classes principales.
Au fil du temps, nombre de leurs représentants participèrent à l’administration des villes.

Les confréries et les loges
La croissance urbaine souligna le rôle des corporations de bâtisseurs qui devinrent de véritables loges porteuses de nouvelles idées et normes éthiques et philanthropiques.
Au début du XIV° siècle, elles donnèrent naissance à la franc-maçonnerie.

La Champagne
La Champagne profita de sa position entre les Flandres et l’Italie au sud et la vallée du Rhin à l’est, entre les villes drapières flamandes et les marchés lombards.
Des Anglais, des Allemands, des Provençaux et des Français de tout le royaume s’y rendaient également.
De la fin du XII° siècle au XIII° siècle, les foires de Champagne furent les plus importantes de l’occident.
Les comtes de Champagne accordaient, sur leurs chemins, la protection à tous les marchands.
Ils créèrent une police pour les foires, chargée de l’ordre, et firent même bâtir l’hôtel-Dieu de Provins pour accueillir les marchands malades.
Six grandes dates animaient, durant l’année, les quatre cités fériales, Lagny, Bar-sur-Aube, Provins et Troyes.

(à suivre : Les croisades en Terre Sainte)

Richard POGLIANO

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