LE MOYEN AGE (13)

L’EUROPE ET LA SOCIETE MEDIEVALE (2)

Les relations sociales
Les principes du nouveau système féodal étaient la vassalité et le fief, dont l’objectif était de codifier le plus rigidement possible la répartition des bénéfices obtenus par la captation de la rente.
Chaque seigneur féodal établissait une série de pactes avec des personnes de confiance.

Dans le cadre d’un cérémonial quasi religieux, les individus (les feudataires) s’en remettaient à leur seigneur et se déclaraient leurs vassaux. Par le biais d’un rituel établi, ils s’engageaient à le servir après lui avoir juré fidélité. Pour sa part, le seigneur s’engageait à leur accorder sa protection et leur concédait quelque bien de son fief en usufruit (terres, rentes, exercice de quelque profession ou jouissance de droits divers).
Ce lien de vassalité régulait essentiellement les relations entre la paysannerie (1) et les seigneurs féodaux, mais aussi les relations entre les familles seigneuriales elles-mêmes, qui composaient la noblesse (2).
Bien évidemment, les seigneurs qui détenaient le plus de terres (3) et de vassaux, de par leur plus grand pouvoir économique et militaire, occupaient une place plus remarquable à l’intérieur de la noblesse.
La source essentielle du pouvoir du seigneur féodal étant l’exploitation des vassaux, essentiellement des paysans, le régime de vassalité se durcit entre le XI° et le XIII° siècle.
L’autre grande source de richesse était les campagnes militaires et le butin de guerre amassé.
Le paysan restait astreint à un régime de servitude personnelle, qui impliquait une limitation à disposer de sa propre liberté et de ses biens.
Avec l’instauration de la ʺ servitude royale ʺ (4), qui assignait le vassal à la terre et obligeait le paysan à payer une rançon pour rompre le lien qui l’unissait à son seigneur et pouvoir abandonner le fief, une étape décisive fut franchie dans le processus d’intensification de la vassalité.
La crise du XIV° siècle s’explique par la mortalité due à la peste, à la guerre et aux famines, qui aggravèrent encore le régime de servitude.
Les seigneurs féodaux tentèrent de freiner les rebellions paysannes par les armes ou en orientant la colère populaire vers la persécution des minorités, en particulier des juifs.

(à suivre)

(1)La paysannerie. Alors que la production agricole en dépendait, la paysannerie était la plus exploitée. Les paysans libres travaillaient en fermage des parcelles de terre et payaient un impôt pour cela. Les serfs, eux, faisaient partie de la propriété féodale, comme les animaux, les bois et les rivières.
(2)La noblesse. Elle se composait des seigneurs féodaux qui étaient propriétaires terriens et détenaient une force militaire privée.
(3)La propriété de la terre. L’appropriation de la terre constitua la plus grande source de pouvoir économique, militaire et politique. Les membres de la noblesse et l’Eglise (5) étaient propriétaires de grande étendue de terre.
(4)Le roi. Il était également, de fait, un seigneur féodal, en général le plus puissant. Même si cela ne se produisait que rarement, les autres seigneurs décidaient parfois d’aller contre sa volonté.
(5)L’Eglise. En tant que représentante de Dieu sur Terre, elle constituait officiellement le sommet de la société médiévale, même si son pouvoir était en fait remis en cause par les seigneurs féodaux.

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