LE LEXIQUE « FRANCO-JEUNES » (*)

Un lexique « Franco-Jeunes » sera bientôt disponible dans toutes nos écoles…

Les dictionnaires Petit Robert et Larousse se sont renouvelés en incluant des anglicismes stupides et des mots d’argot comme « bolos ». Ils restent néanmoins en retard par rapport à l’évolution constante de l’argot des « jeunes »…

Alors, notre ministre de l’Education Nationale a fait beaucoup d’efforts pour que nos professeurs comprennent le nouveau langage des jeunes !
Car avec madame la ministre, à l’école, on n’enseigne plus la langue à nos jeunes… on leur donne la parole ! !
Et pour que les professeurs comprennent, notre ministre leur propose un lexique ! ! !

L’Express a révélé dans sa rubrique « Insolite », l’existence de ce lexique franco-« jeunes » officieux à l’usage des professeurs d’un établissement scolaire parisien.
Le document, intitulé
« Lexique top secret pour M. Dufduf« , était affiché dans la salle destinée aux réunions privées des professeurs.
Dans ce lexique, plusieurs mots argotiques, ou étrangers, trouvent une traduction en français courant (déduction faite des nombreuses fautes d’orthographe).

Parmi les mots mentionnés, de nombreux mots étrangers :
sheitan (diable), miskine (le pauvre), bismila (au nom de dieu), nardinomouk (insulte pour une mère), starfoullah (pardon dieu), psartek (respect).
D’autres mots renvoient au vocabulaire du rap, des fameux quartiers dits « populaires » :
zoulette (péripatéticienne), balek (s’en foutre royalement), zonz (prison), biff (argent), rodave (être pris en flagrant délit), crew (groupe, block, bâtiment de la cité).

Pour le journaliste de la rubrique « Insolite » de L’Express, cette liste de définitions permettrait d’« enrichir le vocabulaire des adultes  et représenterait le langage des jeunes »…

Mais de quelle « France » parlons-nous ?
Sommes-nous à ce point en train de déculturer notre pays?
Première victime ? La langue française qui est dénaturée, trahie, violée et méthodiquement remplacée par un jargon débilitant…
Deuxième victime ? Le niveau d’enseignement qui est donné baisse considérablement…
Troisième victime ? L’école qui s’adapte aux élèves plutôt que de leur demander de faire l’effort d’apprendre…

À la source de tous nos maux, des gouvernants dont l’idéologie prône l’abandon progressif de l’exigence à l’école et le développement du communautarisme.

(*) D’après Gabriel Robin – In Boulevard Voltaire – 15.01.2016 –

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