La LGV remplacée par une ligne rapide entre Nice et Marseille?

La LGV remplacée par une ligne rapide entre Nice et Marseille?
(InNicematin.com – 18.10.12)

Le projet de ligne à grande vitesse semblait enterré. Une conférence de presse de Michel Vauzelle, président de la Région, à Nice et une réunion à Marseille indiquent que rien n’est joué.
Ne l’appelez plus LGV si ça fâche ! » Le ton est donné. Par Michel Vauzelle, le président de la région Paca. Une région « bloquée », au « bord de la thrombose ». L’élu n’a pas de mot assez fort pour décrire « l’état de notre réseau ferroviaire, qui date du XIXe siècle : nous ne pourrons bientôt plus y faire passer un TER ou un TGV de plus ».

Voilà pourquoi Michel Vauzelle a lancé, ce mercredi, depuis Nice, un SOS à région en danger : « Sans la création d’une nouvelle voie de chemin de fer, c’est l’asphyxie assurée de notre région et de son développement économique ! On n’est pas obligé d’y battre des records de vitesse. Ne l’appelez pas LGV, si ça fâche. Mais il faut une ligne qui relie Nice et Marseille… » Et le président du conseil régional précise : « En une heure cinq ou dix ou au lieu de deux heures cinquante ! »
Bref, une LGV qui n’en porterait pas le nom ? Le projet de ligne à grande vitesse, que l’on pensait enterré – « dans un silence assourdissant des élus locaux », déplore le socialiste – sur « l’autel des restrictions budgétaires », serait-il ressuscité ? La question se pose, car le plaidoyer de Michel Vauzelle a, semble-t-il, trouvé un singulier écho, hier, à Marseille.
Message attendu du ministre des Transports
Le préfet de région Hugues Parant a, en effet, réuni dans l’après-midi, une vingtaine d’associations : « Dix pour la LGV, autant contre », rapporte Serge Jover, de l’Association de défense de l’environnement de Villeneuve (Adev).
Ce représentant de la coordination 06 anti-LGV était des invités. Et il a semble-t-il entendu de la bouche du représentant de l’État un discours assez similaire à celui tenu à Nice par l’élu de la majorité présidentielle : « Le préfet de région nous a d’abord dit « la vitesse, c’est fini », avant de nous dresser un état catastrophique de nos réseaux pour justifier la création d’une nouvelle ligne ferroviaire entre Nice et Marseille. »
Serge Jover rétorque que ce projet existe déjà. « Depuis 2002. » C’est, pour lui, la troisième voie en cours d’aménagement entre Cagnes et Antibes, qu’il suffit de poursuivre jusqu’à Nice. « Je me suis alors entendu dire que j’étais hors sujet », rapporte ce représentant associatif, qui estime avoir été « pris en otage » hier : pour lui, une nouvelle voie de chemin de fer qui ne serait pas la troisième voie en chantier, ce ne peut être « que le projet de LGV dont aurait changé l’emballage » !
Et sans doute aussi le tracé. Michel Vauzelle plaide pour un parcours « plus simple et donc moins onéreux que celui reliant toutes les métropoles ». Il en fait une question de survie économique. Voilà pourquoi il a « écrit au Premier ministre », « insisté auprès de Mme Lebranchu » et s’en est « bien sûr entretenu avec le ministre des Transports »… Frédéric Cuviller qui, annonce l’élu socialiste, « doit venir début novembre dans la région avec un message à délivrer ».
La relance d’un projet de ligne rapide entre Nice et Marseille, à défaut de LGV ? « Tout ce qu’il m’a dit, c’est que ce serait un message positif. »

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