LA GRECE (8)

ARCHITECTURE ET ART CLASSIQUE

La conception de l’architecture grecque est indissociable de la religion. En ce sens, l’édifice le plus représentatif de cette architecture est sans doute le temple.

Dans le domaine artistique, la période classique couvre les V° et IV° siècles av. J.-C. retrouvée lors des fouilles archéologiques.

Malgré une statuaire de grande qualité, il ne faut pas oublier que la sculpture dépendait de l’architecture, car pour les Grecs elle était un art complémentaire à but décoratif. En ce qui concerne la peinture, rien n’a malheureusement été conservé, mais il est possible de prendre comme référence l’abondante céramique décorée retrouvée lors des fouilles archéologiques.

  • En 448 av. J.-C., l’architecte Ictinos débuta les travaux de construction du Parthénon, l’œuvre la plus importante du classicisme grec.

Celui-ci fut érigé en l’honneur de la déesse Athéna et de la cité d’Athènes, et fut construit sur l’emplacement d’un ancien Parthénon.
L’effet harmonieux de l’édifice réside, en particulier, dans l’association des styles dorique et ionique (1).
Le temple, de style essentiellement dorique, est rectangulaire, d’une superficie de trente mètres quatre-vingt-huit sur soixante-neuf mètres cinquante. Il est encadré de huit colonnes en largeur et dix-sept en longueur.

  • Phidias dirigea les ateliers où furent réalisées les sculptures du Parthénon.

Leur création nécessita un travail continu pendant une décennie et demi, de 448 à 432 av. J.-C., la structure extérieure étant ornée de quatre-vingt-douze métopes (2), dont la plupart sont doubles.
Deux autres sculpteurs du V° siècle marquèrent profondément l’art grec : Miron et Polyclète. Le bronzier Miron d’Attique réalisa la figure d’un lanceur de disque, devenue célèbre car elle reproduisait en un seul bloc un effort corporel maximum. Alors que Phidias se distingua par la riche variété de ses œuvres, l’importance de Polyclète résida dans la simplification : c’est lui qui conçut le canon des proportions humaines.

  • La large diffusion de la poterie athénienne, depuis la Grèce jusqu’à la péninsule Ibérique et la Crimée, témoigne de sa qualité et de l’envergure politique et commerciale d’Athènes.

La poterie était façonnée au tour, à l’exception de quelques pièces qui étaient modelées manuellement. Les plus représentatives sont les céramiques à figures noires et à figures rouges.
Dans les premiers temps, les thèmes étaient empruntés à la mythologie, Zeus, Apollon, Athéna et Hermès. Peu à peu apparurent des scènes de la vie quotidienne.
Ces objets constituent une des principales sources d’information sur la vie quotidienne des Grecs. A partir de 530 av. J.-C., les figures adoptent un style naturaliste.

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

  • L’ordre dorique est le plus dépouillé des trois ordres grecs, qui sont l’ordre dorique, l’ordre ionique et l’ordre corinthien. Les colonnes doriques se caractérisent notamment par leur chapiteau à échine plate (nue, sans décors), par leur fût orné de 20 cannelures et par l’absence de base (pour le dorique grec) ; la frise dorique se caractérise par ses triglyphes et ses métopes.
    L’ordre ionique (appelé également colonne ionique) se caractérise notamment par son chapiteau à volutes, par son fût orné de 24 cannelures et par sa base moulurée. Parfois, un groupe de cariatides prend la place de colonnes ioniques, les plis des vêtements évoquant les cannelures de ces colonnes.
    L’ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est surtout déterminé par une grande richesse d’éléments et un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d’acanthe.

  • Une métope est un panneau architectural de forme rectangulaire, le plus souvent décoré de reliefs. Elle est située au-dessus de l’architrave, en alternance avec les triglyphes (dans l’ordre dorique). L’ensemble forme une frise.
    Une architrave, également appelée épistyle par les Anciens, est une partie de l’entablement qui porte horizontalement sur les colonnes, dans l’architecture antique et les styles qui s’en inspirent.
    Le triglyphe est un ornement en relief de l’architecture antique qui sépare les métopes dans la frise dorique et qui se compose de deux canaux entiers (glyphes) et de deux demi-canaux (donc trois glyphes).

 

 

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