LA GRECE (2)

L’ATHENES DE PERICLES (2)

En 461 av. J.-C., les Athéniens prennent conscience de la dangerosité de Sparte (1)  qui dirige son expansion vers le centre de la Grèce, c’est-à-dire dans le voisinage immédiat d’Athènes.
Elle bat cette dernière en 457 av. J.-C. à Tanagre, bien que les Béotiens, alliés de Sparte, soient vaincus deux mois après par l’armée athénienne à OEnophyta.
Athènes réussit, en outre, à s’emparer d’Egine, à anéantir la force navale de Sparte à Cythion et à élargir —  en ayant parfois recours à la force —  la ligue de Délos(2).

En 451 av. J.-C., les négociations ouvertes sous la direction de Cimon (3) aboutissent à la paix avec Sparte, pour une période de cinq ans.
En 448 av. J.-C., Périclès signe avec Artaxerxès Ier, roi achéménide de Perse, la paix de Callias qui met officiellement fin aux guerres médiques.

Après de multiples rebondissements entre la Grèce, Sparte et la Béotie, et dans un contexte difficile, Périclès, en 446 av. J.-C., se déclare disposé à signer à nouveau la paix avec Sparte.
Athènes doit alors renoncer à son emprise sur le Péloponnèse et la Grèce centrale. Le traité prévoit trois groupes de cités grecques : Sparte et ses alliés, Athènes et les siens et les cités neutres.
C’est sur cette base qu’est alors favorisé le dualisme entre les deux cités hégémoniques grecques.

Au lieu d’amasser les revenus affluant à Athènes en provenance de la Ligue de Délos, Périclès les investit dans de grands travaux effectués pour la cité. C’est à cette époque que la métropole attique se transforme, notamment par d’importants travaux de fortification avec bastions, tours, arsenaux et bâtiments défensifs. La surface de la colline sur laquelle repose la forteresse est élargie au moyen de terre-pleins. Ces années marquent l’apparition du temple de Pallas Athéna (le Parthénon), de la porte d’entrée de l’Acropole (les Propylées) et d’un nouveau projet de sanctuaire dédiée à Athéna (l’Erechthéion). Sur la colline du marché se dresse le sanctuaire du Théséion et, au pied de la colline, l’auditorium de l’Odéon.

Mais la guerre entre Sparte et Athènes repris, avec son lot de victoires, de défaites et de trêves, jusqu’en 404 av. J.-C., lors de la troisième et dernière étape de la guerre du Péloponnèse.

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

  • Le monde grec se divise en deux camps irréconciliables Quasiment tout l’Egée et les cités ioniennes se rangèrent du côté d’Athènes. Dans le camp spartiate militaient pratiquement tout le Péloponnèse, une bonne partie de la Boétie et du monde grec occidental. Deux mondes divers et opposés s’affrontaient.
  • En 478 av. J.-C. fut constituée une alliance militaire (la Ligue navale attique ou Ligue de Délos) face à la présence menaçante de la Perse. A partir de l’an 454 av. J.-C., le trésor de la Ligue fut conservé à Athènes, car, avec le temps, vers 449 av. J.-C., la prééminence athénienne devint de plus en plus évidente. Et en 440 av. J.-C., un gouvernement démocratique fut imposé à Samos.
  • Cimon, né en 510 av. J.-C., et mort en 450 ou 449 av. J.-C. devant Cition, est un homme d’État et stratège athénien. Pour la première fois en 478 av. J.-C.. Cimon dispose à la fois du soutien populaire mais aussi de l’appui des grandes familles nobles dont le poids restait important dans les campagnes. 
    En 462 av. J.-C., il obtient des Athéniens que lui soit confiée une armée afin de venir en aide à Sparte, en proie à une révolte des hilotes, mais Sparte, méfiante à l’égard d’Athènes, refuse son aide. Cet échec contribue à discréditer tous les partisans de Sparte et entraîne la chute de Cimon. Rappelé vers 451 av. J.-C. par Périclès, Cimon dirige une dernière campagne contre les Perses afin de reprendre Chypre, après une première victoire en Cilicie sur Mégabaze, dont il s’empare et où il meurt vers 450449 av. J.-C. en faisant le siège de Cition (l’actuelle Larnaca).

 

 

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