La grande distribution s’empare du centre-ville de Nice

La grande distribution s’empare du centre-ville de Nice
(In Nicematin.com – jeudi 03 janvier 2013)

Avec 27 ouvertures de supérettes de moins de 300 m2 en 2012, la ville assiste à une véritable reconquête du centre-ville par les grandes enseignes.

Enquête et répercussions

Pour les grandes enseignes aussi, le changement c’est maintenant ! Le 5 décembre dernier, sans se donner le mot (?), Casino et Carrefour inauguraient en même temps deux nouvelles surfaces de vente de taille sensiblement similaire.

Le premier à la place du mythique Grand Escurial de la rue Alphonse-Karr, après bien des rebondissements juridiques. Et une intervention – vaine – de la mairie pour extirper ce symbole de la vie nocturne niçoise des griffes de la grande distribution made in Saint-Etienne. Le second à l’angle des rues Notre-Dame et Désambrois.

Pour le bonheur de certains riverains qui y voient avant tout un aspect pratique, mais qui continuent d’entretenir un rapport ambigu avec ces nouveaux venus. Les Niçois restent partagés entre la formule « tout en 1 » du supermarché et le service des petits commerçants. Ces derniers, notamment quartier Lépante, commencent, eux, à se faire un sang d’encre face à des conquérants surarmés. Pot de fer contre pot de terre.

L’hypermarché n’a plus la cote

Du côté de la Chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Azur, on a recensé sur cette seule année 2012 l’ouverture de 27 supérettes de moins de 300 m2. Toutes ou presque sous l’enseigne d’un géant du marché : Monoprix, Casino, Carrefour, Système U et Intermarché. Ou une de leurs nombreuses déclinaisons : Shopi, 8 à Huit, Marché plus ou Proxi pour le seul Carrefour. Système U, lui, a fait main basse sur Schlecker et la mutation est en route. Casino, pour sa part, vient de racheter Monoprix pour une petite fortune.

Pourquoi un tel regain pour le centre-ville? Déjà, « les citadins français déclarent aimer leurs commerces de proximité à une large majorité, s’y rendant plusieurs fois par semaine et associant à plus de 70 % leur fréquentation à un plaisir plutôt qu’à une contrainte », selon une étude CSA réalisée pour l’enseigne Monoprix.

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