KRACH AU MOIS D’AOUT…

Je ne résiste pas à l’envie de republier un de mes articles d’avant l’été(*)

Au moment où le dossier Grec n’était toujours pas réglé. Ce mardi 30 juin, où Athènes devait rembourser 1,5 milliards d’euros au FMI, et ne pouvait le faire. Sauf à ce que les pays européens interviennent une fois pour toute, et que Bruxelles ouvre de nouvelles lignes de crédit à la Grèce. Mais toutes ces incertitudes pèsent sur les marchés, qui anticipent déjà, et le plus souvent à la baisse.

Les américains ont annoncé qu’ils allaient probablement augmenter leurs taux d’intérêt pour faire face à une hausse du dollar, notamment vis-à-vis de l’euro, une baisse des marchés, notamment obligataires, et une chute de l’immobilier. Le cycle vertueux des investissements gagnant à tout coup est terminé. Les retraits de capitaux pourraient alors être conséquents et les marchés entrer en profondes turbulences.

En Chine, l’économie est toujours prospère, mais elle évolue dans un sens des plus spéculatifs. La croissance diminue, même si elle est toujours élevée, la consommation des ménages ralentit et la production industrielle est au plus bas. Dans le même temps la bourse atteint des records d’augmentation, plus de 100% ! D’où la création de bulles… spéculatives (**).

Ainsi, en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, et par voie de répercussions dans tous les autres pays développés ou émergents de la planète, les marchés s’interrogent, s’affolent et entrent dans des périodes de turbulences incontrôlées. Les banques centrales européenne, américaine et chinoise risquent de ne pouvoir les soutenir, à condition déjà qu’elles le veuillent, pour abaisser les tensions boursières et diminuer les risques spéculatifs.

L’été sera chaud sur la planète financière et le mois d’août celui de tous les dangers.


C’est en septembre que nous allons en mesurer le prix…

Richard POGLIANO – Président du Cercle de Nice

(*) Ma Newsletter du 29.06.15
(**) La banque centrale chinoise ayant baissé plusieurs fois ses taux, les investisseurs se ruent sur les marchés, en augmentant leurs crédits bancaires. Et les cours s’affolent, soit à la hausse soit à la baisse, devant l’arrivée massive de liquidités, soit pour des achats soit pour des ventes. Ainsi, un grand groupe photovoltaïque chinois a vu ses actions chuter de moitié en l’espace d’une demi-heure, à la suite d’importants ordres de vente…

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