ILS NOUS ENFUMENT AVEC LE DIESEL !

Le gouvernement socialiste a décrété la « fin du diésel »…
Serions-nous assez naïfs pour croire que l’on se préoccupe brusquement de notre santé ?
Ou bien, ne devrions-nous pas plutôt nous demander si ce brusque intérêt ne cache pas quelques autres raisons, disons financières ?

Arrêtons-nous un instant sur le danger du diésel pour notre santé.
Certes l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu le caractère cancérigène des particules fines émises par les moteurs de nos véhicules.
Sauf que…
La législation européenne a imposé depuis 2011 sur tous les moteurs diesel un filtre à particules, qui a supprimé toutes ces émissions d’oxyde d’azote (NOx) et autres micro-éléments. Aujourd’hui le moteur diesel émet moins de gaz à effet de serre (CO2) que le moteur à essence, qui par ailleurs émet de plus en plus de particules fines, compte tenu du développement des faibles cylindrées. C’est pour cette raison qu’il est envisagé de doter le moteur à essence d’un filtre à partir de… 2017.

Les émissions polluantes sont donc le fait des véhicules les plus anciens, et c’est donc à ce parc automobile là qu’il faut s’attaquer. Et non pas, toujours pour des effets d’annonce, de communication immédiate ou de leurre médiatique, s’attaquer sans discernement au diesel ʺtout courtʺ, et au-delà aux automobilistes français, dont les immatriculations diesel représentent pratiquement 70% % du parc automobile français.

L’important pour les années à venir étant de développer les véhicules électriques, on pourrait imaginer une campagne de promotion favorisant leurs achats, avec des remises exceptionnelles, voire des aides de l’Etat cumulables, en cas de remise d’un diesel de plus de treize ans d’âge, et ce sur toute la France.

Il suffisait donc d’une simple incitation financière pour que les propriétaires des voitures incriminées les remplacent…

Alors, pourquoi lancer une telle ʺfatwaʺ contre le diésel ?

Tout simplement pour des raisons financières.

Calculons.

Deux automobilistes roulent 10 000 km par an, l’un avec une voiture à essence, l’autre avec du diésel.
Le premier, à raison de 8 l/100 km, consommera 800 litres d’essence, taxés à 0,86 €, ce qui rapportera 688 € à l’Etat.
Le second, à raison de 6 l/100 km, consommera 600 litres de diésel, taxés à 0,66 €, ce qui rapportera 396 € à l’Etat.
D’où, un manque à gagner pour l’Etat de 688 € – 396 € = 292 €.

Sachant que le parc automobile français en circulation en France est estimé par le Comité des Constructeurs Français d’automobiles à 38,2 millions de véhicules au 1er janvier 22014, et que le diésel représente 70% de ce parc, soit 26,74 millions, le manque à gagner annuel pour l’Etat est de 26.740.000 x 292 € = 7.808.080.000 €, soit 7,8 milliards d’euros.

De plus, en attendant la suppression définitive du diésel, en conservant toujours notre exemple, 1 centime d’euro de PLUS sur le litre de diesel, sur 26.740.000 véhicules, consommant 6 litres aux 100 sur 10.000 km, rapporteront 160.440.000 d’euros. Si 1 centime d’euro de MOINS sur le litre d’essence de 11.460.000 véhicules, consommant 8 litres aux 100 sur 10.000 km, coûteront 91.680.000 d’euros, l’Etat fera toujours un bénéfice de 160.440.000 – 91.680.000 = 68.760.000, soit 68,76 millions d’euros par an.

L’Etat continuera à faire plusieurs centaines de millions de bénéfice, jusqu’à ce que le prix du diésel rattrape celui de l’essence…

La suppression du diésel est donc bien la recherche d’impôts supplémentaires à faire payer aux Français, et non un impératif sanitaire…

Bref, encore une fois, le gouvernement socialiste nous enfume avec le diésel !
Et c’est toujours, là aussi, encore et encore,
Haro sur l’automobiliste !

Richard POGLIANO

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