ET CA CONTINUE, ENCORE ET ENCORE….

Encore une fois notre ʺ jeune et belle ʺ ministre de l’Education Nationale est à l’honneur, avec une nouvelle réforme : la refonte de la carte scolaire.

S’appuyant sur une idéologie bien affirmée, et confirmée par des sociologues ʺbien-pensant ʺ, notamment Nathalie Mons présidente du Conseil National de l’Evaluation du Système Scolaire (CNESCO), notre ministre veut rompre avec « l’apartheid » (sic Manuel Valls à l’Assemblée Nationale le 20 janvier).

Najat Vallaud-Belkacem veut mélanger les enfants des quartiers défavorisés avec ceux des quartiers riches… de gré ou de force !

Et Nathalie Mons, qui habite le très chic XVIII° arrondissement de Paris, d’enfoncer le clou : « il faut démontrer aux parents ce que leurs enfants ont à gagner à fréquenter une école mixte » et « la mixité a des effets positifs ou neutres sur les résultats scolaires de l’immense majorité des élèves (…) à l’exception d’une toute petite élite, qui réussit un peu moins bien scolairement quand elle se retrouve mélangée à des élèves différents ».

Et oui, nous les parents, nous ne comprenons rien… c’est bien connu !

Avant, c’était simple : tu habites rue Pierre Sola ? Tu vas au collège Risso.
Début novembre, Najat Vallaud-Belkacem va annoncer sa réforme de la carte scolaire, avec une première expérimentation concernant les collèges à la rentrée 2016. « 
Il s’agirait de définir des secteurs élargis, comprenant plusieurs collèges, afin d’y répartir ensuite les élèves en fonction de leurs origines sociales », explique la ministre de l’Education.

Dans les faits, il s’agit de concentrer le pouvoir de choisir l’établissement dans les mains de l’Etat, au lieu de le déléguer légitimement aux familles. C’est l’Etat qui décidera, par une répartition arbitraire, des destinées des élèves, en les répartissant dans tel ou tel collège d’un même secteur.
Bien sûr, faire entrer plusieurs collèges dans un secteur pourrait être une bonne idée, mais cela suppose d’avoir plusieurs collèges à la fois proches en et variés en terme de catégories socioprofessionnelles, ce qui est très rarement le cas.
Et puis, comment faire lorsque des territoires entiers sont totalement dépourvus de mixité sociale ? Répartir les mêmes populations dans un collège ou un autre ne changera rien !

Bref, cette manière d’appréhender la question est trop centralisée. Ne pourrait-on pas laisser la liberté aux parents de choisir dans quel établissement ils veulent inscrire leurs enfants, quitte à aider certaines familles à faire ce choix ?

A l’étranger, il n’existe pratiquement pas de carte scolaire. Ce modèle est progressivement abandonné. La Suède, par exemple, l’a abandonné il y a longtemps, au profit d’un chèque éducation qui accorde à toutes les familles la liberté de choix. Les modèles anglo-saxons font co-exister des écoles indépendantes avec des écoles publiques, qui sont gérées librement tant qu’elles atteignent des objectifs fixés avec l’Etat.

Ainsi, au lieu d’une rigidité et d’un étatisme supplémentaires, il vaudrait beaucoup mieux un assouplissement de la carte scolaire pour faciliter le choix des parents, et surtout, prioritairement, un système d’évaluation de la qualité des enseignements pratiqués dans les établissements.

Car j’aimerais bien demander aux élus, aux ministres et aux membres des comités ʺ Théodule ʺ, à tous les mediatico-socialo-bobos, dans quels établissements ils envoient leurs enfants…

Pendant ce temps, empêtrée dans la réforme des rythmes scolaires et dans celle du collège, notre ʺ jeune et belle ʺ ministre de l’Education Nationale, à coup de soi-disant métissage socio-culturel et sous prétexte de meilleure intégration, continue encore et encore de désintégrer notre système scolaire…

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