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« NICE AU CŒUR DES QUARTIERS »
de Richard POGLIANO

(Editions Campanile – 216 pages couleurs – 200 photos)

« MYSTERES ET CURIOSITES DE NICE »
de Richard POGLIANO

(Editions Campanile – 220 pages couleurs – 300 photos)

LA POLITIQUE ECONOMIQUE D’EMMANUEL MACRON EST-ELLE EN TRAIN D’ECHOUER ?(*)

M.Macron, qui, jusqu’alors, était servi par une chance insolente, vient de subir ses premiers revers dans le domaine économique, et ce sont des décisions prises par son gouvernement qui induisent ces déconvenues.

En effet, la croissance a fortement ralenti à 0,2 % (au lieu de 0,7 % au premier trimestre 2017).
Si notre PIB croîtra (peut-être, si tout va bien) de 1,9 % en 2018, les deux tiers de ce chiffre (médiocre) seront la conséquence de notre croissance de 2017 (qui est due en grande partie à M. Hollande).
Or, ce ralentissement résulte de l’augmentation des impôts décidée par le gouvernement Philippe.
Certes, le pouvoir clame urbi et orbi qu’il a baissé les prélèvements fiscaux, mais c’est faux (sauf pour 1 % des Français les plus riches).
La baisse des cotisations sociales se faisant en deux temps, celle de janvier a à peine compensé l’explosion de la CSG pour les salariés du privé.
Mais une grosse moitié de Français, qui sont soit indépendants, soit retraités, soit fonctionnaires, ont vu leur pouvoir d’achat sévèrement amputé et ont donc restreint leurs achats.

En outre, les taxes sur l’essence ont considérablement augmenté et ont eu un fort effet récessif.
Le pouvoir a cyniquement caché cette spoliation des classes populaires et moyennes en prétendant, contre toute vraisemblance, qu’il s’agissait d’un impôt écologique, comme si ce type de prélèvement faisait moins mal au portefeuille parce qu’il est prétendument vert. Comble de malheur, le prix du pétrole s’est envolé suite à la décision de M. Trump de se retirer du traité avec l’Iran, amenant l’essence à des sommets inconnus (provisoires, malheureusement, ils risquent d’être bientôt dépassés).
La langueur économique va sans doute durer jusqu’au dernier trimestre 2018.
La suppression des cotisations sociales en octobre 2018 et la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation en novembre 2018 redonneront un coup de fouet à la consommation, mais cet effet bénéfique sera malheureusement de courte durée.
Car en janvier, le prélèvement à la source va se mettre en place. Or, ce mécanisme aura un indiscutable effet récessif, car la moitié de nos compatriotes ne payaient leur premier tiers qu’à la fin mars et ils devront régler leur impôt sur le revenu avec deux mois d’avance.
Mais, surtout, on ne tiendra pas compte des déductions d’impôts (frais de garde des enfants, emploi à domicile, etc.), ce qui obligera des millions de Français à faire des avances de trésorerie à l’État dont le montant total s’élèvera sans doute à plusieurs milliards d’euros.
Nos compatriotes ne récupéreront ces sommes que fin septembre 2019 et ils se serreront donc la ceinture les trois premiers trimestres de l’an prochain, faisant plonger la consommation et la croissance.
Le taux de chômage, qui a bizarrement chuté de 0,8 % il y a six mois, a aussi inexplicablement augmenté de 0,3 % le trimestre suivant, jetant un doute sur ces statistiques. M. Macron, qui se vantait de faire descendre le taux de sans-emploi à 7 %, aura bien du mal à ne pas dépasser les 9 %, même si aucun krach ne se produit en 2019.
L’effet Macron est déjà fini et nous sommes retombés dans notre ornière habituelle. Or, le pire est à venir : une nouvelle crise économique, sans doute plus terrible que celle de 1929 ou celle de 2008, va-t-elle éclater en 2019 ?

(*)DeChristianDeMoliner- BdVoltaire-06062018

ORTHOGRAPHE : LES FEMMES MEILLEURES QUE LES HOMMES

Selon le Baromètre Voltaire, réalisé par le Projet Voltaire et publié ce mardi 5 juin, les femmes restent meilleures en orthographe que les hommes. Autre enseignement de cette 4e édition : la lecture et la télévision ont un réel impact sur le niveau d’orthographe.
Le service en ligne de remise à niveau et de certification en orthographe Projet Voltaire vient de dévoiler les résultats de son quatrième baromètre.

L’objectif ? Mesurer le niveau d’acquisition d’un échantillon de 84 règles de base de grammaire et d’orthographe (*).

Et les résultats montrent, cette année encore, un écart de niveau entre les hommes et les femmes. Ainsi, ces dernières maîtrisent 50,3 % des règles contre 46,4 % pour la gent masculine. “Une constatation depuis la première édition, l’écart reste significatif”, analyse le Projet Voltaire.

Les grands-parents, maîtres de l’orthographe

Si les femmes affichent un niveau supérieur, les grands-parents sont eux aussi meilleurs que leurs petits-enfants puisqu’ils connaissent, en moyenne, 20 % de règles orthographiques en plus.
Dans le détail par tranche d’âge, on note que jusqu’à 35 ans on maîtrise la moitié des règles de base, deux-tiers au-delà de 55 ans”, souligne le Projet Voltaire. Un phénomène qui peut s’expliquer par le fait que les personnes de plus de 50 ans ont eu deux fois plus d’heures de français à l’école primaire que celles qui ont 20 ans. “Or on sait que les acquis de l’école primaire sont déterminants pour la suite”, assure le service en ligne.

Le primaire, période fondamentale

En effet, pour la première fois, le Projet Voltaire a interrogé ses utilisateurs sur leurs loisirs, leurs affinités mais également leurs souvenirs d’enfance concernant l’école primaire .

Résultats : l’orthographe est mieux maîtrisée pour ceux qui en gardent un bon souvenir (50 % contre 44 %). “L’école primaire, c’est la période où les fondamentaux du savoir et de l’éducation s’installent durablement”, insiste le Projet Voltaire. Même constat pour les personnes qui apprécient la lecture.
Ainsi, les personnes qui lisent au moins 5 livres par an maîtrisent 52,8 % des règles d’orthographe contre 46,9 % pour les non-lecteurs. En revanche, “regarder la télévision moins de une heure par jour ce sont 5 points de plus dans la maîtrise des règles de l’orthographe”, insiste le Projet Voltaire.

Le Grand Est, champion de l’orthographe

Comme pour chaque baromètre, le Projet Voltaire analyse dans quelle région on maîtrise le mieux les règles grammaticales et orthographiques.

Cette année, le Grand Est est le grand gagnant avec 54,2 % de règles assimilées. “Après une belle progression depuis 2 ans, c’est la première fois que la région monte sur le podium”, souligne le Projet Voltaire. La Nouvelle-Aquitaine (50,9 %) et les Pays de la Loire (50,7 %) sont également dans le trio de tête.
Parmi les 84 règles soumises par le Projet Voltaire, la plus maîtrisée reste la bonne orthographe de “mieux” tandis que “à l’attention de” ou à “l’intention de” continue de faire défaut…

(*)Rebondir-CamilleBoulate-06062018

REGARDS EN COIN (110)

Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

1. Bonne fête Papa !
2. Le fiasco du G7
3. Macron c/ Trump : langage corporel
4. Trump : tolérance zéro
5. Suicides à France Télécom
6. Des hommes et des animaux
7. Vive le Mondial !

1.► Bonne fête Papa !
Pour toi mon Papa
Cette lettre est destinée à cet homme que j’aime et qui ne sort de ma pensée. À toi, mon père, l’homme au cœur tendre. Si j’insiste pour que tu saches que pour moi, tu es unique, c’est tout simplement parce que j’estime logique de te rendre le même amour que toi, tu m’as donné au fil de la vie. Je viens vers toi aujourd’hui, car mon cœur explosera si je le garde rien que pour moi. Je viens te dire que je t’aime papa. Depuis ma naissance, tu es à mes cotes, tu m’as bercé, travaillé dur pour me donner à manger, lu les meilleurs livres pour pouvoir bien m’éduquer. N’aie crainte, tu as réussi ! Aujourd’hui, tu peux t’apercevoir que ton oiseau a grandi et que grâce à toi, il n’a plus besoin de son nid. J’ai pris mon envol, mais je veux que tu saches que tu es resté, à la bonne place, soit dans mon cœur. Pour les fois où tu as essuyé mes larmes, pour les fois où tu as soigné mes bobos, où tu m’as câliné tendrement, je te dois des remerciements. Toi mon père aimant. Pour tous les gestes tendres, pour toutes les leçons que tu m’as appris, je te remercie, toi mon père aimant. Pour les sourires que tu m’as offerts, pour les nuits où j’avais peur, pour mes chagrins que tu as transformés en jardin, je te remercie, toi mon père aimant. Chaque fois que je repense aux instants que l’on a partagés, je revois un homme plein d’entrain qui présentait fièrement son bambin. J’ai le souvenir de grimper sur tes genoux avec la certitude que je gagnerai un bisou. Tel un caprice, j’ai demandé à avoir beaucoup d’amour, tu m’as donné ce besoin sans râler à ton tour. Mon père, la vie m’a offert le meilleur père, ceci, j’ai envie de le crier sur tous les toits, mais je préfère te le dire à toi. Mon amour pour toit est inconditionnel, il repose avant tout sur une relation fidèle, qui unit un enfant à son paternel. Si je devais décrire l’amour que j’ai pour toi, en profondeur, j’y passerai une bonne partie du reste de ma vie, mais cela, tu le sais déjà ! Ce bonheur, cet amour, tu le vois dans mes yeux qui brillent lorsque que je te sens prés de moi.
Mon Cher Papa, je suis dingue de toi !

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2.► Le fiasco du G7
Le sommet aura été tumultueux jusqu’à la fin (*). D’un tweet rageur, Donald Trump s’est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final négocié de haute lutte au sommet du G7 au Canada, qualifiant l’hôte Justin Trudeau de « très malhonnête et faible » pour avoir jugé les tarifs américains « insultants ».

Dans l’un de ses revirements spectaculaires, le président américain a tweeté depuis Air Force One, qui l’emmène vers Singapour : « En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain ! »
Donald Trump avait quitté le sommet depuis plusieurs heures, pour rejoindre Singapour où il doit rencontrer mardi Kim Jong-un.
« Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7 »
Justin Trudeau a répondu de façon laconique au sabordage du sommet : « Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7 », a indiqué le cabinet du dirigeant canadien dans un communiqué. « Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées avec le Président. »
Concluant deux jours de débats laborieux à La Malbaie (Québec, est du Canada), Justin Trudeau avait réutilisé le terme d’« insultants » pour qualifier les taxes tout juste imposées par les Etats-Unis sur l’acier et l’aluminium importés, lors de sa conférence de presse finale. Et il avait promis d’y répliquer « sans sourciller ».
Le tweet de Donald Trump fait voler en éclats la tentative du groupe des sept (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) de sauver la face en publiant une déclaration commune sur le commerce.
« Nous sommes la tirelire que le monde entier pille »
Ce texte pourfend le « protectionnisme », et s’engage à « moderniser » l’Organisation mondiale du commerce. Dans une scène un peu absurde, les équipes du G7 ont commencé à la distribuer au centre de presse installé à Québec alors même que la signature américaine était devenue caduque.
Que pesaient de toute façon ces quelques lignes difficilement négociées face à un Donald Trump prêt à toutes les confrontations pour réduire le déficit des échanges américains ? Quitte à déclencher une guerre commerciale ouverte, comme le montre sa menace réitérée de taxer les importations de voiture.
« Nous sommes la tirelire que le monde entier pille. Cela va cesser », avait déjà tempêté le milliardaire de 71 ans avant de quitter un sommet où il est passé en coup de vent. Donald Trump a d’ores et déjà mis en garde les partenaires tentés de répondre à ses taxes : « S’ils répliquent, ce sera une erreur », avait-il dit à La Malbaie avant de partir, alors même que l’Union européenne ou le Canada ont confirmé des tarifs douaniers de représailles, dès juillet.
Le président français Emmanuel Macron a lui prévenu qu’il n’y avait « pas de changement » en ce qui concerne les contre-mesures européennes annoncées sur le bourbon ou les motos américaines. Ces tarifs sont leur réponse aux droits de douane américains sur le métal.
Un « 6+1 » partiel
Comme lors de précédents grands sommets, Washington avait par ailleurs fait bande à part au Canada sur le climat, ne s’associant pas à un passage qui redit le soutien des six à l’accord de Paris de fin 2015.
Sur l’Iran, autre grande ligne de fracture, le groupe des sept s’engageait à empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Le G7 appelait aussi la Russie à « cesser de saper les systèmes démocratiques » et à abandonner « son soutien au régime syrien ». Mais il n’y figurait nul mot de la proposition provocatrice de Donald Trump de réintégrer Moscou à ce club qui l’avait exclu après l’annexion de la Crimée en 2014.
Dans l’immédiat, la Russie est de toute façon plutôt occupée à accorder ses violons avec la Chine et l’Iran, à l’occasion de la réunion annuelle de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Malgré les sourires des dirigeants à la fin du sommet, le G7 a donc été dynamité par un Donald Trump qui goûte bien plus la confrontation bilatérale brutale que les longues négociations multilatérales. Jusqu’à provoquer le fiasco final de la rencontre.
(*)20Minutes-MCavecAFP-10062018

3.► Macron c/ Trump : langage corporel
Une diplomatie à poigne. Comme un symbole des tensions du G7 au Canada, avant même que Donald Trump ne claque la porte avec un tweet, la poignée de main entre le président américain et son homologue français a beaucoup fait parler… En particulier l’empreinte de pouce macronienne imprimée sur la pogne trumpienne.
L’image, prise vendredi à La Malbaie au Québec à l’occasion d’un tête-à-tête entre les deux dirigeants, a été très commentée sur les réseaux sociaux. Elle y est interprétée comme un symbole des tensions opposant les Etats-Unis à la France en particulier, et plus généralement aux autres pays du G7 (Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Japon), sur le commerce, l’Iran, l’environnement ou la Russie.
« Un moment de vérité»
Le langage corporel des deux dirigeants donne lieu, à chacune de leurs rencontres, à d’abondantes interprétations sur le rapport de force entre eux, les médias comptant en quelque sorte les points.
Lors d’une visite d’Emmanuel Macron en avril aux Etats-Unis, ils avaient multiplié les accolades et les tapes affectueuses, Donald Trump allant jusqu’à épousseter lors d’une séance photo l’épaule de son homologue français, pour, selon lui, enlever quelques pellicules.
Dès leur première rencontre en mai 2017 à Bruxelles, la presse s’était passionnée pour une poignée de main particulièrement appuyée. Suivie d’une autre, de 29 secondes, au défilé du 14 juillet 2017 à Paris. Emmanuel Macron avait eu ce commentaire: «Ma poignée de main avec lui, ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique mais un moment de vérité. »

4.► Trump : tolérance zéro
Malré les appels du pape et de nombreux leaders politiques, la pratique continue. Près de 2.000 enfants ont été séparés depuis mi-avril de leurs parents arrêtés pour avoir franchi sans papiers la frontière américaine, a révélé vendredi l’administration Trump qui revendique cette pratique au nom de la « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.
Entre le 19 avril et le 31 mai, 1.995 mineurs ont été séparés de 1.940 adultes interpellés et détenus par la police des frontières dans l’attente de poursuites, a indiqué un porte-parole du ministère américain de la Sécurité intérieure lors d’une conférence téléphonique. L’administration Trump a dit clairement que « nous n’allons plus ignorer la loi », a-t-il souligné lors de cet appel où sont intervenus des responsables de la Sécurité intérieure et de la Justice.
« Appliquer la loi »
Des familles de migrants, fuyant en majorité l’Amérique centrale et sa violence endémique, sont séparées depuis au moins octobre 2017. Nombre d’entre elles étaient venues demander l’asile, selon l’opposition démocrate.
Le rythme s’est nettement accéléré depuis début mai, lorsque le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions a revendiqué ouvertement que tous les migrants passant illégalement la frontière seraient arrêtés, qu’ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Or les enfants ne peuvent être envoyés dans la prison où sont détenus leurs proches, a-t-il réitéré jeudi, ce qui conduit à leurs séparations. « Nous nous trouvons en ce moment dans une situation où soit nous choisissons d’appliquer la loi, soit nous décidons de l’ignorer », a souligné un porte-parole lors de l’appel.
Pas d’accord au Congrès
Dénonçant les blocages au Congrès sur une réforme de l’immigration, le président Donald Trump renvoie la faute de cette situation sur l’opposition démocrate. Il dénonce une politique appliquée notamment sous l’administration Obama, voulant que les familles interpellées soient relâchées dans l’attente de leurs comparutions devant un juge, ce qui aurait créé un effet d’appel.
Un argument repris par un responsable lors de la conférence. « Nous espérons que le Congrès va travailler avec nous pour opérer les changements nécessaires afin d’éviter de telles situations, où parents et enfants sont encouragés à tenter d’entrer illégalement, en se mettant dans des situations dangereuses ».
Les démocrates affirment eux que le ministre de la Justice peut mettre un terme immédiat à cette pratique qu’il a lui-même encouragée, puisque la loi permet une marge d’interprétation.

5.► Suicides à France Télécom
Nouveau rebondissement dans l’affaire des suicides à France Télécom. Les juges d’instruction ont ordonné un procès pour « harcèlement moral » contre France Télécom et son ancien PDG Didier Lombard dans l’affaire de la vague de suicides de salariés au sein de l’entreprise à la fin des années 2000, a-t-on appris ce vendredi de source proche du dossier.
Au côté de l’ex-patron de France Télécom, devenu Orange, six autres dirigeants et cadres sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris, dont quatre pour « complicité » de harcèlement moral au travail, selon l’ordonnance des juges datée du 12 juin. Il s’agit de la première affaire de harcèlement moral institutionnalisé qu’aura à trancher le tribunal, neuf ans après les premières plaintes.
La procédure judiciaire avait retenu le cas de trente-neuf salariés
Frappée par une épidémie de suicides en 2008 et 2009, France Telecom a été la première entreprise du Cac 40 mise en examen pour harcèlement moral. « Incitations répétées au départ », mobilités « forcées », missions « dévalorisantes », « isolement » : dans leur ordonnance de plus de 650 pages, les juges ont retenu une longue liste de pratiques répétées qui constituent selon eux, « une politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés » et « à créer un climat professionnel anxiogène ».
La procédure judiciaire avait retenu le cas de trente-neuf salariés : dix-neuf se sont suicidés, douze ont tenté de le faire, et huit ont subi un épisode de dépression ou un arrêt de travail. L’affaire avait éclaté en septembre 2009 avec la première plainte du syndicat Sud-PTT, suivie d’autres.
Le syndicat CFE-CGC, partie civile, « se félicite de cette décision »
Dans un communiqué ce vendredi, le syndicat CFE-CGC, partie civile, « se félicite de cette décision » mais « regrette cependant que le chef d’homicide involontaire n’ait pas été retenu » par les juges.
« La responsabilité morale des sept prévenus dans la crise sociale et ses conséquences les plus tragiques, les suicides de nos collègues, est avérée », souligne le syndicat. « Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur leur responsabilité pénale. »

6.► Des hommes et des animaux
Une fois encore, l’homme accusé de saccager la planète. Selon une étude publiée vendredi dans la revue Science, notre expansion a obligé de nombreux animaux à adopter un mode de vie nocturne. « La réponse des animaux est forte, quelle que soit la nature du dérangement que nous provoquons, et pas seulement lorsque nous mettons leur vie en danger. Cela suggère que notre seule présence suffit à perturber leurs modes de vie traditionnels », écrit Kaitlyn Gaynor, du département des sciences environnementales de l’université de Berkeley (USA).
Pour éviter les humains, et survivre, les 62 espèces de mammifères étudiées ont ainsi décalé leur rythme d’activité naturelle, passant du jour à l’obscurité. Pour parler de ce bouleversement, François Moutou, président d’honneur de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (*).
On sait que l’homme a un impact négatif sur les autres espèces. Cette étude révèle que la seule présence humaine met en danger la vie des autres mammifères. Cela vous étonne ?
C’est un peu nouveau, mais pas surprenant quand on imagine que notre démographie continue de croître à un rythme sans équivalent. La présence humaine, par l’élevage, les transports, l’agriculture, empiète jour après jour sur des domaines occupés jusqu’ici tranquillement par la faune. Pour nourrir les milliards d’êtres humains, nous envahissons progressivement tous les espaces disponibles.
Pourquoi les animaux se réfugient-ils de plus en plus dans la nuit ?
Dans leur malheur, les animaux ont une chance : nous sommes une espèce diurne. Nous avons peur du noir, les enfants comme les adultes. Nos activités diminuent quand il fait nuit, notre vue diminue, et nos autres sens sont peu développés. Les autres mammifères ont développé des sens différents des nôtres, l’odorat, l’ouïe, etc. Traditionnellement, les autres mammifères sont davantage crépusculaires, avec des activités en fin de nuit-début de journée, et une autre phase en fin de jour. Quand ils sont tranquilles, ils ont une période de repos, surtout quand il fait chaud, au milieu de la journée et une autre au milieu de la nuit. L’activité humaine les pousse à vivre plus tard le soir, et s’arrêter plus vite le matin, c’est-à-dire à concentrer leur activité sur une période assez courte.
L’étude montre que ce bouleversement touche tous les continents, et de très nombreuses espèces, de l’ours maltais à l’ours brun d’Alaska en passant par le léopard du Gabon…
Oui, car l’homme est partout ! Il existe peu de milieux que nous n’avons pas envahis. L’étude américaine se concentre sur 62 ou 63 espèces, de l’opossum, qui pèse 1 kg, à l’éléphant d’Afrique de plus de 5 tonnes. Ce n’est pas évident de comparer les deux, et il faudrait affiner ces résultats car c’est un petit échantillon comparé aux 5.000 espèces de mammifères. On ne peut pas faire aujourd’hui une règle de base, mais on sait que la présence humaine interfère négativement.
Quelles conséquences ce changement peut-il avoir sur ces espèces ?
Les auteurs de l’étude estiment que cette évolution nocturne va poser un certain nombre de questions pour les animaux : des problèmes de déplacement, de communication, de choix alimentaires, de sécurité face aux prédateurs, etc. Cette partie est intéressante mais hypothétique. Il faudrait attendre plusieurs générations pour tirer des conclusions.
Et il est possible que les animaux nous surprennent par leur capacité d’adaptation. Mais le risque, c’est que s’ils ne s’adaptent pas, ils peuvent disparaître. Un exemple avec une espèce pas citée par l’étude : le guépard africain. Pour éviter la compétition avec les lions et les hyènes, le guépard chasse quand il fait jour et chaud, quand les autres félins font la sieste. Si on l’oblige à devenir plus crépusculaire ou nocturne, sa survie sera encore plus difficile. Autre exemple avec les grands singes, qui sont diurnes comme nous, et pas capables de s’adapter à la nuit. Si on limite leur tranche horaire, ils auront du mal à se nourrir, à développer leurs activités sociales. Et cela ne fera qu’accélérer la pression qui pèse sur eux.
Une fois de plus, les prévisions sont sombres…
On l’a vu pendant la COP 21, on ne parle que d’Homo sapiens. Pas un mot sur les autres millions d’espèces avec lesquelles on cohabite. L’être humain ne fait rien pour intégrer, s’associer ou cohabiter avec les autres espèces.
(*)20Minutes-Interview-TLG-15062018

7.► Vive le Mondial !
Coupe du monde. Le Mondial a démarré jeudi en Russie. Des matchs sont diffusés en journée, pendant les heures de travail. Les salariés ont-ils le droit de les suivre ? En principe, pas vraiment.

Peut-on regarder un match au travail ?

« À moins que vous soyez journaliste sportif, c’est compliqué, répond Éric Rocheblave, avocat spécialisé dans le droit du travail au barreau de Montpellier. Vous ne pouvez pas utiliser votre temps de travail à autre chose que la tâche que l’employeur vous a confiée. » C’est ce que dit le Code du travail.
Et si vous voulez quand même regarder en douce ? « En l’absence d’aménagement du temps de travail en accord avec l’employeur, cela constitue un délit pénal d’abus de confiance », souligne Éric Rocheblave.
Que risque-t-on si l’on suit un match sans l’aval de l’employeur ?
L’abus de confiance est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende. Mais ça, c’est la théorie. « Du pénal pour avoir regardé la télévision, je n’en ai pas encore vu passer », sourit l’avocat montpelliérain. En réalité, dans la plupart des cas, « il n’y a pas de poursuites disciplinaires », affirme-t-il. Néanmoins, « sans l’accord de l’employeur, celui-ci reste libre du choix des sanctions à sa disposition ».
Cela peut aller de l’avertissement à la mise à pied, voire le licenciement pour faute grave.

Richard POGLIANO

LA REVOLUTION (2)

LA FIN DE L’ANCIEN REGIME

Le soulèvement de Paris a bouleversé le royaume. La liberté fait tâche d’huile. Toutes les villes de France se dotent d’une municipalité et d’une milice. L’administration royale en province s’effondre. L’émigration commence. Les campagnes, épuisées par les effets des mauvaises récoltes, sont à bout de souffle. Armés de fourches, de faux, de vieux fusils, les villageois assaillent les châteaux, pillent, brûlent, incendient.
A Paris, la révolte a surpris les députés. Favorables dans leur grande majorité à la suppression des droits féodaux, ils se divisent sur ses modalités. Les légalistes estiment que c’est la constitution qui doit supprimer la féodalité, pas l’émeute. Les opportunistes rappellent qu’ils ne sont là que pour instituer la liberté.
Le 4 août 1789 au soir, à l’Assemblée Nationale, le duc d’Aiguillon proposera la suppression des droits seigneuriaux : « le peuple cherche à secouer un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête ». Réservée au début de la séance, l’assistance s’échauffe. Les tribunes, combles, soutiennent les abolitionnistes. Une ivresse monte dans la salle. Dans une nuit de folie, les députés détruisent toute la Constitution de l’ancienne France. Tout ce qui ressemble à un avantage particulier est anéanti.
Le 11 août, le grand décret qui supprime les privilèges est voté. Son premier article résume la philosophie du texte : « l’Assemblée Nationale détruit entièrement le régime féodal ». Il y a désormais en France deux époques : l’une qui s’achève et devient l’ancien régime, l’autre qui s’ouvre pour devenir une monarchie constitutionnelle.
La constitution sera longue à établir. Il faut d’abord réorganiser le royaume. La tâche est immense. Mais si le peuple des campagnes avait eu des droits, il ne serait pas soulevé. Les proclamer constitue le meilleur rempart contre l’agitation. Plus de vingt projets sont élaborés qui, retravaillés, deviennent le 26 août 1789 la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ».
Les droits ? Ce sont ceux qu’a conceptualisé la philosophie des lumières : liberté et égalité. Avec une sobriété remarquable l’article 1er les affirme : « les hommes naissent libres et égaux en droit ». Liberté de pensée ou d’opinion, de la presse, de parole, de pétition, de déplacement. Egalité devant la justice, les impôts, l’accès aux fonctions publiques. En 17 articles le texte définit une société et un homme nouveau. De ces principes devront découler les nouvelles institutions françaises. Il faut maintenant organiser tout cela…
Mais le Roi va s’y opposer. La déclaration des droits est contraire à la société d’ordre que seule il reconnaît.
Alors Paris à nouveau s’agite. Les héros de la Bastille ont brisé l’absolutisme, ils n’entendent pas redevenir passif. Le sang est le prix de la liberté. C’est seulement par la violence que le peuple pourra s’imposer au Roi.
Début octobre, l’agitation atteint son paroxysme. D’autant que la cherté des prix et le manque de pain exaspèrent les habitants. Ce sont les femmes qui sont les plus agitées.
Le 5 octobre 1789, à l’aube, elles se réunissent devant l’hôtel de ville de Paris. A 9 heures, elles prennent le chemin de Versailles où, accompagnées d’une délégation de députés, elles sont reçues par le Roi. A 20 heures, le Roi capitule et signe les décrets votés par l’Assemblée Nationale. A 23 heures, les commissaires de la mairie de Paris demandent au Roi de quitter Versailles pour venir s’installer aux Tuileries. Le Roi tergiverse.
Toute la nuit, les parisiens occuperont la place d’arme, face au château, blottis autour de grands feux. Dès les premières lueurs du jour, ils s’en prennent aux gardes, escaladent les grilles, tentent d’enfoncer les portes. Des gardes sont massacrés devant les portes de l’appartement royal. Les soldats tirent. Alors le Roi cède. Accompagné de Marie-Antoinette et du dauphin, il paraît sur un balcon. Il s’incline devant l’émeute. Il gagnera Paris dans la journée. Le soir même il arrive aux Tuileries. Nous sommes le 6 août 1789. Fin du deuxième acte.

(à suivre)

N I C E ( 38 )

NICE : LES CLEFS DE LA RUPTURE (3)

3ème rupture. Redonner corps à nos quartiers et retrouver les repères de nos villages.

Il s’agit de mettre un terme au modèle de fragmentation de notre ville, qui fait qu’existent des quartiers où il n’y a que de l’habitat, et des quartiers où il n’y a que des bureaux. Et à cette ex-urbanisation, qui rejette à la périphérie niçoise toute activité de développement.

Contrairement à une idée reçue, et à l’apparence que souvent elle donne, la ville n’est pas un territoire désorganisé. Elle s’organise selon une intelligence qui lui est propre.
Nice, nous l’avons vu tout au long de cet essai, s’est développée, structurée, en fonction de ses contraintes géographiques, dans un premier temps, puis, ensuite, des évolutions historiques. Ce qui la caractérise, plus qu’une autre, c’est qu’il est souvent difficile de composer avec les premières, alors qu’on a pu intégrer les secondes.
La ville que j’ai connu est toujours là, physiquement là. Mais, comme elle a changée.

Aujourd’hui, la ville se fragmente elle-même. Je veux dire, sur elle-même. En d’autres termes, elle est éclatée en différents secteurs spécialisés. Là des espaces de bureaux, exclusivement. Ici, des zones commerciales, plus loin artisanales et industrielles. Et, ainsi de suite.
Cela paraît normal, au premier abord, car la ville se développe, l’urbanisation s’étale, des voies nouvelles se créent. La ville grandit, s’étend de plus en plus sur ses périphéries, rejoint d’autres villes. Elle s’exurbanise. Ou, si vous préférez, elle se métropolise.
En réalité, on assiste à l’apparition de zones qui s’articulent autour d’activités et de statuts, de métiers et de revenus. Autour d’entités, parfois autonomes, toujours exclusives. Nice devient une succession de territoires, fermés les uns aux autres. Elle crée des ségrégations et des séparatismes. Des inégalités spatiales qui viennent s’ajouter aux inégalités sociales. Bien sûr, ce phénomène n’existe, pour l’instant, qu’à la marge. Mais, si l’on n’y prend garde, il peut rapidement se généraliser.

Ainsi donc, une ville étalée devient une ville fragmentée, qui se recompose sous la pression des fractures de notre société française.
A l’inverse, une ville qui se vit dans chacun de ses quartiers, comme autant de repères retrouvés, est une ville sûre. Où chaque quartier redevient un véritable village. Small is beautiful. Et non pas l’inverse.

Pour retrouver notre ville, il nous faut retrouver nos quartiers.

Cela veut dire, changer de modèle. Et d’abord, de raisonnement. Plus l’espace urbain se développe, plus il faut recréer des centralités, organisées en réseau. Dans chaque quartier. Comme cela s’est naturellement fait pour le centre ville de Nice. Qui est devenu le lieu de convergence de tous les niçois.
Il faut que chaque quartier ait son centre à lui. Sa place du village.

Bien entendu, il est impératif que les stratégies d’aménagement prennent en compte ce nouveau modèle. Et, réintroduire, dans chaque secteur, les complémentarités nécessaires. Dans le temps. Par exemple, construire de l’habitat, là où il n’y a que des bureaux.
A cet égard, la création d’éco-quartiers, dans le cadre du développement durable, est une opportunité qui peut tout à la fois, réintroduire de la diversité, recréer du lien et protéger l’environnement.

Nice doit retrouver ses horizons, retrouver sa personnalité, ne pas laisser se creuser des fossés, ici ou là, retrouver ses ordonnancements et, en même temps, se renouveler.

(à suivre)

Richard POGLIANO

FABLE 111 : LE POT DE TERRE ET LE POT DE FER

Le Pot de fer proposa
Au Pot de terre un voyage.
Celui-ci s’en excusa,
Disant qu’il ferait que sage
De garder le coin du feu ;
Car il lui fallait si peu,
Si peu, que la moindre chose
De son débris serait cause.
Il n’en reviendrait morceau.
Pour vous, dit-il, dont la peau
Est plus dure que la mienne,
Je ne vois rien qui vous tienne.
Nous vous mettrons à couvert,
Repartit le Pot de fer.
Si quelque matière dure
Vous menace d’aventure,
Entre deux je passerai,
Et du coup vous sauverai.
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés.
Mes gens s’en vont à trois pieds,
Clopin-clopant comme ils peuvent,
L’un contre l’autre jetés,
Au moindre hoquet qu’ils treuvent.
Le pot de terre en souffre ; il n’eut pas fait cent pas
Que par son Compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu’il eût lieu de se plaindre .
Ne nous associons qu’avecque nos égaux ;
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d’un de ces Pots .

Jean de LA FONTAINE (1621-1695)

(*)Source : Esope « les pots »; « la peau dure » fait référence à la lecture de Faerne : né en Italie au XVIème siècle, il a écrit, en latin, des fables en vers imitées d’Esope.

RE-ENCHANTER LE PROJET EUROPEEN

Après vingt-cinq ans passés à la sillonner pour des projets industriels, je constate que notre Europe est en panne, que l’esprit européen semble las, fatigué. Mon analyse de ce coup de blues tient en un constat : la perte de l’enthousiasme de nos pères fondateurs.
Jean Monnet, cognaçais comme je le suis, avait bien compris que la construction de réseaux actifs, les plus larges possibles et avec des personnes motivées, est la clé du succès d’une entreprise. Son complice Robert Schuman déclarait, le 9 mai 1950, avec une vision à quel point acérée : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait » !
La lecture du dernier rapport de la fondation Robert Schumann sur l’état de l’Union est très riche d’enseignements. Il nous donne un état du chemin parcouru par l’Union Européenne et ses populations ; il nous dessine en creux tout ce qui reste à faire et c’est un travail immense !
C’est un travail qui doit nous motiver et nous pousser à redonner une part de rêve et d’enthousiasme à notre projet européen.
Je pense que trois éléments peuvent participer à ce ré-enchantement. Aussi j’ouvre le débat sur :

Faire circuler la jeunesse et ses projets

Nous avons constitué en Charente fin 2013 un groupe de travail pour préparer une ou deux idées fortes à défendre en vue des élections européennes. Je suis très fier d’apprendre que l’un de nos projets, repris par la tête de notre liste de l’époque Jean Arthuis, a reçu le 6 décembre 2017 à Vienne le prix de l’innovation politique. Mais notre idée était beaucoup plus ambitieuse qu’un simple Erasmus des apprentis : il s’agissait d’élargir Erasmus à tous les jeunes ressortissants de l’UE et de leur permettre non seulement de se former mais aussi d’être accompagnés dans leur premier projet de création dans leur vie professionnelle, par exemple sous forme de FabLabs, sur le plus grand nombre de secteurs possibles et sans se limiter au secteur économique. C’est en libérant les énergies et en donnant confiance dans les institutions que tout doit devenir possible pour tous en Europe, si c’est bon pour notre projet commun.
Créons un Erasmus élargi des jeunes, appuyé sur les centres de formation universitaires et professionnels et sur les réseaux de FabLabs ou les centres de création européens !

Faire circuler la culture pour la partager et construire un socle commun fort

Dès 1992, j’ai parcouru les pays nouvellement libérés pour y implanter de grandes marques. Depuis cette date, ma conviction se renforce à chaque voyage que nos différences culturelles deviennent des forces et construisent un commun culturel européen au fil des échanges entre les individus. Au lieu de se refermer sur soi, chacun participe à un projet plus grand que lui en s’ouvrant aux autres.
L’une des raisons pour lesquelles il a fallu si peu de temps à nos amis d’Europe de l’est pour s’intégrer à notre projet tient dans ce que, sortant de quarante années d’ombre et malgré les frontières et les interdits, les échanges culturels à tous niveaux ont toujours été maintenus. Et ce aussi bien par des intellectuels reconnus que par des anonymes simplement gourmands de culture.
En 2012, une ouvrière dans une usine hongroise proche de la frontière avec l’Ukraine me disait que « quand elle n’allait pas bien, elle écoutait des chansons françaises, sans en comprendre les paroles, mais parce que la musique de la langue la faisait rêver… C’est cette musique européenne qu’il nous faut diffuser pour faire rêver les femmes et les hommes de notre continent, leur donner l’envie de la découverte et du partage, à travers tous les supports de la culture et des arts.
Il nous faut un passeport culturel européen pour permettre ces échanges !

Faire circuler les Européens en leur assurant l’égalité sociale là où ils travaillent

L’analyse des données Eurostat du rapport sur l’état de l’Union montre que l’écart entre les pays de l’UE reste très grand entre les riches et les moins riches, mais qu’il n’y a plus de pays pauvre. Cet écart diminue depuis dix ans de façon significative et se réduira davantage encore en poussant les feux de la formation professionnelle des adultes.
Une meilleure circulation des personnes et des compétences permettrait de résoudre de nombreuses difficultés actuelles :

  • Déficit de main d’œuvre qualifiée dans certains bassins d’emplois
  • Désertification médicale
  • Retard d’équipements universitaires, de formation professionnelle
  • L’industrie automobile a très bien compris tout l’intérêt qu’il y a à former une main d’œuvre qualifiée dans des bassins où elle ne l’était pas.
    Les salariés, et d’une façon générale les personnes au travail, ne sont pas en compétition entre elles mais au contraire, des échanges entre eux naissent des process et des gains de productivité totalement insoupçonnés.
    C’est ce qui arrive avec le coworking ou les open sources sur internet ; c’est ce que j’ai mis en pratique en échangeant des équipes, postes pour postes, entre notre usine de Lyon et celle d’un confrère à Madrid. Le résultat est spectaculaire aussi bien en matière de motivation des équipes ouvrières que de résultat concret pour nos entreprises !

  • C’est en tirant l’ensemble de sa population vers le haut que l’Europe se grandira, pour être prête à affronter le défit des nouvelles technologies qui s’installent à toute vitesse, quoi qu’il arrive.
  • Créons le contrat de travail européen des travailleurs détachés, respectueux des conditions particulières de chaque bassin d’activité, pour en faire une référence !
    (*)DePatrickBrisset-Territoires !-02052018

    LES FRANÇAIS AIMENT TRAVAILLER

    Alerte info: les Français aiment travailler…
    Une enquête nationale «Parlons travail» (*) réalisée en ligne auprès de 200.000 personnes montre, entre autres, qu’une majorité de salariés aime son travail mais en juge la charge «excessive» et 36% déclarent avoir déjà fait un burn out…

    Une charge de travail «excessive»

    L’étude fait le point sur une vingtaine de thèmes: santé, temps de travail, vie au travail, parcours professionnel, chômage, salaires, discriminations, syndicats, sexisme, stress, grève…

    Selon la première analyse des résultats, une personne sur trois (35%) considère que son travail nuit à sa santé.
    En outre, à cause de leur travail, 44% disent ressentir souvent des douleurs physiques, 34% dorment mal et 36% ont fait un burn out.

    Une majorité critique la charge de travail «excessive» (51%), 58% déclarant ne pas avoir le temps de le faire «correctement».

    Une des causes des problèmes de santé engendrés par le travail serait son intensification et sa charge.
    Dans ce contexte, 97% des personnes interrogées considèrent qu’il est juste de tenir compte de la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite et 59% que cela ne serait «pas compliqué».
    Le manque d’autonomie est la seconde source de mal-être au travail : 74% préféreraient plus d’autonomie à plus d’encadrement.

    La durée légale du temps de travail «n’est pas le problème»

    En revanche, pour 42%, la durée légale du temps de travail «n’est pas le problème».
    Jusqu’à 39 heures par semaine, ils sont plus de 65% à penser que les horaires s’accordent bien avec leur vie personnelle.
    Entre 40 et 47 heures, ils ne sont plus qu’un salarié sur deux à le penser et moins de 30% au delà de 48 heures.

    Autre enseignement: 32% préfèreraient travailler moins, 66% gagner plus.

    Enfin, 77% des personnes ayant répondu à l’enquête ont dit aimer leur travail, sont fiers de ce qu’ils font (57%) et ne travaillent pas avant tout pour gagner le plus d’argent possible (54%).

    «Même si 81% des répondants travaillent avant tout pour subvenir à leurs besoins, l’engagement au travail dépasse la contrepartie financière», souligne les enquêteurs, qui présentent cette étude comme la plus importante jamais réalisée en France.

    (*)EnquêteNationaleCFDT-ParlonsTravail-20Minutes-AFP-1603-

    REGARDS EN COIN (109)

    Quelques brèves réflexions et analyses sur tout sujet, des faits divers à l’actualité politique, des textes courts, c’est ʺRegards en Coinʺ.

    1. Les femmes victimes de violence
    2. Haro sur les taux de TVA
    3. La vérité sur la réforme des retraites
    4. L’Enorme Trump !
    5. L’amendement « chocolatine »
    6. L’âge de l’homme recule de 400 000 ans
    7. Les plus vieux animaux du monde

    1.► Les femmes victimes de violence
    Elodie* n’avait jamais eu de soucis avec son directeur. Jusqu’au mois d’avril dernier. Cette mère célibataire de 59 ans, qui travaille depuis 35 ans dans un grand groupe français, a refusé de signer son compte rendu d’entretien d’évaluation annuel qu’elle estimait être à charge. Son supérieur hiérarchique est alors devenu furieux. « Il ne m’a pas touché, mais il m’a fait très peur. Il y avait de la haine dans son regard. Je m’attendais même à ce qu’il me malmène », confie-t-elle au téléphone. Sous le choc, elle en a parlé à un médecin qui l’a arrêté une semaine.
    Depuis son retour au travail, elle évite soigneusement de le croiser dans les couloirs de l’entreprise, lui qui ne s’est jamais excusé pour son attitude déplacée, pour ses menaces. « Il n’aurait pas réagi comme ça avec un homme, ça s’est certain », assure-t-elle. Pourtant, elle a préféré ne pas en parler à la direction des ressources humaines ou aux représentants syndicaux, de peur que la situation ne se retourne contre elle. Elodie sait que la direction va tout va faire pour la pousser à partir le plus rapidement possible à la retraite. Lui, se doute-t-elle, ne sera jamais puni.
    « Des tensions liées à la jalousie »
    Des milliers d’autres femmes ont vécu la même situation. Selon une étude de l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), le nombre de femmes victimes de violences physiques sur leur lieu de travail a pratiquement doublé entre 2010 et 2016, passant de 25.000 à 48.000. Quant à celles qui ont fait l’objet de menaces, leur nombre a augmenté de 42,5 % sur la même période, passant de 167.000 à 238.000. Mais comment expliquer cette importante augmentation ?
    « Les femmes exercent de plus en plus souvent des professions qui sont davantage exposées au public que celles des hommes. Il y a des lieux où les tensions sont plus importantes, parce que les gens s’énervent quand ils attendent trop par exemple », souligne Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire. Il remarque aussi que les femmes occupent de plus en plus, dans les entreprises, des postes à responsabilité, « ce qui peut générer des tensions liées à la jalousie ».
    « Détérioration des conditions de vie dans les entreprises »
    Jean-Pierre Durant, sociologue du travail et auteur du livre « La fabrique de l’homme nouveau »*, observe pour sa part « depuis une bonne vingtaine d’années, une détérioration des conditions de vie dans les entreprises, liée à l’introduction du travail en flux continue et la recherche de la réduction permanente des coûts ». Conséquence : « Ce n’est pas forcément les chefs qui sont violents avec les exécutants, mais des collègues qui font pression sur les plus faibles qui handicapent les résultats globaux. C’est d’abord une violence verbale, puis une violence physique. »
    Ce sociologue ajoute que la situation de l’emploi en France fait que « plus personne n’est certain de terminer sa carrière dans l’entreprise où il travaille. Cela crée des tensions qui peuvent se manifester sous forme de violence physique ».
    * « La fabrique de l’homme nouveau », Editions Le Bord de l’eau, ISBN : 978-2356875419
    (*)20Minutes-ThibautChevillard-31052018

    2.► Haro sur les taux de TVA
    Le gouvernement veut moins de taux réduits. Bruno Le Maire a invité jeudi les parlementaires à se pencher sur la question des taux réduits de TVA. « J’ai engagé à la demande du Premier ministre une revue complète des aides aux entreprises qui sont distribuées en France », a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances lors d’une audition de la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur l’évaluation des politiques publiques.
    Mais il faut « réaliser que baisser les aides aux entreprises, ça voudra dire nécessairement, si on fait quelque chose de significatif, revenir sur des taux de TVA réduits », qui représentent « une grande partie » de la politique de soutien aux entreprises, a-t-il ajouté. « N’imaginez pas que vous allez trouver tout d’un coup un trésor caché d’aides qui serait donné de manière illégitime aux entreprises », a-t-il ajouté, précisant s’adresser à « ceux qui disent il faut absolument baisser » ces aides.
    Les secteurs de la restauration et du bâtiment concernés
    Selon Bruno Le Maire, près de la moitié des 140 milliards d’euros consacrés chaque année à l’aide aux entreprises correspond à des coups de pouce fiscaux liés au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et aux taux réduits de l’impôt sur les sociétés (IS). Sur les 70 milliards restants, une « très grande partie » correspond à des « taux de TVA réduits », a ajouté le ministre.
    Les taux de TVA réduits, dont bénéficient notamment le secteur de la restauration et celui de la rénovation de logements, sont régulièrement critiqués par la Cour des comptes, qui les juge coûteux pour les finances publiques. Dans un rapport publié en 2015, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), organe lié à la Cour des comptes, avait ainsi jugé « inefficace » la baisse de TVA pour les restaurateurs décidée en 2009, durant la présidence de Nicolas Sarkozy.

    3.► La vérité sur la réforme des retraites
    Après la réforme de la SNCF, le gouvernement, comme pour nous étourdir, se lance dans une autre réforme. Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR), homme de confiance d’Emmanuel Macron – il a sélectionné les candidats LREM aux élections législatives –, a commencé à recevoir les organisations syndicales et patronales. Il vient de mettre en ligne une grande consultation publique intitulée : « Pour une retraite plus simple, plus juste, pour tous ».
    Le candidat d’En Marche ! avait annoncé les grandes orientations : « Nous créerons un système universel des retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé. » Plus de régimes spéciaux. Une retraite par points…
    Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que, derrière des mesures plus ou moins consensuelles, s’en cachent d’autres pour le moins inquiétantes. On pourrait instaurer un mécanisme de correction automatique pour garantir la viabilité financière du système (autrement dit, le montant des pensions pourrait dépendre de la conjoncture économique). Il est, aussi, question de réviser les conditions de versement de la pension de réversion et de ne pas tenir compte des enfants dans le calcul de la retraite. Ce point mérite quelques approfondissements…
    Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit qu’il y aura, à l’horizon 2040, moins d’un actif pour un retraité. Dans ces conditions, le régime actuel ne peut perdurer. Le gouvernement se prépare donc à s’attaquer aux classes moyennes et aux familles, tout en leur signifiant de penser, si possible, à mettre de l’argent de côté en vue de leurs vieux jours…

    4.► L’Enorme Trump !
    Tout ce que fait Trump est Enorme, Démesuré, Imprévisible. De sa part, on s’attend à tout et même pire encore : une sale guerre de plus au Moyen-Orient, la ruine des économies européennes, une alliance avec la Corée du Nord, un déluge de feu sur l’Iran, le doigt sur le bouton nucléaire si son épouse Melania lui refuse son lit… Tout est possible.
    Dans cet océan d’incertitudes et d’angoisses où la personnalité immaîtrisable du président des États-Unis plonge les individus sensés, un fait au moins apparaît certain : son attitude est propre à finir d’éloigner et dégoûter à tout jamais les citoyens normaux des politiques et, partant, de la politique.
    Certes, ceux-là avaient déjà pris leurs distances, mais la suffisance incohérente et bouffie d’orgueil de Donald Trump agit comme le plus efficace des repoussoirs.
    Donald Trump est convaincu qu’il peut faire ce qu’il veut, tout ce qu’il veut et rien que ce qu’il veut. Quant à changer de personnel, il ne s’en prive pas, plus de trente membres de son administration, et non des moindres, ayant déjà été virés ou bien étant partis de leur propre initiative depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Sans oublier, bien sûr, les patrons du FBI ou de la CIA qui lui flairaient d’un peu trop près les mollets, limogés et insultés comme de vulgaires malfrats… À quoi l’ancien directeur de la CIA avait répondu au président sur le même ton : « Lorsque l’étendue complète de votre vénalité, de votre turpitude morale et de votre corruption politique sera connue, vous occuperez votre juste place parmi les démagogues déshonorés dans la poubelle de l’Histoire. »

    5.► L’amendement « chocolatine »
    L’assemblée n’a pas mangé de ce pain-là. Les députés ont rejeté samedi soir un amendement LR « chocolatine », qui avait fait le buzz en voulant relancer le duel avec l’appellation concurrente de « pain au chocolat » lors du débat sur le projet de loi agriculture et alimentation.
    Cet amendement porté par une dizaine d’élus LR, dont Aurélien Pradié (Lot) ou le vice-président de l’Assemblée Marc Le Fur (Côtes-d’Armor), voulait ajouter au code rural et de la pêche maritime l’objectif de « valoriser l’usage courant d’appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire ».
    Le ministre de l’Agriculture botte en touche
    « Une telle évolution, légère, de la loi, permettra de redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux. Ce sera par exemple le cas d’une viennoiserie dont historiquement le nom a puisé son origine dans la Région gasconne, et qui fait la fierté de tout le Sud de la France : la chocolatine », écrivent les signataires de l’amendement, pas tous issus du sud-ouest de la France.
    Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a estimé en substance que ce n’était pas du niveau du Parlement. Les députés ont par ailleurs voté un amendement de l’ex-socialiste Delphine Batho pour l’inscription dans le code rural et de la pêche maritime de la volonté de « promouvoir les produits n’ayant pas contribué à la déforestation importée.

    6.► L’âge de l’homme recule de 400 000 ans
    Voilà qui donne un coup de vieux à l’homme. La découverte en Ethiopie d’une mandibule avec cinq dents datant de 2,8 millions d’années repousse en effet l’origine des humains de 400.000 ans.
    Ce fossile, le plus ancien du genre Homo jamais découvert, donne un nouvel éclairage sur l’émergence du genre Homo, estiment les scientifiques dont les travaux paraissent mercredi dans la revue américaine Science. «La mise au jour de cette mâchoire inférieure aide à réduire le fossé dans l’évolution entre l’Australopithèque -la célèbre Lucy datant de 3,2 millions d’années- et les premières espèces du genre Homo comme l’erectus ou l’habilis», expliquent ces paléontologues. «Ce fossile est un excellent exemple d’une transition des espèces dans une période clé de l’évolution humaine», ajoutent-ils.
    Depuis des décennies, les scientifiques cherchent des fossiles en Afrique pour trouver des indices des origines de la lignée Homo mais sans grand succès puisqu’ils ont découvert très peu de fossiles de la période jugée critique allant de moins trois millions d’années à moins 2,5 millions d’années. De ce fait, les experts ne sont pas d’accord sur la période de l’origine de la lignée Homo qui a abouti à l’émergence des humains modernes, l’Homo Sapiens, il y a environ 200.000 ans.
    Le changement climatique est responsable de l’émergence du genre Homo?
    Mais les chercheurs notent qu’ils ne sont pas en mesure de dire avec cette seule mâchoire s’il s’agit ou non d’une nouvelle espèce du genre Homo qui aurait abouti en évoluant à l’homo sapiens. Une recherche complémentaire parue mercredi dans Science met en évidence un changement climatique qui a rendu l’environnement plus aride il y a 2,8 millions d’années. Ces scientifiques ont découvert des fossiles de mammifères contemporains de Ledi-Geraru montrant qu’il y avait surtout des espèces vivant dans des habitats dominés par de petits arbustes et la savane où les arbres étaient rares. Alors qu’à l’époque de Lucy qui était encore un grand singe, la végétation était plus verdoyante avec des forêts.
    «Mais il est encore trop tôt pour dire si le changement climatique est responsable de l’émergence du genre Homo, il nous faudra avant cela examiner un plus grand nombre de fossiles d’hominidés que nous continuons à rechercher dans cette région», a-t-elle ajouté. Avec la disparition des arbres, les singes ont dû s’adapter à un nouvel environnement. Leur cerveau est devenu plus gros ce qui leur a permis de fabriquer des outils pour survivre et de moins dépendre de mâchoires puissantes et de grosses dents, supputent les scientifiques.

    7.► Les plus vieux animaux du monde
    Ce sont les plus anciennes traces d’animaux de la planète. Des empreintes vieilles de 541 millions d’années ont été découvertes en Chine, selon une étude publiée ce mercredi. Une découverte enveloppée de mystère.
    Les chercheurs ne savent pas de quel animal il s’agit. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il est minuscule. Les empreintes ne sont séparées que de quelques millimètres l’une de l’autre, et ressemblent à deux rangées de petits trous. « Ce sont les plus anciennes empreintes fossilisées jamais découvertes », indique l’étude, publiée dans la revue américaine Science Advances.
    Elles ont été découvertes dans les gorges du Yangtsé, dans le sud de la Chine. « Les roches contenant le fossile ont été très bien datées entre 551 et 541 millions d’années », explique le chercheur Zhe Chen, de l’Académie chinoise des sciences.
    Aucun fossile animal retrouvé
    Auparavant, les plus vieilles empreintes avaient entre 530 à 540 millions d’années. La créature n’a malheureusement pas pu être identifiée car elle n’est pas morte à proximité de ses empreintes, et aucun fossile correspondant n’a été retrouvé.
    La seule chose qu’on puisse imaginer est qu’elle était « symétrique bilatéralement », selon Zhe Chen. Peut-être un ancêtre des arthropodes ou des tétrapodes, conclut l’étude.

    Richard POGLIANO