ALEXANDRE LE GRAND (6)

SCIENCE ET CULTURE

Sous l’hellénisme, la science connut un essor extraordinaire.

Imprégnés de l’esprit aristotélicien, les scientifiques érigèrent la spécialisation en mode de travail.
Dans le domaine des sciences exactes, Euclide (300 av.J.-C.), qui systématisa la géométrie de son époque, aborda dans ses Eléments l’arithmétique, la planimétrie, les nombres irrationnels et la stéréométrie.
Un de ses élèves les plus doués, Archimède (287-212 av.J.-C.), parvint à résoudre des équations du troisième degré et calcula huit inconnues à partir de sept équations. Parmi ses nombreuses découvertes figurent le poids spécifique des corps, fondement de son célèbre principe, la loi du centre de gravité et le principe du levier.
Ctésibios (III° siècle av.J.-C révolutionna l’art militaire avec son arc de torsion et fut le premier à utiliser la pression atmosphérique.
Citons encore, Aristaque de Samos (320-250 av.J.-C.), Hipparque de Nicée (190-120 av.J.-C.), Posidionos (135-51 av.J.-C.), bien d’autres encore.

Maints savants défrichèrent de nouveaux domaines du savoir durant cette période et l’essor de la science, dont le centre névralgique se situa à Alexandrie, se traduisit par d’extraordinaires progrès en mathématiques, ingénierie, astronomie et géographie, mais aussi sciences naturelles et médecine

La culture ne fut pas en reste.

A l’époque helléniste, l’apport culturel fut marqué par la rénovation de l’éthique et de l’esthétique.

L’être humain se situait désormais au cœur des arts, de la littérature et, notamment, de la philosophie. Toutes ces disciplines renouvelèrent le vieil idéal classique.
Un des courants rénovateurs, le scepticisme, dont le principal représentant fut Pyrrhon (360-270 av.J.-C.), était une tendance philosophique marquée par un relativisme moral doutant de la validité de toute affirmation.
De même, l’épicurisme s’avéra être une nouvelle alternative à la conception traditionnelle de la polis. Son fondateur, Epicure de Samos (341-270 av.J.-C.), inaugura son école en 306 av.J.-C. à Athènes.
Zénom de Citium (335-262 av.J.-C.)  ajoute un système philosophique, le stoïcisme, qui met la raison et la logique au service de l’éthique.

L’intérêt pour la dimension individuelle de l’être humain ne se borne pas à la philosophie, mais se retrouve aussi bien dans la littérature que le théâtre et la poésie.

Sans avancer plus avant, et sans aborder les autres arts helléniques, l’hellénisme amena une internationalisation de l’esprit grec dans la majeure partie du monde et incarné par Alexandre le Grand, fils du roi Philippe. Et la sphère scientifique et culturelle de l’hellénisme connut un formidable essor. Alexandrie, avec son musée et sa célèbre bibliothèque, devint l’épicentre de cette effervescence, tout ce dynamisme s’articulant autour de la langue grecque commune la koinè. Athènes, très affaiblit sur le plan politique, conserva cependant son statut de berceau de la philosophie et abrita de nouveaux courants de pensée.

Richard POGLIANO

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