ALEXANDRE LE GRAND (4)

A LA CONQUETE DU MONDE (3)

Alexandre rêvait depuis longtemps de parvenir aux confins méridionaux et orientaux du monde connu.

Vers le début de l’été 327 av. J.-C., il partit de Bactres après avoir consciencieusement préparé sa campagne indienne et sa tactique de guerre (1).
Il traversa l’Hindou Kouch en dix jours, puis la vallée de Kaboul vers l’est.
Au printemps, après une dure traversée, il franchit le fleuve Kaboul et arriva dans la région des princes confédérés de Taxila.
Il avança ensuite à la tête de toute son armée, grossie par des troupes indiennes alliées, vers le fleuve Hydaspe, en direction du sud, vers le royaume du roi Pôros, qu’il battit en utilisant un astucieux stratagème (2).

Alexandre avait ainsi dégagé la voie vers le Gange, son objectif suivant.
A ce stade, la fatigue de l’armée macédonienne avait atteint ses limites les plus extrêmes (3). Alexandre donna l’ordre du retour (4), tout en élargissant les limites de ses conquêtes en descendant l’Hydaspe, l’Acésine et l’Indus.
A l’automne 327 av. J.-C., toute la vallée de l’Indus avait été conquise et de nouvelles satrapies furent créées.

Après un long et tortueux voyage de retour, Alexandre atteignit Pasargades, puis Suse. Il décida alors de transférer définitivement la capitale de l’empire à Babylone, et déplacer irrévocablement son centre de gravité vers l’Orient.
Depuis cette ville, l’empereur, entouré d’une cour très démesurée et très encline au luxe et aux excès, prépara de nouvelles expéditions, comme celle longeant l’Arabie pour découvrir la route maritime qui menait en Egypte et relier ainsi Alexandrie à Babylone.

Alexandre ne put voir ce rêve se réaliser, car il fut emporter par la fièvre.
Il avait 33 ans et laissait en héritage le plus vaste empire jamais connu jusqu’alors.

 

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

 

  • Alexandre améliora la disposition de l’infanterie en phalanges, conçue par Philippe II. Il en fit sa principale arme en Orient. L’efficacité des phalanges fut renforcée par l’adoption de la sarisse, une lance longue de plus de quatre mètres –le double des précédentes- grâce à laquelle on frappait l’ennemi sans devoir combattre au corps à corps.  
  • A la bataille d’Hydaspe, le roi indien Pôros envoya ses éléphants –insolites pour les Macédoniens- à l’assaut des phalanges. Mais les animaux, blessés par les lances, se retournèrent contre l’armée de Pôros.
  • Quelques chiffres.
    32 000. C’est le nombre de soldats qui formaient l’armée d’Alexandre : 20 000 fantassins, 7 000 archers, 4 000 cavaliers et 1 000 auxiliaires.
    4 200. C’est le nombre de kilomètres qui séparaient la Macédoine du fleuve l’Hyphase, le point le plus oriental atteint par Alexandre le Grand au cours de ses campagnes asiatique.
  • L’armée macédonienne, épuisée après treize ans de dure campagne, refusa de traverser l’Hyphase, un affluent de l’Indus, et exigea d’Alexandre qu’il donne l’ordre du retour. Celui-ci, bien que contrarié, dut céder.

 

 

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