ALEXANDRE LE GRAND (3)

A LA CONQUETE DU MONDE (2)

La conquête de Persépolis marqua la fin de la campagne d’Alexandre en tant que mandataire de la Ligue panhellénique. Nous sommes en 330 av. J.-C., Alexandre avait largement exaucé les vœux de son père et de tous les grecs en anéantissant le danger perse.

  • Persépolis rasée.
    La capitale de l’empire perse, résidence royale des Achéménides, conçue par Darius Ier et bâtie par ses successeurs, fut incendiée par Alexandre le Grand en 330 av. J.-C.

Un nouveau monde s’ouvrait devant le jeune roi, âgé de 26 ans, qui à cette époque cumulait déjà le titre de monarque de Macédoine, pharaon d’Egypte et roi d’Asie.

  • Un grand diplomate.
    Alexandre conquit l’Egypte sans violence, en se prosternant devant le dieu Amon. Cette marque de respect lui valut le surnom de « Grand » et la sympathie des Egyptiens.
  • Une nouvelle économie.
    La chute de Suse rapporta aux Macédoniens une énorme quantité d’or, qu’Alexandre le Grand ordonna de frapper. Cela entraîna la mise en circulation d’une immense masse monétaire.
  • Les noces de Suse.
    Alexandre introduisit des éléments de la culture orientale dans son univers symbolique. A Suse, il ordonna à dix mille de ses soldats d’épouser des femmes de cette ville selon le rite pers. Lui-même épousa deux femmes perses, Stateira et Roxane.
  • Le fondateur de cités.
    Alexandre mis en œuvre une politique effrénée d’urbanisation en fondant maintes cités. Cela eut pour conséquence la sédentarisation forcée d’un grand nombre de peuples nomades habitant les régions conquises.
  • La réplique cynique.
    Alexandre offrit un jour au philosophe cynique Diogène de Sinope d’exaucer un de ses vœux. « Ote-te toi de devant, tu m’empêches de voir le soleil », répondit le sage qui vivait dans un tonneau.

Alexandre va se lancer dans un projet d’empire universel, qui devait réunir les Grecs et les Asiatiques sous un même souverain suprême.

Il fallait d’abord traquer Darius et, par la même occasion, s’emparer des satrapies les plus orientales d’un empire achéménide amoindri. Après que Darius fut assassiner par ses propres satrapes, Alexandre pouvait démarrer son projet…

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

  • Les Argéades fondèrent au VII° siècle av. J.-C. la première dynastie macédonienne. Malgré leurs origines barbares, ils parlaient le grec et se disaient les descendants d’Héraclès, fils de Zeus.
  • Sur les instances de Démosthène, une ligue antimacédonienne vit le jour, dirigée par Athènes et qui tenta de freiner les projets expansionnistes de Philippe…
    L’éloquence enflammée de Démosthène (384-322 av. J.-C.) contre les desseins de Philippe passa à la postérité sous le nom de ʺPhilippiquesʺ…
  • L’irruption de Philippe dans la sphère du monde grec entraîna le déclin des ʺpolisʺ et l’apparition de la monarchie. Athènes, paradigme de la cité-Etat classique, conserva son régime démocratique après la défaite de Chéronée, mais fut forcée d’intégrer la Ligue panhéllenique promue par Philippe.

 

 

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