ALEXANDRE LE GRAND (2)

A LA CONQUETE DU MONDE (1)

La mort soudaine de Philippe obligea Alexandre à reporter pendant quelque temps la campagne orientale tant attendue, et accordée au Congrès de Corinthe, pour faire face aux problèmes intérieurs surgis en Macédoine et en Grèce.

Le jeune roi neutralisa l’opposition d’une partie de l’aristocratie de son pays et réprima la rébellion de certaines cités grecques, à la tête desquelles se trouvait Thèbes. La réaction d’Alexandre fut implacable. Il rasa Thèbes et réduisit en esclavage ses habitants, mais épargna ses autres détracteurs.

Alexandre va se poser en défenseur des cités grecques, regroupées au sein de la Ligue panhellénique face à la menace perse.

Ainsi Alexandre le Grand va pousser l’hellénisme jusqu’aux confins du monde connu. Il bâtit un vaste empire en un intervalle de temps étonnamment court.

Après avoir réglé les problèmes internes grecs, Alexandre lança une vaste campagne militaire en Orient, qui allait durer jusqu’à sa mort et qui impliqua une transformation du monde.

Journal de campagne

336 av. J.-C. : Alexandre est roi de Macédoine et hégémon de la Ligue panhellénique de Corinthe.

335 av. J.-C. : Conquête de la Thrace et de l’Illyrie, et destruction de Thèbes.

334 av. J.-C. : Début de la campagne d’Orient. Défaite des satrapes perses d’Asie Mineure.

333 av. J.-C. : Bataille d’Issos. Fuite du roi perse Darius III.

332 av. J.-C. : Alexandre est sacré pharaon. Fondation d’Alexandrie.

331 av. J.-C. : Défaite perse à Gaugamèles. Alexandre entre dans Babylone et dans Suse.

330 av. J.-C. : Incendie de Persépolis. Bessos tue Darius III. Fin de la campagne panhellénique.

326 av. J.-C. : Victoire sur le roi indien Pôros. Mécontentement des troupes.

325 av. J.-C. : Retour en Occident. Création de nouvelles satrapies sur la route du retour.

323 av. J.-C. : Mort d’Alexandre.

Au début de ses conquêtes, l’armée d’Alexandre était militairement formée par des Grecs et des Macédoniens, mais au fur et à mesure qu’elle avançait vers l’Orient, des mercenaires et d’autres ethnies la rejoignirent, Perses, Afghans, Indiens, etc.

Bucéphale, le cheval d’Alexandre, fut l’un des êtres les plus chers à l’empereur. Compagnon de nombreuses batailles, l’attachement que lui témoignait Alexandre venait de l’époque où, très jeune, il avait réussi un exploit : dompter la fureur déchaînée de l’animal.

(à suivre)

Richard POGLIANO

 

  • Les Argéades fondèrent au VII° siècle av. J.-C. la première dynastie macédonienne. Malgré leurs origines barbares, ils parlaient le grec et se disaient les descendants d’Héraclès, fils de Zeus.
  • Sur les instances de Démosthène, une ligue antimacédonienne vit le jour, dirigée par Athènes et qui tenta de freiner les projets expansionnistes de Philippe…
    L’éloquence enflammée de Démosthène (384-322 av. J.-C.) contre les desseins de Philippe passa à la postérité sous le nom de ʺPhilippiquesʺ…
  • L’irruption de Philippe dans la sphère du monde grec entraîna le déclin des ʺpolisʺ et l’apparition de la monarchie. Athènes, paradigme de la cité-Etat classique, conserva son régime démocratique après la défaite de Chéronée, mais fut forcée d’intégrer la Ligue panhéllenique promue par Philippe.

 

 

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