À Nice, le carton plein de l’Amap Balico

À Nice, le carton plein de l’Amap Balico
(In Metro- 02.10.12)

Les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) font un tabac. Il n’en existe pourtant que quatre à Nice.

Chaque jeudi soir, le même rituel se répète sur le parvis de la gare de Provence. Laurent Eliot, maraîcher à Saint-Martin-du-Var, décharge ses paniers de légumes cueillis du jour. Haricots verts, courgettes, oignons ou pommes de terre, l’assortiment varie selon la saison. À côté, Cédric Herrou est venu de Breil-sur-Roya livrer ses œufs, et Catherine Bonifassi ses fromages de chèvre de Gars. Mais ici, rien n’est à vendre, pour la bonne raison que tout est acheté d’avance, à raison de 20 euros le panier de légumes, par les adhérents de l’Amap Balico créée il y a cinq ans.
30 familles sur liste d’attente
Ces clients s’engagent à se fournir chaque semaine ou tous les quinze jours auprès du maraîcher, les autres produits étant en option. Cette Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) regroupe aujourd’hui 55 familles. Une trentaine sont en liste d’attente et espèrent que le mois prochain, lors du renouvellement des contrats semestriels, une place se libère.
Les motivations de ces Amapiens ? « C’est bien meilleur que dans les magasins bio », note Anne-Marie, retraitée. « Ici, je viens, je prends mon panier, je suis débarrassé des courses », se félicite Sébastien, commerçant. « C’est un geste de solidarité », estime Alain, enseignant. Laurent Eliot confirme. « Avant, les grossistes achetaient ma production une poignée de figues, raconte le maraîcher. Aujourd’hui j’en vis décemment. » José Florini, cheville ouvrière de l’Amap Balico, lance un appel : « Vu la demande, il pourrait y avoir beaucoup plus que quatre Amap à Nice. Il reste à trouver des producteurs tentés par l’aventure.

Les commentaires sont fermés.